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Chapitre 8

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"Veröffentlichungsdatum: " 25.06.2021 20:03:25

Chapitre 8

« La communauté est semblable à un organisme vivant. L’introduction de tout élément extérieur fera l’objet d’un processus spécifique afin de vérifier qu’il est pleinement assimilable et ne présente aucun danger. »

Extrait du journal de Jonas Samson

— C’est beau ! regarde maman comme c’est beau l’océan vu d’en haut ! J’ai l’impression d’être un oiseau. Oh, il y a d’autres îles toutes noires ! Si on ne volait pas si haut, je pourrais même voir les gens.

Debout contre la baie vitrée du solavion, Louna contemple le paysage d’un air extasié, sans cesser un instant de babiller. Son excitation contraste avec l’attitude silencieuse des autres passagers : Aylan est assis à côté de sa mère et, sur les sièges leur faisant face, sont installés Naom ainsi que les deux hommes qui l’avaient accompagné la première fois. Quand ils ont pénétré à l’intérieur de l’appareil, l’homme avec la petite cicatrice sur le front leur a expliqué qu’il suffisait de s’appuyer sur la paroi pour qu’elle se déforme afin de leur offrir une assise. C’était ensuite leurs mouvements qui décideraient de la forme de leur siège afin d’offrir un confort maximal. Aylan n’avait pu s’empêcher d’être impressionné et il avait repensé à ce qu’avait dit Oren quelques jours plus tôt : « tu découvriras des choses dont on ne connaît même pas l’existence ». Il espérait seulement qu’il avait pris la bonne décision.

Quand les trois hommes étaient revenus deux jours auparavant, ils avaient demandé à revoir Aylan. Leur première proposition avait été considérablement modifiée : il était autorisé à emmener temporairement sur l’île sa mère et sa sœur. Ils ne pourraient certes pas habiter ensemble, elles passeraient leur séjour dans un quartier isolé de l’île, mais il aurait l’autorisation de leur rendre visite, et Louna serait examinée et soignée. Ensuite elles devraient rentrer. Sans doute avaient-ils compris que cette entorse à leur procédure habituelle était incontournable s’ils voulaient recruter Aylan. Ce faisant, ils avaient atteint son point faible, d’autant plus que la santé de Louna s’était encore détériorée ces derniers jours. Ses grands yeux bleus semblaient désormais prendre une place disproportionnée dans son visage pâle et amaigri.

Les hommes s’étaient également engagés à apporter des vivres, du matériel et des armes au village. Ils avaient tenu parole puisque le matin même, le solavion dans lequel ils étaient maintenant installés avait déposé une centaine de caisses devant la maison commune. Une centaine de caisses, c’était donc ce qu’il valait. Vu les menaces qui pesaient sur son village, il avait du mal à décider s’il était un lâche ou un héros. Il s’était dit que la santé de Louna passait avant tout. C’était son seul espoir de guérison, car il était parfaitement conscient que les médications disponibles sur l’île n’étaient pas suffisantes pour la soigner. Il n’excluait pas de repartir avec elles, une fois le traitement terminé et bien qu’il se soit engagé à rester deux ans à Eden Island.

Même si l’appareil se déplace dans le ciel à une très grande vitesse, les passagers ne ressentent aucune gêne. Aylan regarde sa mère qui lui rend un timide sourire et il se dit qu’elle doit se sentir aussi perdue que lui. Une fois la proposition acceptée, tout est allé très vite : Naom leur a annoncé qu’ils reviendraient les chercher deux jours plus tard, ils ne devaient rien emmener avec eux. Louna avait beaucoup pleuré à l’idée de se séparer de Monsieur Jacquot, son vieux lapin en peluche, mais ils avaient été intraitables : aucun objet extérieur ne pouvait être amené sur l’île. Si bien qu’elle avait fini par le confier à Joao qui avait solennellement promis de veiller sur lui jusqu’à son retour.

Tout le village semblait s’être donné rendez-vous sur la place le matin de leur départ. Aylan lisait l’envie, l’angoisse ou la gratitude selon les visages qu’il contemplait. Il avait lui-même du mal à croire qu’il partait. Toute sa vie, il n’avait connu que cet endroit, que ces gens qui l’entouraient, et soudain il allait tout abandonner. Il avait serré très fort Joao contre lui. C’était un déchirement de quitter son ami, son frère, celui avec lequel il avait toujours tout partagé.

