Wird geladen
Startseite/ ALLE /Eden Island/Chapitre 21

Chapitre 21

15210689748
"Veröffentlichungsdatum: " 25.06.2021 20:03:29

Chapitre 21

« L’archipel est un environnement hautement sécurisé. La violence du monde doit être tenue à l’extérieur, d’où l’absolue nécessité d’ériger une barrière infranchissable. »

Extrait du journal de Jonas Samson

— Je vais t’aider, mais avant tu vas me promettre une chose.

— Laquelle ? demande Aylan en regardant Nilo assis à côté de lui sur le banc.

— Tu vas me promettre de laisser ma petite fille en dehors de tout ça ! L’archipel est loin d’être parfait, mais ici au moins elle est protégée ! S’il lui arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerais jamais.

— Vous n’avez pas besoin que je vous promette quoi que ce soit, répond Aylan, en le fixant sans ciller, je n’ai aucune intention de la mettre en danger !

— Bon, si on est d’accord sur ce point, reviens ici à la tombée de la nuit, je te présenterai une de mes copines, dit-il en se levant.

Devant l’air perplexe d’Aylan, il croit bon d’ajouter :

— Tu verras, tu ne seras pas déçu !

Puis, sans en dire davantage, il s’éloigne en claudiquant légèrement dans l’allée bordée de massifs de fleurs qui déversent leurs cascades de corolles rouges sur d’immenses feuilles vertes aux bords dentelés.

Après avoir raccompagné Analia, l’adolescent décide d’aller faire du solar-surf. C’est encore le meilleur moyen de tromper son impatience en attendant la tombée de la nuit. Tout en glissant souplement sur les vagues, il ne cesse de penser à Joao caché sous sa fontaine. Comme il aurait aimé qu’il soit, en cet instant, sur une planche à côté de lui ! Seulement Joao n’a pas le droit d’être là, pas plus que les autres sans bracelet qu’on a dû, à cette heure, déposer sur une île quelconque dont la principale qualité est sans doute d’être suffisamment éloignée pour qu’ils ne reviennent jamais cogner leur misère contre la barrière ! Cela lui rappelle une histoire qu’Anna lui racontait quand il était petit : un homme et une femme étaient au paradis, et un jour, il ne savait plus très bien pourquoi, Dieu les avait chassés ! Qui sont donc, aujourd’hui, ces hommes qui se prennent pour des démiurges en décidant ainsi du destin des autres ? Alors qu’il dérive lentement, enveloppé des limbes orangés du soleil déclinant, il sent soudain sa poitrine se déchirer, il aurait voulu hurler ses peurs et ses frustrations, détruire ces hommes qui érigent des barrières entre eux et le reste du monde, ouvrir les portes du paradis à tous ces misérables qui flottent sur leurs radeaux de déchets. Il ne peut s’empêcher de revoir le visage émerveillé de Louna quand ils avaient pique-niqué au bord de lagon. Où était-elle ? Naom l’avait-il réellement mise à l’abri ? Il accélère alors sa planche au maximum pour obliger son cerveau à se concentrer uniquement sur l’instant présent.

Quand il retrouve enfin Nilo quelques heures plus tard dans le jardin des anciens, ce dernier n’est pas seul. Une dame de petite taille, dont la chevelure blanche est coupée de telle sorte qu’on a l’impression qu’elle porte un casque sur la tête, se tient toute droite à côté de lui. La combinaison violette qu’elle porte est, d’étrange façon, agrémentée d’une sorte de dentelle noire finement ouvragée qui borde le col et les poignets. Un sourire bienveillant éclaire son visage rond parsemé de minuscules rides.

— Aylan, je te présente Idriss ! dit Nilo, la seule personne sur cet îlot qui accepte encore de me fréquenter !

Cette dernière lui tend la main comme si ce geste lui était naturel.

— Je suis ravie de faire ta connaissance, jeune homme. Nilo a l’air de beaucoup t’apprécier.

Aylan, un peu décontenancé, saisit la main tendue tout en se demandant de quelle façon cette charmante vieille dame va bien pouvoir l’aider.

— Je lis dans tes pensées, ajoute-t-elle en le regardant d’un air espiègle qui la rajeunit instantanément, tu te dis que Nilo est en train de te faire perdre ton temps en te présentant une vieille femme sans intérêt. Inutile de protester, dit-elle alors qu’Aylan s’apprête à ouvrir la bouche pour démentir, c’est ce que tu penses mais tu vas vite changer d’avis. Dis à ton ami de sortir de sa cachette, on va dans ma cellule.

