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35

Autor: 15210689748
"Fecha de publicación: " 2021-06-25 20:35:32
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Je suis maintenant seul, dans le lit, totalement dévasté par ce nouveau rêve de Sarah. Tout me paraissait si réel… j’ai vraiment eu l’impression de parler à ma princesse. Même si les paroles provenaient d’une bouche différente, j’ai la certitude qu’elles naissaient ailleurs, de la bouche de ma… non, je suis complètement perdu. Et puis ce qu’elle a dit… Elle serait avec Célia. Et il y aurait un autre homme…

Je me répète en boucle ces derniers mots, « papa, fais vite avant que je t’oublie » et n’en peux plus de ne rien faire. C’était un appel à l’aide ! Un appel à l’aide de ma fille décédée ! Ou que je croyais décédée… J’ai envie de prévenir la police, mais sous quel motif ? Les dires d’une jeune fille durant ses rêves ? Je passerais pour fou et ils refuseraient de s’en préoccuper…

Je n’en peux plus d’attendre le retour de Maud, j’ai besoin de lui parler, avoir son avis sur mes réflexions de ces dernières minutes. Qu’elle me dise que je ne délire pas, qu’elle a bien ressenti la même chose que moi. Après que Sarah ait ouvert les yeux, nous en avons parlé avec elle. Elle se souvenait de tout ce qu’elle avait dit durant son rêve, mais pas de ce qu’elle y avait vu. Elle nous a expliqué avoir eu l’impression d’avoir entendu Eléanore discuter avec moi, comme si nous étions tous les deux dans cette chambre et qu’elle nous écoutait, les yeux fermés.

Maud est ensuite restée avec elle pour l’aider à se rendormir, mais je commence à m’inquiéter du fait qu’elle se soit endormie avec elle… Seulement le pourrait-elle si facilement après ce que nous venons de vivre. J’en doute.

Je tergiverse encore quelques minutes plus tard, les yeux rivés vers le plafond, avant que Maud ne réapparaisse dans la chambre.

— Ça va ? murmure-t-elle en s’allongeant près de moi.

— Je rentrerai demain matin.

— Pourquoi ? Qu’est-ce que tu vas faire ?

— Je ne sais pas encore… vérifier si ma fille et ma femme sont bien mortes, je présume. Ou bien me rendre directement à la police.

— Pour leur dire quoi ?

Je la regarde, et elle reprend :

— Tu ne veux pas plutôt laisser le temps à Caroline de mener son enquête ?

— Mais tu as entendu ce que m’a dit ma fille ?

— Pour le moment, on ne sait pas s’il s’agit de ta fille ou d’un rêve de la mienne.

— J'ai senti que c'était Eléanore. Et vu ce qu'elle a dit, je préfère foncer et me tromper, au risque de passer pour un fou, plutôt que d'attendre et de ne peut-être jamais savoir.

— OK... Seulement il va falloir que je donne une explication à mes parents ou ils vont trouver ça louche.

— Tu peux rester ici. Tu me déposes demain matin à la gare… ou je prends ta voiture.

— Non. Je suis avec toi, je t'aiderai.

— Je vais essayer de retrouver ma femme, Maud.

— Et alors ? Qu'est-ce que tu es en train de me dire ? Que si tu la trouves tu me quitteras ?

— Je ne sais pas… je n'en ai aucune idée.

Nous restons silencieux quelques secondes, puis j’ajoute :

— Comment veux-tu que je sache comment je réagirais à cela ? C'est juste incroyable. Pour le moment je préfère croire que je suis fou, mais tenter malgré tout. Le retour à la réalité n'en sera que moins douloureux.

— Je t'aiderai, répète-t-elle. Et même si c'est un risque pour notre relation, il n'est pas question que je te laisse affronter ça seul.

Elle se serre contre moi et reste comme cela jusqu’à ce qu’elle s’endorme.

Le lendemain, je me lève vers 5 heures pour me rendre aux toilettes. Lorsque je reviens dans la chambre, je vois Maud encore plongée dans son sommeil, alors je m’habille et sors de la maison. J’allume mon téléphone, consulte les trains et appelle un taxi. Ce dernier me dépose à la gare et je saute dans le train de 6 h 04.

