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Chapitre 29

Author: 15210689748
"publish date: " 2021-06-25 20:03:31

Chapitre 29

« Chaque décision humaine est lourde de conséquences : lorsque nous faisons des choix constructifs, nous bâtissons de solides fondations sur lesquelles les générations à venir pourront s’appuyer pour édifier sereinement le futur. Inversement, lorsque nous prenons des décisions déraisonnables, nous léguons à nos enfants et petits-enfants un fardeau dont ils auront du mal à se débarrasser. »

Extrait du journal de Jonas Samson

Analia observe les personnes assemblées devant elle. Jamais auparavant elle n’avait vu d’aussi près le comité des Dix. Eléa 2 se tient au centre, quatre femmes sont à sa droite, cinq hommes à sa gauche. Tous sont vêtus d’une sorte d’uniforme d’un noir si profond qu’il semble absorber la lumière. Quelques-uns semblent très âgés bien que leurs visages aient sans doute été plusieurs fois lissés grâce à des injections d’algoplast. Certains la dévisagent avec une sorte de curiosité un peu dédaigneuse alors que d’autres affectent la plus franche indifférence à son égard. Il est probable que l’étonnante proposition de Jonas Samson n’a pas eu l’agrément du comité, mais le fondateur semble le seul maître de ses décisions. Analia est seule face à eux. Absurdement, cette scène lui rappelle son oral de fin d’études. Mais ici, ce ne sont pas ses professeurs bienveillants qui lui font face, il n’y a pas de réponse juste ou fausse et ce qui se joue est autrement plus important.

— As-tu choisi de partir ou de rester ? demande Eléa 2 d’une voix neutre en la fixant de ses yeux clairs. Tu dois énoncer ton choix à haute voix devant le comité des Dix. Quelle que soit ta décision, elle sera irrévocable.

La veille au soir, chaque adolescent avait été libéré du champ de force puis conduit dans une cellule individuelle, rendant ainsi toute communication entre eux totalement impossible. La pièce qu’occupait Analia était étrangement rassurante. Peut-être parce qu’elle ressemblait beaucoup à sa propre chambre si ce n’est qu’elle était dotée d’un perfectionnement supplémentaire qu’Argoz lui avait montré quand il l’avait accompagnée : les murs blancs pouvaient se transformer à volonté en forêt profonde, désert de sable, ville du passé, ciel étoilé… il suffisait d’une simple pression sur la paroi. Comme la salle de voyage où l’avaient emmenée ses parents quand elle était toute petite ! Elle avait pu courir dans un drôle de paysage aux couleurs ocre au milieu d’animaux tout aussi étranges, certains avaient des rayures noires et blanches sur le corps, d’autres, des cous démesurés qui leur permettaient d’atteindre les hautes branches des arbres. Elle avait d’abord cru que ces animaux étaient tout droit sortis de l’imagination du concepteur, mais ses parents lui avaient certifié qu’ils avaient bel et bien existé au temps des Grandes Terres. Pourquoi ce souvenir lui donnait-il soudain envie de pleurer ? Parce qu’elle était entre ses deux parents, ses petites mains glissées dans les leurs, tellement certaine que rien de grave ne pourrait jamais arriver ? Son père avait l’air si grand et si fort, et il y avait Jonas Samson, ce lointain ancêtre bienveillant, qu’elle remerciait chaque matin ! Tous les adultes étaient là pour la protéger ! Mais là, elle n’avait plus la moindre envie de contempler les images d’un monde enfoui. Assez d’illusions ! de mirages ! de mensonges ! La réalité, c’est qu’elle était séquestrée dans cette cellule blanche située à plusieurs centaines de mètres au fond de l’océan. Alors elle s’était mise à arpenter nerveusement le sol de la pièce et, quand elle en avait eu assez de tourner en rond, elle s’était allongée sur la couchette ronde qui s’était aussitôt adaptée à son corps pour lui offrir une coquille protectrice. Puis elle avait contemplé le plafond blanc. Obstinément. Interminablement. Cherchant vainement un point où fixer son regard. Un défaut ! une tache ! une fissure ! Mais il était uniformément lisse. Elle savait qu’au même instant, Aylan, Shani et Joao, étaient dans des cellules semblables, seuls eux aussi, face à cette décision qu’il fallait prendre sans consulter personne et qui changerait définitivement le cours de leur existence.