— Mais, on va nous voir quand on va pénétrer dans le bâtiment, objecte Aylan en regardant Nilo pour s’assurer de son soutien.

— Pas d’inquiétude, réplique Idriss avec un geste méprisant de la main, j’ai mis des leurres sur les caméras, ils ne verront rien d’autre que les palmiers et les fleurs du jardin. On a plusieurs heures devant nous.

— Je te l’avais dit qu’elle était bien, rappelle Nilo qui semble aux anges.

Quelques instants plus tard, ils se retrouvent tous les quatre dans la cellule d’habitation d’Idriss. Joao regarde autour de lui et touche les matériaux qui l’entourent comme s’il ne parvenait pas à croire que tout cela puisse réellement exister. Idriss, avec une moue méprisante, leur indique une minuscule lumière rouge insérée dans le mur :

— S’ils regardent ce qu’on fait, ils verront deux gentils petits vieux en train de jouer aux échecs pendant deux bonnes heures au terme desquelles Nilo se fera battre, comme toujours, par la dame qui se tient devant vous. J’ai enregistré la séquence tout à l’heure !

— Un jour je t’aurai ! promet ce dernier.

— Dans tes rêves ! réplique-t-elle avec un petit sourire méprisant.

Plus elle parle, plus Aylan la trouve fascinante. On aurait dit qu’un lutin facétieux avait malencontreusement été enfermé dans un corps de vieille dame.

— Bon, passons aux choses sérieuses, dit-elle en s’installant dans une boule blanche qui prend aussitôt la forme d’un confortable siège. Ne me regarde pas comme si je venais d’exécuter un tour de magie, lance-t-elle à Joao qui l’observe d’un œil médusé. Installe-toi sur la boule à côté, tu verras que c’est très simple !

Pendant que Joao s’installe sur le siège avec la méfiance de celui qui s’apprête à dompter un animal sauvage, elle poursuit :

— Ce n’est pas simple de partir d’ici, il n’y a que deux façons : par les airs ou par la mer. La première est exclue, vous n’allez pas apprendre à piloter un solavion en quelques jours. Reste la mer…

— Mais il y a la barrière, objecte aussitôt Aylan.

— Oui et elle a été encore renforcée ces derniers jours, concède la vieille dame.

— En fait les bateaux qui partent d’ici passent sous la barrière, précise Nilo.

— Comment est-ce possible ? s’enquiert Joao qui ne cesse de se trémousser sur son siège afin d’en modifier la forme.

— Grâce à l’algoplast, c’est le matériau qu’on utilise dans toute l’île, expliqua-t-il à Joao, sa souplesse permet de modifier tous les objets, comme le siège sur lequel tu es assis. Même si c’est un peu plus compliqué, c’est pareil pour les bateaux. Quand ils sont sous l’eau, ils ressemblent à des sortes d’œufs allongés qui font fonction de sous-marin, puis, une fois à la surface, la coque se modifie pour en faire des bateaux rapides.

— Et on est censés s’enfuir en bateau ? interroge Aylan d’un ton sceptique.

— Si vous voulez partir, vous n’avez pas d’autre choix, affirme Idriss.

— Mais, on les prend où ces bateaux ? questionne Joao.

— Là-dessous, répond Nilo, en pointant le sol de son doigt. Il faut passer par les boyaux de la Centrale !

— Je ne veux pas vous manquer de respect, intervient Aylan, mais de mon point de vue, c’est absolument n’importe quoi ! Comment voulez-vous qu’on descende dans la Centrale ?

— C’est là que j’interviens, dit la vieille dame sur le ton qu’elle aurait adopté pour proposer une activité récréative. Figurez-vous qu’avant d’être une vieille dame qui s’ennuie au point de faire de la couture pour embellir cette affreuse combinaison, dit-elle en agitant la dentelle qui orne ses poignets, j’étais chargée du développement des bracelets et, sans me vanter, on peut dire que je suis une sorte de petit génie de l’électronique.

— Elle ne se vante pas, confirme Nilo, son talent m’a souvent été utile !