Maud me téléphone vers 7 heures, je ne vais plus tarder à arriver à destination.

— Je peux savoir où tu es ? me demande-t-elle.

— Je ne pouvais pas attendre, je suis désolé.

— Tu es parti seul ?

— Je ne peux pas te demander ton aide pour cela, il se peut que ma femme soit encore en vie…

— Tu ne peux surtout pas décider pour moi ! Tu es où ?

J’hésite à répondre.

— Je suis désolé, dis-je.

Et je raccroche. Mon téléphone se remet à vibrer après seulement quelques secondes, alors je l’éteins. Je crois que j’ai besoin de me retrouver seul avec mon histoire. Que la possibilité de Célia dans l’équation fait que la présence de Maud me gêne. Autant pour elle que pour moi.

Je monte de nouveau dans un taxi à mon arrivée à la gare, et il me conduit chez cette dernière. Les lieux sont calmes, si Caroline est à l’intérieur, elle doit encore dormir. Je ne rentre pas et me contente de prendre ma voiture, avant de me diriger vers chez moi.

Cela fait deux semaines que je ne suis pas revenu, mais j’ai l’impression que ça fait des années. J’entre dans le salon comme on entre dans la maison de son enfance. J’ai le sentiment d’y avoir vécu une autre vie, différente de celle d’aujourd’hui. Alors qu’Eléanore et Célia pourraient être encore vivantes, non loin de là…

Je n’ai plus de temps à perdre, je suis rentré pour faire vite. Alors je saute sur mon ordinateur pour y rechercher les coordonnées de la chambre funéraire où avaient été emmenés les corps de mes princesses.

Je regarde l’heure en composant le numéro, il n’est pas encore 8 heures, j’ai peu de chance d’avoir quelqu’un.

— Allô, entends-je tout de même au bout du fil.

— Bonjour Monsieur, excusez-moi de vous déranger, mais j’aurais besoin de quelques renseignements.

— Je vous écoute.

— Je désire des informations sur Célia et Eléanore Weiss.

— Attendez… ça ne me dit rien. Ces personnes sont en préparation chez nous en ce moment ?

— Cela date d’il y a deux ans.

J’ai appelé sans réfléchir au préalable à ce que je voulais réellement lui demander.

— Elles vous ont été amenées suite à un accident de voiture, continué-je, c’était le 19 août 2018.

— Monsieur, qu’est-ce que vous voulez savoir, au juste ?

Je cogite une seconde avant de l’interroger :

— Est-ce que vous avez pris des photos des corps ?

— Nous n’effectuons pas d’autopsie, Monsieur, si c’est votre question.

— Non, je me demande seulement si vous sauvegardiez des photos des corps que vous prépariez.

— Non, nous n’en prenons pas.

Je cherche maintenant quelles autres informations me seraient utiles, je ne veux pas raccrocher tout de suite.

— Mais vous m’avez dit qu’il s’agissait d’un accident de la route, non ? reprend-il.

— Oui.

— Alors c’est la gendarmerie que vous devriez contacter. Ce sont eux qui, sur les lieux de l’accident, prennent des photos des corps.

Je repense à la désincarcération des corps, ai-je vu des flashs ou un gendarme prenant des photos ? J’étais interrogé à ce moment-là, alors il est fort probable que je n’y ai pas fait attention. D’ailleurs, le seul souvenir que j’ai est le passage des corps recouverts.

— Je vous souhaite de trouver ce que vous cherchez…

— Attendez, le coupé-je, est-ce que vous savez s’il est possible de faire exhumer un corps ?

— Pardon ?

— Est-ce que c’est à vous que l’on doit faire la demande ?

— Ah non.

— Vous pouvez m’éclairer ? l’interrogé-je.

— Il y a deux raisons valables pour que ce genre de requête soit acceptée. Soit il s’agit d’une réclamation judiciaire, car cela répond à un besoin concernant une enquête. Soit c’est une démarche à faire auprès de votre mairie, si vous désirez faire enterrer les corps dans un cimetière plus proche de votre domicile.

