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Auteur: 15210689748
"Date de publication: " 2021-06-25 20:35:29
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Après quelques minutes de réflexion, je rejoins la maison et constate que Maud a rejoint Sarah à l’étage. Je me sers un verre d’eau, autrefois j’aurais pris un whisky dans un moment pareil, mais j’arrive maintenant à m’en passer. Maud doit m’entendre, car elle descend et me retrouve dans la cuisine.

— J’imagine à quel point ce doit être difficile, dit-elle, seulement il faut que tu te fasses violence.

— Pourquoi ? Aider ma fille coincée entre deux mondes ? L’aider à mourir définitivement ?

— L’aider à trouver la paix.

— Maud… je sais que tu veux bien faire, sauf que je ne crois pas un mot de ce que ce sorcier t’a dit !

— Je sais, j’ai quand même besoin que tu me dises ce que tu sais.

— OK, qu’est-ce que tu veux savoir ?

— Sais-tu comment s’est déclaré l’incendie ?

— Je n’en sais rien, j’imagine qu’il y a eu un court-circuit au niveau de la batterie et que cela a provoqué des étincelles. Après il suffit d’une fuite d’essence et tout s’enflamme. Je ne m’y connais pas tellement, mais c’est ce qu’on voit dans les films, non ?

— Je n’en sais rien. Et sais-tu après combien de temps sont arrivés les secours ?

— Non. Ils me l’ont peut-être dit, seulement je ne m’en souviens pas. Et ce ne sont pas les premiers arrivés sur les lieux.

— Les secours ?

— C’est le mari de la femme se trouvant dans l’autre voiture qui est arrivé le premier, Frédéric Fabre.

— J’avais oublié que c’était sa femme qui était impliquée dans l’accident… Donc c’est lui qui est arrivé en premier ?

— Oui, expliqué-je, accompagné de son chauffeur et d’un garde du corps. C’est le chauffeur de sa femme qui a prévenu les secours.

— Tu l’as rencontré ?

— Non, pourquoi ?

— Je ne sais pas, pour en parler.

— Je n’en voyais pas l’utilité.

— OK, ni avec sa femme ?

— Non, Maud.

— J’avais complètement oublié que c’était la femme de l’ancien ministre dans l’autre voiture…, répète-t-elle.

— C’est important ?

— Non, c’est juste que quand je vais en parler à Caro, elle ne va pas en revenir. Ou peut-être qu’au contraire, elle va comprendre qu’elle connaissait déjà cette histoire.

— Je n’aime pas trop l’idée que cela l’amuse, dis-je.

— Je n’ai pas dit que ça l’amusait.

— Non, mais c’est l’impression que cela me donne. Ce week-end, vous paraissiez toujours surexcitées, et j’apprends maintenant qu’en fait, vous enquêtiez sur la mort de ma femme et de ma fille.

— Non, quand nous étions joyeuses, nous ne parlions pas de ça. C’est quand nous sortions d’ici qu’on abordait les sujets plus graves. Et je peux t’assurer qu’elle ne trouvait pas ça drôle. Je lui ai expliqué par quoi tu étais passé.

— Pourquoi avais-tu besoin de tout lui raconter ?

— Parce que c’est notre histoire, Adam.

— La mienne.

— Non, et arrête parce que tu vas m’énerver.

Je n’insiste pas.

— Je vais appeler Caro, reprend-elle.

— Vous venez à peine de vous quitter.

Elle regarde sa montre.

— Oui, c’est vrai… Je l’appellerai quand elle sera rentrée chez elle.

Et c’est ce qu’elle fait, après que son téléphone a vibré au moment de passer à table.

— Elle vient d’arriver à son appartement, m’annonce Maud.

— OK.

— Je l’appelle.

— Ça peut attendre.

— J’aime autant le faire maintenant.

Puis elle part en direction de la chambre d’amis.

— Je peux entendre ce dont tu lui parles ?

— Je n’aime autant pas, ça me met mal à l’aise. Mais je te raconterai.

Je la laisse se mettre à l’écart et sers l’assiette de Sarah, qui paraît perdue dans ses pensées.

— Ça va ? lui demandé-je.

Elle relève la tête d’un air surpris, comme si elle comprenait qu’elle n’était pas seule.

— On va toujours à la mer, demain ?

Ça m’était sorti de la tête.

— Oui, il n’y a aucune raison qu’on ne le fasse pas.

Enfin j’en vois une, nous rendre chez le neuropsychologue afin d’effectuer les tests qu’il nous a conseillés. Seulement je sais que ni elle ni Maud ne se sont encore décidées à le faire.

— Qu’est-ce qu’elle fait, maman ?

— Elle est au téléphone.

— Avec tata Caroline ?

Pourquoi est-ce que Maud l’a appelée comme ça auprès de Sarah ? Elles n’ont aucun lien de parenté et je n’ai jamais compris cette manie d’appeler les amis « tata » ou « tonton » vis-à-vis de leurs enfants.