— Si tu veux dire par là que sans moi tu n’aurais plus un seul voyant vert, c’est vrai ! réplique-t-elle en regardant le vieil homme d’un air faussement sévère. Notez que je ne lui rends jamais tous ses voyants verts pour ne pas attirer l’attention, mais je fais en sorte qu’il lui en reste toujours deux ou trois ! Ils croient que leur système de sécurité est infaillible parce qu’ici, les gens sont tellement obéissants que personne n’a l’idée de s’y attaquer, mais en réalité, il est très rudimentaire, même avec les protections renforcées. Tous les efforts sont tournés vers l’extérieur, la sécurité intérieure est beaucoup plus sommaire ! Un système basique sans aucun raffinement ! Pour quelqu’un qui sait comment ça marche, ce n’est pas très compliqué à pirater. Bon, en même temps, ce que je vais faire aujourd’hui est une première, avoue-t-elle à Aylan, je vais modifier ton bracelet de façon à ce que tu puisses avoir accès au passage qui conduit au port. Je reconnais que je n’ai jamais fait un piratage de cette ampleur, mais ça devrait marcher, affirme-t-elle d’une voix assurée, il faudra juste que tu ne perdes pas de temps ! Quant à toi, Joao, je vais te mettre un faux bracelet, mais je ne pourrai pas le relier à l’ordinateur central…

— Son talent a quand même des limites, fait remarquer Nilo d’un ton ironique.

— Mais il aura l’air suffisamment réel pour ne pas attirer l’attention le temps que tu te rendes à la porte d’accès de la Centrale, termine-t-elle sans tenir compte de la remarque de Nilo.

Elle plonge ensuite la pièce dans l’obscurité et fait apparaître un plan en quatre dimensions.

— Regardez bien : vous voyez ici la partie flottante de l’archipel, au centre, la partie naturelle et autour toutes les extensions artificielles.

Elle déplace ensuite le plan pour leur montrer la partie immergée : un enchevêtrement inouï de tubes qui mènent à des sortes de sphères souterraines de dimensions plus ou moins importantes.

— Vous avez devant vous les entrailles de l’archipel. Comme vous pouvez le voir, la partie immergée est plus importante que la partie visible. Au centre, dit-elle en montrant la plus grande sphère du doigt. C’est la Centrale ! Mais vous, bien sûr, vous n’irez pas jusque-là ! Voici le chemin que vous devrez suivre.

Elle fait alors apparaître un serpent lumineux qui s’enfonce dans l’océan en empruntant plusieurs boyaux pour s’achever à une extrémité de forme circulaire, prolongée par huit bras, dont elle leur explique qu’il s’agit de la rampe de lancement des bateaux.

Aylan et Joao regardent la dame âgée assise en face d’eux avec, dans leurs yeux, le même mélange d’incrédulité et d’accablement.

— On descend, on vole un bateau et on s’en va, c’est ça le plan ? demande Aylan en regardant les deux vieillards comme s’il s’adressait à deux enfants totalement inconscients.

Idriss et Nilo opinent du chef d’un même mouvement.

— C’est bien le plan, en effet ! affirme Idriss comme si cela allait de soi.

— C’est vraiment gentil à vous d’essayer de nous aider, mais ça me paraît irréalisable, conclut Aylan en secouant la tête avec découragement. Ça suppose qu’on sache s’orienter là-dessous et que, si par miracle on parvenait à monter sur un bateau sans se faire intercepter, on arrive à le faire démarrer ! J’ai bien peur que vous ne surestimiez nos capacités !

— Pas simple, en effet, reconnaît Idriss en le regardant dans les yeux, mais je ne t’ai pas tout dit : je vais également modifier ton bracelet pour te permettre d’être en contact permanent avec Nilo, il connaît parfaitement bien les tuyaux de passage…

— Et je sais aussi piloter les bateaux ! ajoute ce dernier d’un ton où perce un soupçon de fierté.

— Il guidera tes faits et gestes en permanence, je ne dis pas que ça va être facile…

— Mais ça devient jouable, complète Aylan en regardant Joao qui hoche la tête en retour.

— Je te l’avais bien dit qu’elle ne te décevrait pas ma copine, conclut Nilo dont le visage chiffonné de rides affiche une satisfaction juvénile.