À bien y réfléchir, son propre choix n’était pas si compliqué : elle souhaitait plus que tout partir avec Aylan, peu importe où ils iraient ! N’importe quelle vie, si difficile qu’elle fût, si aride que soit le sol qu’ils fouleraient, si dure que soit la couchette où ils s’allongeraient, prendrait sens du moment qu’il serait à ses côtés. Elle faisait confiance au comité des Dix pour les envoyer à l’autre bout de la terre. Ils avaient vu le ventre de l’ogre, ils connaissaient le secret, il faudrait faire en sorte qu’ils ne puissent jamais revenir. Puis, soudain, elle avait pensé à sa famille, son père disparu, son grand-père qui risquait d’avoir de gros problèmes à cause d’elle, elle avait revu le visage amaigri de sa mère et la bouille réjouie d’Aîko le soir où ils s’étaient allongés sous la tour Eiffel. Alors elle avait éclaté en sanglots en songeant à tout le mal qu’elle allait leur infliger. Peu importait au fond, qu’ils soient ses parents biologiques ou pas, elle savait au plus profond de ses entrailles qu’ils l’avaient toujours aimée et protégée. Si elle acceptait d’intégrer le corps des Alphas, les membres de sa famille ne seraient pas inquiétés, elle pourrait veiller secrètement sur eux. Oseraient-ils externaliser Nilo et Idriss ? Jamais on n’avait expulsé d’anciens auparavant ! Mais les autres se contentaient de prendre leurs pilules et de s’asseoir dans le jardin pour humer le parfum des fleurs, aucun ancien avant ces deux-là n’avait songé à pénétrer dans le système informatique de l’archipel pour modifier les paramètres de sécurité ! Quoi qu’il en dise, Nilo s’était beaucoup affaibli ces derniers temps, il ne pourrait jamais supporter les conditions de vie à l’extérieur. Et ce serait elle, et elle seule la responsable de sa mort. Mais rester, c’était perdre Aylan et devenir complice de ce qu’elle avait découvert. Elle savait que ce qu’elle avait vu dans la Centrale était définitivement imprimé sur sa rétine. Il suffisait qu’elle pense aux cadavres emprisonnés dans ces sortes de méduses géantes pour avoir immédiatement la nausée. Alors rester en espérant faire évoluer le système de l’intérieur ?

Au bout d’un moment, elle n’avait plus supporté le confort moelleux de la couchette et elle avait passé une partie de la nuit à arpenter à nouveau la cellule comme une bête en cage. Enfin, n’y tenant plus, elle avait pressé la paroi d’une main furibonde pour que les images se succèdent à un rythme effréné : montagnes enneigées, vastes prairies fleuries, cascades monumentales, forêts sombres et épaisses, fêtes foraines, rues bondées, désert de sable, immense fleuve glissant comme un serpent dans la verdure, oiseaux multicolores perchés dans des arbres, elle avait appuyé encore et encore, elle souhaitait plus que tout revoir ces drôles d’animaux à longs cous qu’elle avait aperçus dans son enfance, mais ils ne faisaient visiblement pas partie de la banque d’images mises à sa disposition. Elle avait fini par s’allonger à même le sol, en position fœtale, écrasée par l’ampleur de la décision à prendre.

Et maintenant, elle est là, debout au centre de la salle. La toute première à passer devant le comité des Dix. Les trois autres ne sont pas encore entrés. Les adultes qui lui font face attendent patiemment sa réponse. Sans manifester la moindre émotion. Avec une certaine indifférence. Pourtant, sans doute n’est-ce qu’une illusion, il lui semble déceler une étincelle de compassion dans le regard doré de la magnifique femme noire au crâne rasé qui se tient sur la droite. Elle se souvient qu’elle se nomme Yola.

— Je te prie d’énoncer maintenant ta réponse à haute et intelligible voix, exige Eléa 2.

