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Chapitre 14

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"Tanggal publikasi: " 2021-06-25 20:03:27

Chapitre 14

« Aucun regroupement familial ne peut être toléré pour les nouveaux sujets. Une famille entière serait tentée de garder ses coutumes et son mode de vie. Or il est nécessaire que tout lien avec leur vie passée soit définitivement rompu afin de permettre une totale assimilation des entrants. »

Extrait du journal de Jonas Samson

— Tu savais très bien en venant ici que leur séjour serait temporaire, rappelle Naom à Aylan.

L’entraînement s’est achevé depuis plusieurs minutes et ils ne sont plus que tous les deux au bord de la piscine artificielle.

— Elles se sont parfaitement habituées et vous savez très bien qu’elles s’intégreraient sans problème. Je me souviens très bien de notre marché, mais je ne supporte pas l’idée de savoir qu’elles vont devoir partir. Ça ne poserait de soucis à personne si elles restaient, ma mère se rendrait utile. Je voudrais parler à un dirigeant. Aidez-moi.

— Je comprends ce que tu ressens, répond patiemment Naom. Pour tout te dire, j’ai moi-même fait un recours auprès des dirigeants pour qu’ils les autorisent à rester plus longtemps. Mais c’est impossible. Si on crée un précédent, tous les nouveaux arrivants exigeront la même chose et ils auront raison. Ce ne serait pas juste. Ils ont soigné ta sœur comme ils te l’avaient promis, c’est le plus beau des cadeaux, non ?

— Et si je décide de partir avec elles, vous allez me retenir de force ? le défie Aylan.

— En premier lieu, ce serait malhonnête de ta part, car tu t’es engagé à rester deux années complètes, répond calmement Naom en regardant l’adolescent, après tu pourras partir si tu le souhaites toujours. En second lieu, ta sœur doit suivre un traitement si on veut éviter une rechute, il ne lui sera donné que si tu restes. Tu imagines bien que les dirigeants ne sont pas naïfs au point de se fier à ta seule parole. Je suis désolé, Aylan, je sais que ça va être un moment difficile pour toi, mais elles partiront demain. Il n’y a aucun recours possible.

Naom se lève, mais avant de partir il se tourne pour ajouter :

— N’oublie pas une chose : si tu n’avais pas accepté le marché, ta petite sœur serait déjà morte à l’heure qu’il est.

Puis il le salue d’un geste de la main avant de s’éloigner. Aylan reste un long moment immobile. Naom a dit vrai, il le sait, pourtant l’idée d’une séparation lui est intolérable. Il ne peut s’imaginer vivre sans elles plus d’un an et demi, autant dire une éternité ! Tant de choses peuvent se produire, tant de dangers… Il fait déjà nuit quand il se décide enfin à rentrer. Il emprunte un passage éclairé de palmiers. Il sait déjà que, privé du regard émerveillé de Louna, il va vite détester cet endroit dont elle sera bannie. À part Analia et Shani, il ne s’est pas vraiment fait d’amis. Trop de différence, trop de défiance de part et d’autre. Au fond, leur petit paradis artificiel, si propre et si hermétique, ne l’intéresse absolument pas. Il ne sera jamais des leurs. Il passe à côté de la statue du fondateur qui semble le contempler avec ironie du haut de son piédestal. Il se sent comme un animal sauvage égaré dans un paisible enclos d’humains domestiqués ! Il aimerait se défouler en shootant dans une pierre, mais il n’y en a pas. Aucune faille, aucune irrégularité, aucune imperfection ! Même le sol est désespérément lisse.

Arrivé dans sa minuscule unité d’habitation, il se jette sur sa couchette sans prendre la peine de manger. Il ne dort pas. Des images ne cessent de s’entrechoquer dans sa mémoire : Louna enfermée dans sa bulle transparente, souvent souriante, parfois triste et fatiguée, attendant chaque jour sa visite. Au moment de la quitter, toujours le même rituel, lui, disant :

— Je serai là demain.

— Pourquoi ? demandait-elle en attendant avec impatience la réponse qu’elle connaissait par cœur.

— C’est ce que disent le soleil, la lune et les étoiles, répondait-il invariablement.

— Et ils ne se trompent jamais, concluait-elle, rassurée.

Et chaque jour, en effet, il était là, inventant sans cesse de nouveaux jeux pour l’occuper malgré la paroi qui les séparait. À chaque venue il voyait les couleurs revenir peu à peu sur son visage, et puis un jour il avait enfin pu tenir son petit corps contre le sien. Elle avait fait la connaissance d’Aîko, ils avaient nagé au milieu des hologrammes de dauphins et elle avait dit à Aylan que sa vie ressemblait désormais à un conte de fées. Quand il avait accepté le marché, il n’avait pensé qu’à sa santé, tout le reste lui avait semblé abstrait et lointain. Il n’avait qu’une idée : la sauver. Jamais il n’avait envisagé concrètement le déchirement qu’engendrerait leur séparation. Dans quelques heures, pourtant, sa mère et sa sœur allaient partir et, pour la première fois, il ne sera plus là pour les protéger. Il sait pourtant qu’il n’a pas le choix et ses poings se serrent inutilement puisqu’il n’y a rien d’autre à faire que de courber l’échine. La haine qu’il ressent à l’égard des dirigeants l’emporte pour l’instant sur la reconnaissance qu’il devrait éprouver envers eux pour avoir soigné Louna.