— Oui, elles avaient encore des choses à se dire, précisé-je avec le sourire.

— Elles sont comme Eléanore et moi.

Je la regarde, silencieusement.

— Ce serait bien s’ils inventaient un téléphone pour parler aux gens qui sont morts, ajoute-t-elle.

Oh que oui, ce serait bien, pensé-je, pourtant je réponds :

— Pas forcément, Sarah, ça nous empêcherait de tourner la page et on vivrait toujours dans le passé. Si ce téléphone existait, je passerais tout mon temps à parler avec Eléanore et sa maman, et je n’aurais plus le temps de vivre de nouveaux moments heureux.

— Tu ne t’occuperais pas de moi ?

— Probablement que je ne serais pas tombé amoureux de ta maman si j’avais eu ce téléphone.

Elle reste muette, je ne suis pas certain qu’elle comprenne. Et je ne suis pas non plus certain que c’est elle que j’essaie de convaincre.

— Comment ça se fait qu’Eléanore me parle à moi et pas directement à toi ? reprend-elle après quelques bouchées.

— Je ne sais pas… Es-tu sûre qu’elle te parle vraiment et que ce n’est pas toi qui l’imagines ?

— Ça dépend.

— Ça dépend ? répété-je.

— Des fois je l’imagine pour jouer, mais la nuit c’est vraiment elle. J’aimerais bien avoir une nouvelle copine.

— Tu voudrais une nouvelle copine ?

— Une vraie, qui serait toujours vivante et à l’école avec moi.

Entendre Sarah dire ouvertement qu’elle ressent le besoin de remplacer Eléanore est douloureux, néanmoins je le comprends.

— Tu t’en feras de nouvelles, dis-je. Tu penses que c’est parce qu’Eléanore te manque que tu n’arrives pas à te faire d’autres amies ?

— Non. Même que si elle peut me parler le jour, elle pourrait m’aider. Ce serait cool si je pouvais avoir des super pouvoirs grâce à elle.

Je souris.

— Quel genre ?

— Je ne sais pas trop… Eléanore serait un fantôme et je lui dirais de faire des choses en restant invisible, ce serait drôle.

Je m’apprête à lui demander de me raconter des souvenirs de jeux avec ma fille, lorsque Maud revient.

— Je suis désolée, dit-elle en s’asseyant à sa place.

— Elle est bien rentrée ?

— Oui. Je lui ai dit pour Frédéric Fabre.

— Et ?

— Elle ne se souvenait pas de cet accident, il faut croire qu’ils n’en avaient parlé que par ici.

J’essaie de me souvenir et en vérité, je ne me souciais pas trop de cela à cette époque.

— De quoi vous parliez ? reprend-elle.

— Sarah me demandait si on allait toujours à la mer, demain.

— Ah c’est vrai, j’avais complètement oublié.

— Moi aussi, mais c’est toujours bon, non ?

— Oui.

— Super ! explose de joie la petite fille.

Une fois Sarah couchée, Maud me rejoint dans le salon. Je l’attends en recherchant sur internet les articles auxquels a participé Caroline. Je n’en trouve aucun.

— Elle s’appelle bien Caroline Jeunet, ta copine ?

— Oui, pourquoi ?

— Je ne trouve aucun article à son nom.

— Elle les signe de son pseudo, Caroline Vanier. Enfin ce n’est pas vraiment son pseudo, mais le nom de son ex. À l’époque elle était persuadée qu’ils allaient se marier, alors elle a anticipé en lui empruntant.

Et en effet je trouve beaucoup plus d’articles à l’aide de ce nom. Elle travaille pour un journal d’investigation plutôt populaire.

— Tu cherches quelque chose ? m’interroge Maud.

— Je veux juste voir comment elle écrit.

— Elle se débrouille plutôt bien, et surtout, elle arrive à avoir les infos que d’autres n’ont pas.

— Et comment fait-elle ?

— Elle sait à qui demander et qui séduire.

— Ah ouais, carrément ?

— Ne va pas non plus t’imaginer qu’elle couche pour ses infos !

— Ce n’est pas ce que tu viens de me dire ? demandé-je.

— Non. Seulement tu as vu comment est Caro, elle est plutôt jolie, eh bien d’après ce qu’elle me dit, cela suffit à en déstabiliser certains. Après je ne sais pas jusqu’où elle va, mais ça m’étonnerait quand même qu’elle soit prête à tout pour une info.

Je repose mon téléphone et demande :

— Alors qu’est-ce que vous vous êtes dit ?

— Je lui ai donné tes renseignements, elle va rechercher.

— Qu’est-ce qu’elle va rechercher ?

— Ce que je t’ai dit, les circonstances exactes de l’accident et de l’embrasement de la voiture. Il n’y a pas eu d’autopsie de faite ?