— Tu vas gagner toutes les courses maintenant que je ne suis plus là ! lui dit-il pour essayer d’alléger un peu l’atmosphère.

— Certainement que oui, mais toi peut-être pas ! avait répondu Joao en essayant d’adopter le même ton léger. Ils doivent être très forts là-bas ! J’aimerais voir ça !

— Je te promets de leur montrer que je suis le meilleur ! Si je suis capable de te battre, les écraser ne sera qu’une simple formalité, avait crânement déclaré Aylan en affichant une assurance qu’il était loin de ressentir.

Alors qu’il se dirigeait lentement vers le solavion en parlant avec Joao, il avait remarqué Oren et sa mère, immobiles l’un face à l’autre, ils avaient beau se tenir à une certaine distance, leurs corps semblaient aimantés et aucun ne parvenait à détacher son regard de l’autre. Aylan s’était demandé comment il avait pu être aussi naïf et aveugle : sa mère était une jeune et jolie femme, et elle aussi laissait ici quelqu’un à qui elle semblait profondément attachée.

Il contemple maintenant le paysage qu’il découvre pour la première fois vu du ciel. L’étendue bleue de l’océan est parfois rompue par quelques îles sombres qui semblent avoir été jetées là au hasard par un géant négligent. Ça ressemblait donc à ça le monde vu d’en haut : du bleu à n’en plus finir avec de temps en temps quelques petites taches de terre noire ou ocre. Des îles sculptées d’arêtes abruptes et granuleuses semblables aux écailles rugueuses de gigantesques dragons qui se seraient assoupis sur l’océan. Des étendues de terre tannées par le soleil au sein desquelles de minces serpents de verdure tentent vainement de se frayer un chemin.

Dans l’habitacle, aucun des trois hommes ne parle, mais leur silence ne recèle aucune hostilité. Aylan a plutôt l’impression qu’ils veulent leur laisser le temps de réaliser la situation, de s’acclimater à cet univers si nouveau pour eux. Il a du mal à démêler ses sentiments. D’un côté, il y a le déchirement de quitter ses amis, son lieu de vie. Mais en même temps il n’avait pas pu s’empêcher, quelques heures auparavant, d’éprouver une pointe d’excitation en approchant du solavion qui l’attendait – posé sur le sol comme un gigantesque oiseau noir prêt à prendre son envol.

— Regardez, regardez ! s’exclame soudain Louna.

— Nous approchons d’Eden Island, les informe Naom avec un mince sourire.

— C’est quoi toutes ces grandes lignes rouges au-dessus de l’eau ? demande la petite fille.

— C’est le champ de force qui protège l’île, répond un des hommes. On l’appelle « la barrière ».

— C’est parce que vous voulez pas que les gens viennent vous voir ? l’interroge-t-elle en le fixant de son regard candide.

— En quelque sorte, répond Naom d’un ton neutre. En tout cas, ils ne doivent pas venir sans y avoir été invités.

Mais la petite fille n’écoute déjà plus sa réponse : pour la première fois depuis le décollage elle est réduite au silence car Eden Island vient d’apparaître dans leur champ de vision. Comme le solavion entre dans sa phase de ralentissement, ils ont tout le loisir d’admirer l’île principale et les différentes extensions. Vu d’en haut, le lieu, par l’harmonie de ses couleurs et la fluidité de ses formes, est d’une beauté à couper le souffle. Malgré leur méfiance, Aylan et sa mère ne peuvent s’empêcher d’être tout aussi subjugués que Louna. Jamais, même dans leurs rêves les plus fous, ils n’auraient pensé contempler un jour un tel paysage. Un endroit comme nul autre, où la couleur turquoise de l’eau vient délicatement se fondre dans la végétation chatoyante qui ondule sous la caresse du vent.

Au milieu de cette palette qui décline des dizaines de nuances allant du vert tendre au vert le plus sombre, on aperçoit les bâtiments aux formes fluides et doucement arrondies, semblables à des perles de nacre piquées dans un océan de verdure. La fusion entre l’architecture et la végétation est si parfaite que tout semble se fondre harmonieusement dans le même organisme naturel. En cet instant précis, l’adolescent pense très fort à Joao qui a passé des heures à imaginer cet endroit et au bonheur qu’il aurait éprouvé s’il avait été là, à ses côtés.