Aux premières lueurs du jour, il se lève lourdement après une nuit sans sommeil. Il sait qu’il va devoir se montrer fort afin de rassurer sa petite sœur. Sa mère l’aidera, bien sûr, elle qui a déjà affronté tant d’épreuves. Une fois à Pedrosa, Oren prendra soin d’elles, il n’en doute pas. Totalement perdu dans ses pensées, il manque de percuter Analia en sortant de son habitation.

— Je voudrais t’accompagner, lui dit-elle. Sauf si ça te gêne. Tu m’as beaucoup aidée alors je voudrais être là pour toi, et puis j’ai promis à Aîko d’embrasser Louna de sa part.

— Si tu veux, répond-il d’une voix lasse. Je suis certain que ça va rassurer ma mère de pouvoir me confier à quelqu’un.

Il fait quelques pas puis reprend :

— Plus sérieusement, je pense qu’elles seront heureuses de te dire au revoir. Rien de nouveau à propos de ton père ?

— Rien ! Ma mère passe plus de temps à l’administration centrale qu’avec nous, mais elle ne parvient pas à obtenir la moindre information. C’est désespérant. Ils ne veulent même pas lui dire quel était le lieu de sa mission. Ils font croire qu’ils jouent la transparence, mais dès qu’il y a un problème, tout devient opaque.

Alors qu’ils rejoignent la rive pour emprunter l’hydrobulle collectif, ils croisent un groupe d’une trentaine de personnes alignées dans une parfaite immobilité. Chacune tient à la main une lettre en algoplast. L’intégralité du message dit « Ne laissons pas les sans bracelet mourir à notre porte ». Aucun d’eux ne parle, ils se contentent d’afficher leurs messages à la vue des passants.

— C’est la première fois que je vois ça, fait remarquer Analia. D’habitude, les gens ne remettent jamais en question les décisions des dirigeants. Ça va leur coûter au moins deux voyants verts.

— C’est peut-être un signe que votre société est en train d’évoluer, certaines personnes sont capables de penser autrement qu’en termes de voyants verts ou rouges, remarque Aylan d’un ton brusque. Il y en a qui commencent à se soucier de ce qui se passe dehors. Remarque, ils ne sont pas nombreux. En général, vous préférez fermer les yeux et obéir ! Vous êtes dans une cage de verre et vous ne le remarquez même pas, incapables que vous êtes d’imaginer le monde extérieur !

Ses mots ont dépassé sa pensée. Non, ses mots reflètent parfaitement sa pensée, mais il n’a aucune raison d’agresser Analia alors qu’elle est peut-être la seule personne de l’île à comprendre ce qu’il ressent. Mais il a tellement de mal à maîtriser la rage qui l’habite ! Il s’excuse aussitôt auprès d’elle et tente même d’être drôle en imitant les gens de la communauté :

— Je m’incline pour te présenter mes excuses si mes propos t’ont offensée.

— Et je m’incline pour accepter tes excuses, répond-elle avec un sourire complice.

Ils effectuent le trajet en silence et Aylan lui est profondément reconnaissant de ne pas tenter de faire la conversation. À peine arrivés sur l’île, ils se rendent au centre des départs. Ils aperçoivent aussitôt Louna et sa mère : toutes deux sont assises sur un banc, habillées de vêtements en tous points semblables à ceux de leur arrivée, si ce n’est que ceux-ci ont l’air neufs. Naom se tient près d’elle. Dès qu’il les voit, il s’approche d’eux :

— Le solavion est prêt à décoller. Je vais vous laisser vous dire au revoir.

— Attendez, dit Aylan, c’est vous qui les accompagnez ?

— Oui.

— Jurez-moi de ne pas partir sans avoir vu Oren, le chef du village, confiez-les-lui. Il les protégera.

— Je te le promets, Aylan, dit-il d’un ton solennel en le regardant droit dans les yeux. Fais-moi confiance, je ne les laisserai pas tant que je n’aurai pas la certitude qu’elles sont en parfaite sécurité.

Aylan lit dans son regard qu’il ne ment pas et qu’il peut lui faire confiance. Cela le rassure un peu. Il ignore comment a évolué la situation sur l’île depuis son départ, mais si elles rejoignent Oren, il sait que ce dernier fera tout pour assurer leur sécurité. Il a vu le regard qu’il posait sur sa mère au moment de leur départ.

Anna s’approche d’Analia et la prend dans ses bras :

— Je te confie mon fils, lui murmure-t-elle à l’oreille. Même s’il fait croire qu’il est fort, il aura besoin d’une présence à ses côtés dans les jours qui viennent. Tu es une belle personne, j’aurais aimé avoir le temps de mieux te connaître, mais la vie en a décidé autrement.