Möchten Sie wissen, wie es weitergeht?
Weiterlesen
Vorheriges Kapitel
Nächstes Kapitel

Buch teilen mit

  • Facebook
  • Twitter
  • Whatsapp
  • Reddit
  • Copy Link

Aktuellstes Kapitel

Eden Island   Chapitre 30

Chapitre 30« Adam et Eve vivaient dans le jardin d’Eden, un lieu d’harmonie où la souffrance et la peur avaient été bannies. Mais un jour ils prirent la mauvaise décision et Dieu, à son grand regret, fut contraint de les chasser. Ainsi en va-t-il de chaque citoyen d’Eden Island qui ne respecte pas les règles édictées pour le bien commun. »Extrait du journal de Jonas SamsonUn silence écrasant règne à l’intérieur du solavion qui poursuit sa course linéaire dans le ciel azuré. Aylan et Analia sont debout contre des plaques métalliques les empêchant d’effectuer le moindre mouvement. Le même pansement à leur poignet droit témoigne de l’extraction du bracelet. De part et d’autre des deux prisonniers se tiennent les jumeaux Argoz et Gozrek. Shani et Joao sont tous deux assis face à eux. Ils sont montés quelques minutes avant le décollage et aucune parole n’a été échangée depuis. Analia qui pensait ne jamais les revoir ne comprend toujours pas ce qu’ils font là, mais elle s

Eden Island   Chapitre 29

Chapitre 29« Chaque décision humaine est lourde de conséquences : lorsque nous faisons des choix constructifs, nous bâtissons de solides fondations sur lesquelles les générations à venir pourront s’appuyer pour édifier sereinement le futur. Inversement, lorsque nous prenons des décisions déraisonnables, nous léguons à nos enfants et petits-enfants un fardeau dont ils auront du mal à se débarrasser. »Extrait du journal de Jonas SamsonAnalia observe les personnes assemblées devant elle. Jamais auparavant elle n’avait vu d’aussi près le comité des Dix. Eléa 2 se tient au centre, quatre femmes sont à sa droite, cinq hommes à sa gauche. Tous sont vêtus d’une sorte d’uniforme d’un noir si profond qu’il semble absorber la lumière. Quelques-uns semblent très âgés bien que leurs visages aient sans doute été plusieurs fois lissés grâce à des injections d’algoplast. Certains la dévisagent avec une sorte de curiosité un peu dédaigneuse alors que d’autres affectent la plus

Eden Island   Chapitre 28

Chapitre 28« Qu’est-ce qui définit le vivant si ce n’est sa capacité à s’adapter à son milieu en établissant sans cesse de nouvelles normes vitales ? Contrairement à une croyance largement répandue, la matière ne doit pas être conçue comme le contraire du vivant, mais comme son réceptacle. Elle est susceptible d’accueillir le vivant permettant ainsi de repousser les frontières entre la vie et la mort. »Extrait du journal de Jonas SamsonAu premier abord, la pièce dévoilée par la paroi semble totalement vide. Eléa 2 ainsi que les jumeaux ont pourtant l’air d’attendre quelque chose dans la plus parfaite immobilité. Les quatre adolescents, toujours prisonniers du champ de force, essaient d’accommoder leur vision à l’étrange pénombre bleutée qui les entoure sans pour autant parvenir à discerner quoi que ce soit.Au bout de quelques instants, cependant, il leur semble que la paroi qui leur fait face commence à se déformer. Elle se plisse de manière imperceptible, on

Eden Island   Chapitre 27

Chapitre 27« L’éthique et la morale varient en fonction de l’époque et du lieu où on se trouve. Ainsi les critères qui opposent le bien et le mal se modifient-ils en fonction des aspirations et des besoins d’une société. »Extrait du journal de Jonas Samson— Jeunes, sublimes et… stupides !Analia entend vaguement ces paroles prononcées d’un ton méprisant. Elle ouvre douloureusement les yeux pour découvrir le magnifique visage d’Elea 2 penché à quelques centimètres du sien. Son cerveau est tellement embrumé qu’elle se sent incapable d’avoir la moindre pensée cohérente. Une succession d’images confuses se bouscule dans sa tête : les corps flottant dans l’espace, la voûte étoilée, la fraîcheur de la nuit, la douceur du vent sur son visage et le bateau qui se métamorphose soudain en prison. L’effroi le plus total. Puis le noir complet. Elle fixe le visage aussi parfait qu’impassible qui se penche vers le sien en essayant de rassembler ses esprits malgré l