Quelques instants plus tard, le solavion se pose en douceur sur une petite île à la lisière de l’archipel. Un peu à l’écart, elle n’est reliée à aucune autre île, tandis que les autres sont connectées par des ponts suspendus. Naom se lève :

— Soyez les bienvenus à Eden Island. Pour le moment, votre voyage s’arrête ici. Cette petite île est en quelque sorte la porte d’entrée de notre communauté.

Il désigne l’homme à la cicatrice.

— Jaron 450 va vous accompagner.

Il leur adresse un petit salut rapide avant de les inviter à descendre. Quand ils se retrouvent à l’extérieur, ils sont d’abord surpris par la douceur de l’air. Habitués à la chaleur torride de Pedrosa, ils savourent sans retenue la brise légère qui caresse délicatement leurs visages. Louna a spontanément glissé sa main dans celle de leur accompagnateur et ce dernier, loin de s’en formaliser, ouvre tranquillement la marche avec la petite fille. Ils longent une allée bordée de palmiers et d’arbustes odorants avant d’arriver devant une série de bâtiments qui affichent tous la même rondeur organique. Une jeune femme blonde vêtue d’une combinaison de couleur crème vient à leur rencontre.

— Bonjour, je m’appelle Ysilia, dit-elle avec un sourire chaleureux. Je suis chargée de vous accueillir et de m’assurer que votre installation se fasse dans de bonnes conditions.

— Je m’appelle Anna, répond la mère d’Aylan, et voici mes enfants.

— Je vous connais déjà tous, répond Ysilia, comme si cela allait de soi. Suivez-moi, je vous en prie.

— Aylan, toi, tu restes avec moi, dit Jaron.

Devant son air inquiet, il croit bon d’ajouter :

— Ne t’inquiète pas, vous vous retrouverez plus tard.

Il le conduit vers un autre bâtiment d’aspect plus austère dans lequel se trouvent plusieurs hommes en uniformes noirs. Devant le regard interrogateur d’Aylan, il précise :

— Ce sont des médecins qui vont t’examiner. Mais avant toute chose tu dois passer par la salle de désinfection.

— Pardon ?

— C’est le passage obligé pour tous les sans bracelet avant d’entrer dans l’île. Je vais d’ailleurs y aller aussi, car c’est obligatoire après toute sortie. Suis-moi.

Il guide Aylan vers un sas qui s’ouvre automatiquement en détectant le bracelet de Jaron.

— Retire tes vêtements et mets-les dans le bac à recyclage, puis, quand tu es prêt, pousse la seconde porte.

Aylan pénètre dans une petite pièce, se déshabille, voit une trappe dans le mur qu’il suppose être le fameux bac à recyclage et, après un instant d’hésitation, y jette ses vêtements. Ensuite, il ouvre la seconde porte et se retrouve dans une sorte d’immense tube gris qu’il n’a pas le loisir de contempler, car sitôt la porte fermée, le lieu s’emplit d’une vapeur chaude. Des milliers de gouttelettes semblent aussitôt s’attaquer à chaque pore de sa peau pour le nettoyer en profondeur. C’est surprenant, mais nullement désagréable. Au bout de quelques minutes, la vapeur disparaît et une onde de chaleur assèche son corps en quelques secondes. « Contrôle bactériologique négatif », déclare une voix métallique qui semble venir du plafond. Puis une porte dissimulée dans la paroi s’ouvre et il pénètre dans une autre pièce. Une sorte de combinaison grise est pendue au mur. Aylan l’enfile et se retrouve à l’extérieur avec l’étrange impression d’avoir été entièrement décapé.

Jaron, qui l’attend, l’observe d’un œil amusé :

— Eh bien, tu as déjà l’air d’un vrai habitant d’Eden Island. Il ne manque que le bracelet, mais chaque chose en son temps.

— Je suis obligé d’avoir un bracelet ?

— Bien sûr, chaque habitant d’Eden Island en a un. Tu verras, tu t’habitueras très vite. Pour le moment, vous allez passer quelques jours ici, Ysilia va s’occuper de vous, vous pouvez aller et venir librement sur l’îlot et ensuite je reviendrai te chercher.

Ils arrivent devant l’unité d’habitation où sont déjà installées sa mère et sa sœur. À leur approche, cette dernière qui est vêtue de la même combinaison qu’Aylan bondit à l’extérieur.

— Regarde, Aylan, regarde, ils m’ont donné un Monsieur Jacquot tout neuf.

Elle brandit sa peluche devant lui. Elle est en tout point identique à la précédente, si ce n’est qu’effectivement, celle-ci est flambant neuve !

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