Analia, trop émue pour répondre, se contente de l’enlacer. Puis c’est au tour de Louna dont la jolie frimousse est inondée de larmes :

— Pourquoi ils ne veulent pas que je reste ? demande-t-elle à Analia. Je peux être très sage, tu sais. Et me faire toute petite, si petite qu’ils ne verront même pas que je suis encore là !

Analia la serre très fort contre elle sans rien trouver à lui répondre.

— J’aimerais être une moins de 10 pour pouvoir t’aider, finit-elle par avouer. Ce sont eux qui décident. Pas moi, hélas…

— On se reverra, tu crois ? lui demande la petite fille.

— J’espère, ma chérie. En tout cas, je le souhaite de tout mon cœur. Je te promets que je penserai à toi chaque fois que je regarderai les poissons.

— Surtout si tu recroises Numéro 1, tu lui diras bonjour de ma part. Tu sais, là où je vais, je ne verrai jamais plus de beaux poissons comme ça. Il n’y en a pas beaucoup et le peu qu’il reste sont tout gris. Tout tristes.

— Mais au moins ils sont réels ! lui fait remarquer Analia.

— C’est vrai, mais ils sont laids ! Je vais te dire un secret, ajoute-t-elle plus bas. Aîko m’a juré que dès qu’il sera un peu plus grand, il deviendra pilote de solavion, et alors il retrouvera ton papa et puis il reviendra nous chercher, maman et moi. Mais c’est un secret parce que si les dirigeants sont au courant, ils vont le punir et l’empêcher d’apprendre à piloter. Toi, je peux te le dire parce que je sais que tu le répéteras pas. Il faut juste qu’on attende un peu.

Elle s’interrompt un instant pour lui tendre sa peluche.

— Tiens, prends Monsieur Jacquot tout neuf. Je vais retrouver Monsieur Jacquot tout vieux et je ne veux pas qu’il soit jaloux. Tu comprends ?

— Bien sûr, dit Analia, je m’occuperai bien de lui en attendant de te retrouver.

— Au revoir Analia. Je t’aime très fort, chuchote-t-elle, en se serrant une dernière fois contre elle.

La petite fille rejoint Aylan qui la prend dans ses bras et enfouit son visage dans ses cheveux blonds.

— On se retrouvera, tu promets ? lui dit-elle.

— Oui, je te le promets, affirme-t-il en plongeant son regard dans le sien.

— Dis pourquoi on se retrouvera, insiste-t-elle.

— Parce que c’est ce que disent le soleil, la lune et les étoiles.

— Et ils ne se trompent jamais, conclut-elle d’une toute petite voix.

Il serre ensuite longuement sa mère contre lui. L’émotion qui les étreint est telle qu’ils se sentent incapables de parler. Au bout d’un moment, Naom s’approche d’eux :

— Il faut partir, maintenant.

— Nous sommes prêtes, dit Anna en se détachant doucement de l’étreinte de son fils. Sois courageux Aylan, on se reverra bientôt, j’en suis certaine. Oren sera là, ne t’inquiète pas.

— Ils t’ont donné le traitement ? s’inquiète Aylan.

— Oui, ils ont tenu parole. Nous avons toujours su que nous ne pourrions pas rester.

— Embrasse Joao. Raconte-lui… tout ça, fait-il avec un geste vague de la main.

— Bien sûr, dit-elle avec un sourire triste.

Elle caresse longuement son visage comme si elle voulait s’imprégner de chacun de ses traits avant qu’ils ne se séparent. Puis elle prend Louna dans ses bras et suit Naom d’un pas décidé. Au moment où ils franchissent la porte pour se diriger vers le solavion, la petite fille, très calme jusque-là, se met à hurler en tendant le bras vers son frère. Mais la porte coulissante s’est déjà refermée.

Aylan, les mâchoires serrées, s’approche de la baie vitrée pour les voir monter dans le solavion. Louna pleure toujours en tendant la main dans sa direction, mais Anna qui la tient fermement dans ses bras, monte dans l’avion sans se retourner. Au moment où l’engin s’élève lentement dans le ciel, il a l’impression qu’une partie de lui-même vient de mourir. La douleur est si intense qu’il parvient à peine à respirer. Et de longues minutes s’écoulent sans qu’il parvienne à détacher ses yeux de la baie vitrée. Pourtant le solavion a disparu depuis longtemps de son champ de vision. Une pluie fine s’est mise à tomber doucement.

— Il pleut ici ? J’aurais cru que vos chers dirigeants auraient fait en sorte qu’il fasse toujours beau, remarque-t-il d’un ton acide. Ils ne savent pas empêcher la pluie de tomber ?

— Si, ils savent répond Analia, mais de temps en temps, ils la laissent passer. C’est bon pour la végétation.

— Bien sûr ! Ils savent ce qui est bon pour la végétation, ce qui est bon pour les humains, ils savent tout, ils maîtrisent tout. Quel monde merveilleux ! Dommage qu’on en expulse les petites filles !

Analia ne répond pas, mais, au bout d’un moment, Aylan sent la main de l’adolescente se glisser dans la sienne et la presser doucement.

— Viens, dit-elle d’une voix très douce, comme si elle le réveillait d’un long sommeil, ça ne sert plus à rien de rester ici.

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