Eden Island   Chapitre 26

Chapitre 26« Qu’il soit végétal ou animal, le vivant est, par définition, dans un perpétuel devenir ; il se transforme, s’adapte, évolue. En abolissant les frontières entre ce qui est créé par la nature et ce qui est fabriqué par la main de l’homme, l’algoplast a révolutionné notre rapport à la matière. »Extrait du journal de Jonas Samson— « Merci à toi pour cette vie harmonieuse. Merci à toi de nous protéger. Merci à toi de nous éduquer… » C’est ce qu’on récitait chaque matin en arrivant au centre d’apprentissage quand j’étais en première année, précise Analia d’un ton sarcastique, j’ai répété ça des centaines de fois, et tu sais ce que c’est le pire ? C’est que je le pensais, je croyais vraiment que Jonas Samson était notre bienfaiteur ! Remarque, j’aurais dû me méfier, une autre phrase qu’on nous répétait tout le temps était : « rien ne se perd, tout se transforme » en même temps qui aurait pu imaginer que ça s’appliquait a

Eden Island   Chapitre 25

Chapitre 25« Rien ne périt jamais : les choses déjà existantes, une fois arrivées à leur terme, et ce, quelle que soit leur nature, se combinent à nouveau pour donner naissance à la matière. Ainsi le concept d’écologie intégrale vise-t-il à supprimer toute forme de gaspillage. Le recyclage total est la préoccupation première des dirigeants afin de pouvoir subvenir aux besoins de chacun sans plus jamais risquer de mettre en péril les ressources de la planète. »Extrait du journal de Jonas SamsonAylan s’approche d’Analia qui regarde toujours fixement quelque chose en contrebas. Quand l’adolescent, intrigué, se penche à son tour pour découvrir ce qu’elle peut bien observer ainsi, son sang se glace aussitôt, ses jambes se ramollissent et il est contraint de s’appuyer à la balustrade pour ne pas s’écrouler sur le sol.Les immenses parois en contrebas sont recouvertes de voyants lumineux, de manettes et d’étroits tuyaux bleutés. Mais ce n’est pas cela qui retient tou

Eden Island   Chapitre 15

Chapitre 15« La Terre se résumait pour eux à un immense terrain de jeux : ils ont creusé le sol, asséché les cours d’eau, bâti des villes gigantesques, érigé des habitations qui perçaient les nuages. Leurs capacités créatrices n’avaient d’égale que leur propension à la destruction. Que

Eden Island   Chapitre 14

Chapitre 14« Aucun regroupement familial ne peut être toléré pour les nouveaux sujets. Une famille entière serait tentée de garder ses coutumes et son mode de vie. Or il est nécessaire que tout lien avec leur vie passée soit définitivement rompu afin de permettre une totale assimilation des

Eden Island   Chapitre 13

Chapitre 13« Grâce à la création de nouvelles techniques médicales, la plupart des maladies ont été éradiquées au sein de la communauté. Il en va différemment du monde extérieur où le niveau d’espérance de vie ne cesse de décroître en raison des conditions de vie de plus en plus difficiles.

Eden Island   Chapitre 12

Chapitre 12« Dans un espace où chaque membre de la communauté doit être parfaitement protégé, une attention particulière sera portée aux anciens, afin de leur offrir les meilleures conditions de vie possible jusqu’au moment de leur extinction. »Extrait du journal de Jonas SamsonL

Weitere Kapitel
Buch herunterladen
GoodNovel

Buch kostenlos herunterladen

Download
Suchen
Bibliothek
Stöbern
RomantikAlternativgeschichteUrbanWerwolfMafiaSystemFantasyLGBTQ+
Kurzgeschichten
LiebeskummerGeheimnisModerne StadtApokalypse-Überleb1enshort-Science-FictionLiebesroman0
ErstellenVorteile für Autor:innenWettbewerb
Beliebte Genres
RomantikAlternativgeschichteUrbanWerwolfMafiaSystem
Kontaktieren uns
Über unsHilfe & VorschlägeGeschäft
Ressourcen
Apps herunterladenVorteile für Autor:innenInhaltsrichtlinieTop-SuchanfragenFAQFAQ-IDFAQ-FILFAQ-THFAQ-JAFAQ-ARFAQ-ESFAQ-KOFAQ-DEFAQ-FRFAQ-PTGoodNovel vs Competitors
Community
Facebook Group
Folge uns
GoodNovel
Copyright ©‌ 2026 GoodNovel
Nutzungsbedingungen|Datenschutz