Elles ont été inhumées dans le cimetière le plus proche de chez moi… et je n’ai pas déménagé depuis. Quand bien même je me serais domicilié chez Maud, la distance ne serait pas suffisante pour que la requête soit acceptée.

— Je vais devoir vous laisser, Monsieur.

— Merci, articulé-je avant de raccrocher.

Il n’y a donc que la raison judiciaire possible, mais encore faut-il que j’apporte des preuves à la police…

Je consulte l’heure, il est encore tôt. Je me prépare un café et vais prendre ma douche. Dans la précipitation je n’ai pas pris de vêtements de rechange, et les seuls encore présents dans cette maison sont de vieilles affaires qu’il me gêne de porter aujourd’hui.

À la sortie de la salle de bains, je remets mes vêtements de la veille. Mon café a tiédi, je l’avale presque d’une traite et regagne ma voiture pour me rendre à la gendarmerie.

Je me rends compte que c’est la première fois que j’y mets les pieds. Même les jours qui ont suivi l’accident, les gendarmes avaient eu la délicatesse de venir à mon domicile plutôt que de me convoquer.

Je sonne à la grille et un homme en uniforme vient m’ouvrir. Je le suis jusqu’à l’intérieur et lui expose alors mon problème, il paraît gêné par ma demande.

— Je vais appeler quelqu’un, me dit-il.

Il est jeune, très jeune, même. Je m’interroge sur l'âge auquel on peut devenir gendarme, lorsqu’il revient.

— Le chef va vous recevoir.

— OK, j’attends là ?

— Non, il faut que vous alliez à son bureau.

Et le garçon reste planté devant moi.

— Pour cela, il faut peut-être que vous me l’indiquiez, non ?

— Oui, suivez-moi.

Ce que je fais. Nous traversons une salle où se trouvent plusieurs bureaux inoccupés et il s’arrête devant une porte close. Il y donne trois coups brefs avant de me dire d’entrer. M’attend à l’intérieur un homme d’une quarantaine d’années.

— Asseyez-vous, m’invite-t-il.

Le jeune homme qui m’a accompagné repart après avoir refermé la porte derrière moi.

— Je suis le commandant de gendarmerie, reprend-il, et je ne suis pas certain de bien avoir compris ce que vous cherchiez…

— Ma femme et ma fille sont décédées dans un accident de voiture il y a deux ans. D’ailleurs… je crois que vous y étiez.

— C’est possible, votre visage me dit quelque chose. C’était où, cet accident ?

— Sur la 162. Deux voitures se sont percutées, l’une a pris feu avec ma femme et ma fille à son bord. Et je crois me souvenir que c’est vous qui m’aviez interrogé sur place.

— C’est bon, je vois. Et donc, mon collègue m’a dit que vous souhaitiez consulter le dossier ?

— Oui. Tout a été très vite après l’accident, j’étais chamboulé, et je réalise maintenant que je n’ai pas eu d’explications.

— Il y a eu une enquête, il y en a toujours lors des morts accidentelles. C’est pour cela que je vous ai interrogé, et j’avais dû vous appeler par la suite.

— Non.

— Non ?

Je répète ma réponse négative.

— Alors des collègues sont venus chez vous ?

— Oui.

— Voilà, nous donnons généralement des nouvelles lorsque l’on classe l’enquête. J’essaie tant bien que mal de veiller à ce que ce soit toujours fait.

Pour être honnête, je n’ai plus aucun souvenir de ce qu’ils m’ont dit lors de leur venue. J’étais une coquille vide, à cette époque, un zombie.

— C’est possible de voir le dossier ?

Il paraît embêté, alors je reprends :

— Les dossiers d’enquête sont bien sauvegardés, non ?

— Oui, le trouver n’est pas un problème, seulement les gens passent généralement par leur avocat pour ce genre de demandes.

— C’est obligatoire ?

— Non, mais c’est un filtre.