— Peut-être que si… c’est con, je ne suis même plus sûr. Il faudrait que je demande à Marjorie.

— Caro m’a dit que bien que ce soit recommandé dans les accidents de transport, ce n’était pas encore systématique.

— En tout cas si ça a été fait, ça n’a rien révélé de suspect, sinon je m’en souviendrais.

— On ne s’attend pas à un truc suspect, tu sais bien. On veut juste savoir si la cause de la mort est l’accident ou l’incendie qui a suivi.

— Écoute, Maud, même si elles me gênent, j’accepte tes recherches. Seulement c’est à condition que tu réfléchisses à l’électroencéphalogramme que nous a prescrit le spécialiste pour Sarah.

— J’y réfléchis toujours, mais elle n’a pas refait ses rêves.

— Ça ne fait que deux jours, dis-je.

— Oui, et je me dis que c’est peut-être le fait qu’on ne lui en parle plus.

— Ça voudrait dire que c’est Sarah qui invente ses échanges. Alors que recherches-tu, exactement ?

— On tourne en rond là, Adam. Il y a plusieurs hypothèses, autant tout étudier.

— C’est ce que je te propose par ces tests.

— Je sais, sauf que l’enquête que je mène avec Caro a le mérite de ne pas stresser Sarah. Donc je me penche d’abord là-dessus. Et ce qui s’est passé jeudi soir était bien trop réel pour n’être qu’une invention de son esprit.

J’ai l’impression qu’on se répète, alors je n’insiste pas. Et j’allais me relever, lorsque Maud vient se positionner sur mes genoux, face à moi.

— Tout va s’arranger, susurre-t-elle avant de m’embrasser.

Mais il n’y a rien à faire, je ne crois pas en ce qu’elle recherche. Pourtant elle a raison, ce qui s’est passé dans la nuit de jeudi à vendredi était effrayant et ne paraît pas simplement provenir de l’imagination d’une petite fille.

— Adam Weiss, reprend-elle, je dois vous avouer que je suis folle amoureuse de vous. Et j’aspire à de grandes choses nous concernant.

— À de grandes choses ?

— Tu es prêt à flipper ?

— Vas-y…, hésité-je.

— Je veux tout faire pour qu’un jour tu me demandes en mariage. Mais je sais que tu n’es pas prêt, je ne le suis d’ailleurs probablement pas non plus. Ce que je sais, c’est que tu souffres encore beaucoup trop pour te projeter pleinement dans l’avenir. Alors je ne vais pas te faire oublier ta femme et ta fille, car même si je le pouvais, je ne le voudrais pas. Mais tu peux compter sur moi pour me battre pour que tu gardes d’elles plus de bons souvenirs que de souffrances. Et je pense qu’il faut en passer par là pour y arriver.

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Sans Elles   Remerciements

RemerciementsNous y voilà, le fameux moment des remerciements.Alors je vais commencer par Eva, mon épouse, tu as lu Sans Elles, l’as relu, puis relu... Je sais qu’il s’agit pour le moment de ton préféré et j’espère réussir à t’en écrire un prochain que tu préfèreras encore.À Julia, tu me lis et me corriges depuis maintenant des années. Il est toujours difficile de se corriger soi-même et tu m’as encore une fois été d’une grande aide avec Sans Elles. Ton avis m’est toujours extrêmement précieux.À ma petite sœur Melody, pour ta participation dans la dernière lecture et à tes messages qui font chaud au cœur.À Ophé, sans toi ce roman ne serait probablement pas édité chez Inceptio. Tu as encore une fois su me convaincre.À Lysiah, encore une très jolie couverture à ton actif !À toute la family Inceptio, pour les superbes moments que nous passons ensemble.Puis à vous, lectrices et lecteurs. Merci de me suivre ou de me découvrir dans mes aventures littéraires. J’espère q

Sans Elles   41

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Sans Elles   40

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Sans Elles   39

39Je laisse un message sur le répondeur de Maud pendant le trajet où je lui explique mes sérieux doutes suite à la déclaration de la femme de ménage. C’est quelques minutes plus tard que je vois qu’elle essaie de me rappeler, seulement j’arrive à la gendarmerie. Je la rappellerai.À mon entrée, je réclame aussitôt le commandant Vail. On me demande la raison et je réponds que j’ai une question urgente à lui poser. C’est le jeune homme de la dernière fois et il me reconnaît, aussi il n’insiste pas et s’en va prévenir son supérieur. Cette fois-ci, le commandant vient en personne à l’accueil.— En quoi puis-je vous aider ? me demande-t-il après les salutations d’usage.— Je voudrais faire appel à vos souvenirs concernant l’accident.Le gendarme paraît gêné, puis hésite quelques secondes, avant de m’inviter à le suivre.La porte de son bureau refermée derrière moi, il s’exclame :— Ne me faites pas regretter de vous avoir laissé consulter le dossier.—&nb

Sans Elles   38

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