Analia contemple ses yeux qui, semblables à deux pierres froides, la fixent sans ciller et c’est à haute et intelligible voix, sans la lâcher du regard, qu’elle énonce sa réponse :

— Je pars !

Elle voit dans le regard d’Elea 2 une petite lueur de surprise qui disparaît aussitôt.

— Très bien, enchaîne cette dernière d’une voix totalement neutre, le comité des Dix accepte ta décision. Ton bracelet va être ôté et tu ne comptes plus, désormais, au nombre des enfants d’Eden Island. Toute trace de ton existence sera supprimée du système central. Ton externalisation aura lieu dans les prochaines heures et tu n’es, bien sûr, pas autorisée à revoir ta famille avant ton départ.

Analia la défie du regard, si cette femme attend qu’elle craque, qu’elle la supplie finalement de rester, elle peut toujours rêver. Elle a épuisé toutes ses larmes la nuit précédente. Balayé ses doutes et ses peurs. Aujourd’hui, elle est décidée. Armée. Caparaçonnée. Rien ne pourra plus l’atteindre ! Par les mots qu’elle vient de prononcer, elle sait qu’elle a scellé son destin. Et elle est prête à l’affronter !

Deux gardes s’approchent d’elles. Ils ne la contraignent pas à quitter la pièce, juste à se mettre sur le côté pendant que Shani arrive et se positionne à son tour devant le comité des Dix.

— As-tu choisi de partir ou de rester ? demande Eléa 2. Tu dois énoncer ton choix à haute voix devant le comité des Dix. Quelle que soit ta décision, elle sera irrévocable.

Shani balaie la salle d’un regard paniqué. Ses yeux se fixent un instant sur Analia à qui elle semble adresser une sorte de prière muette.

— Ta décision ? l’interroge Eléa 2.

— Je reste.

Sa voix est tellement faible qu’Analia pense avoir mal entendu.

— Tu dois énoncer ta décision à haute et intelligible voix, précise la dirigeante.

— Je reste, répète Shani plus fort.

— Le comité des Dix accepte ta décision. Tu intégreras le corps des Alphas dans les prochaines heures après avoir prêté serment. Je te prie de te ranger sur le côté.

Shani se dirige du côté opposé à celui où se tient Analia. Cette dernière essaie de capter son regard, mais l’adolescente qui fut si longtemps son amie garde maintenant le visage obstinément baissé. C’est ensuite au tour de Joao de s’avancer au centre de la pièce. Comme Shani avant lui, il regarde toutes les personnes présentes, mais avec une assurance tranquille. À la question d’Elea 2, il répond, après un court silence :

— Je reste.

— Le comité des Dix accepte ta décision, répète la dirigeante. Tu intégreras le corps des Alphas dans les prochaines heures après avoir prêté serment. Je te prie de te ranger aux côtés de Shani.

Contrairement à Shani, il n’hésite pas à regarder Analia sans qu’elle puisse déchiffrer quoi que ce soit dans ses yeux. Elle sent soudain quelque chose de froid et d’horriblement douloureux s’insinuer en elle : la peur. Elle se rend compte qu’avec une grande naïveté, elle avait cru jusqu’ici qu’ils allaient partir tous les quatre. Comme une évidence. Comment Shani et Joao pouvaient-ils prendre une telle décision après ce qu’ils avaient découvert ?

Sa respiration devient de plus en plus difficile, une main d’acier semble jouer avec ses entrailles, elle sent la sueur dégouliner dans son dos. La carapace qu’elle s’était forgée la veille est en train de voler en éclats. Elle a beau s’exhorter au calme, les battements de son cœur s’accélèrent pour atteindre leur paroxysme au moment où Aylan pénètre à son tour dans la pièce. D’un seul regard, il embrasse l’ensemble de la scène. Analia, seule de son côté, le comité des Dix, les gardes, et enfin Joao et Shani, côte à côte dans l’angle opposé de la pièce.

— As-tu choisi de partir ou de rester ? demande Eléa 2. Tu dois énoncer ton choix à haute voix devant le comité des Dix. Quelle que soit ta décision, elle sera irrévocable.

— Je pars, répond-il sans l’ombre d’une hésitation.

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