— Comment ça ? demandé-je.

— Sinon nous croulerions sous les réclamations de réouverture de dossiers classés. C’est normal, il est toujours très difficile d’accepter le décès d’un proche, alors les gens s’interrogent souvent quelques mois ou années après.

— Je ne comprends pas…

— Que ce soit après un accident ou le plus souvent, après un suicide, les proches imaginent que la mort n’est pas accidentelle. Alors ils demandent à consulter les dossiers et remettent en cause l’avis des spécialistes. Quand ils ne réclament pas carrément le déterrement du corps !

Je me sens mal engagé.

— Donc c’est la raison pour laquelle on préfère que cela passe par un avocat, reprend-il, il sert généralement à évaluer au préalable la demande de son client. Et vu qu’il n’est pas émotionnellement concerné par l’affaire, on imagine que s’il fait malgré tout la demande, c’est que cette dernière doit être raisonnée.

— Mais moi, c’est différent.

Il paraît attendre la suite, alors je continue :

— C’est pour achever mon processus de deuil, l’acceptation de la perte d’êtres chers. Je suis à une étape où il me faut m’approprier les différents détails de l’accident afin de mieux les accepter.

L’homme souffle, puis paraît réfléchir. Je lui laisse le temps, de toute manière, je manque d’arguments.

— Laissez-moi y réfléchir, alors, mais en attendant, il va me falloir quelques infos.

— Lesquelles ?

— Noms des victimes, date et lieu de l’accident.

Je les lui donne et il enchaîne :

— Revenez cet après-midi, vous demanderez le commandant Vail et on m’appellera. Alors seulement là je pourrai vous laisser ou non étudier le rapport.

Puis il se lève, alors j’en fais autant.

— Merci, dis-je.

— Évitez de l’ébruiter, je ne tiens pas à ce que mes gars passent les prochains mois à ressortir les dossiers de tous les accidents ou suicides de la région.

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Sans Elles   Remerciements

RemerciementsNous y voilà, le fameux moment des remerciements.Alors je vais commencer par Eva, mon épouse, tu as lu Sans Elles, l’as relu, puis relu... Je sais qu’il s’agit pour le moment de ton préféré et j’espère réussir à t’en écrire un prochain que tu préfèreras encore.À Julia, tu me lis et me corriges depuis maintenant des années. Il est toujours difficile de se corriger soi-même et tu m’as encore une fois été d’une grande aide avec Sans Elles. Ton avis m’est toujours extrêmement précieux.À ma petite sœur Melody, pour ta participation dans la dernière lecture et à tes messages qui font chaud au cœur.À Ophé, sans toi ce roman ne serait probablement pas édité chez Inceptio. Tu as encore une fois su me convaincre.À Lysiah, encore une très jolie couverture à ton actif !À toute la family Inceptio, pour les superbes moments que nous passons ensemble.Puis à vous, lectrices et lecteurs. Merci de me suivre ou de me découvrir dans mes aventures littéraires. J’espère q

Sans Elles   41

41Plusieurs jours passèrent avant que toute l’affaire ne soit rendue publique. Ils ne furent pas si simples que je l’espérais. Eléanore pleurant celle qui avait été sa mère de substitution durant deux longues années, ainsi que Célia, sa maman, comme si elle ne découvrait qu’aujourd’hui qu’elle était réellement morte dans l’accident.C’est difficile de la voir souffrir. J’aimerais qu’elle soit toujours heureuse, au moins autant que je le suis de la retrouver. Seulement elle pleure sa mère comme je l’ai fait ces dernières années. Alors que c’est ensemble que nous aurions dû surmonter cette épreuve, je ne peux maintenant que compatir et la soutenir.Nous avons attendu quelques jours avant de faire revenir Sarah, et même après cela, il nous faut la tempérer afin qu’elle laisse Eléanore respirer et retrouver peu à peu une vie normale. Mais les voir jouer ensemble me fait fondre sur place. Maud suit cela avec distance, elle sait disparaître pour me laisser seul avec ma fille et apparaî

Sans Elles   40

40Nous arrivons devant le grand portail en fer forgé.— Et maintenant ? demande Maud.— On fonce, répond Caroline.C’est aussi l’idée que j’ai en tête. Les filles s’agrippent tandis que j’enfonce de toutes mes forces la pédale d’accélérateur. La voiture s’immobilise après avoir repoussé de seulement quelques centimètres les lourdes portes de métal et Maud se cogne violemment la tête contre le tableau de bord.— Continue ! crie-t-elle alors que du sang lui coule déjà d’une narine.Je l’écoute et enclenche la marche arrière. C’est à la troisième tentative que les articulations du portail cèdent enfin.Je stoppe la voiture devant la grande entrée et descends sans prendre le temps d’arrêter le moteur. Je cours jusqu’à la porte et la pousse, elle n’est pas verrouillée. Un homme se trouve là, dans le hall. Ce n’est pas Monsieur Fabre, j’en conclus qu’il doit s’agir de Christophe Mercier. Je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il déclare en m’indiquant l

Sans Elles   39

39Je laisse un message sur le répondeur de Maud pendant le trajet où je lui explique mes sérieux doutes suite à la déclaration de la femme de ménage. C’est quelques minutes plus tard que je vois qu’elle essaie de me rappeler, seulement j’arrive à la gendarmerie. Je la rappellerai.À mon entrée, je réclame aussitôt le commandant Vail. On me demande la raison et je réponds que j’ai une question urgente à lui poser. C’est le jeune homme de la dernière fois et il me reconnaît, aussi il n’insiste pas et s’en va prévenir son supérieur. Cette fois-ci, le commandant vient en personne à l’accueil.— En quoi puis-je vous aider ? me demande-t-il après les salutations d’usage.— Je voudrais faire appel à vos souvenirs concernant l’accident.Le gendarme paraît gêné, puis hésite quelques secondes, avant de m’inviter à le suivre.La porte de son bureau refermée derrière moi, il s’exclame :— Ne me faites pas regretter de vous avoir laissé consulter le dossier.—&nb

Sans Elles   38

38C’est assez bizarre de me rendre chez quelqu’un que je ne connais pas afin de lui poser des questions. Caroline me déconseille d’avertir la personne de mon passage et de tout miser sur la compassion. Ce qui lui semble naturel par son métier est loin de l’être pour moi, mais je suis motivé et je m’interdis de repartir sans rien avoir appris.Il est 9 heures lorsque je frappe à la porte. Une dame âgée d’une cinquantaine d’années m’ouvre et me sonde de bas en haut.— Bonjour Madame.— Bonjour…Elle me regarde d’un air méfiant, craignant probablement un représentant.— Vous êtes Myriam Lafarge ?— Oui, je peux vous aider ?— Je pense que oui, je m’appelle Adam Weiss.Me présenter ne déclenche aucune réaction particulière de sa part, sinon celle de l’interrogation.— J’ai perdu ma femme et ma fille dans un accident de voiture il y a deux ans, peut-être vous souvenez-vous ?— Qu’est-ce que vous voulez ? me demande-t-elle.

Sans Elles   37

37Caroline part pour se rendre au manoir. Malgré mon insistance, elle refuse que je l’accompagne et je finis par me ranger à son avis. Elle a l’air de savoir ce qu’elle fait et semble avoir une idée derrière la tête qu’elle garde pour elle. « Restez ici jusqu’à mes nouvelles, vous avez besoin de parler un peu », nous dit-elle juste avant son départ. Tandis que je repense aux rêves de Sarah et à ce que pourrait être leur explication, Maud vient près de moi et m’embrasse.— Je ne t’en veux pas, me dit-elle, je comprends ce que tu as fait.— Non, j’ai agi trop vite. Je me suis laissé porté par mes angoisses et j’aurais dû répondre à tes appels, seulement je ne l’ai pas fait parce que j’étais tourmenté et que j’avais peur de m’emporter contre toi sans raison valable.Elle prend ma main et m’attire jusqu’au canapé.— Tu veux reparler des éléments du dossier, de ce que cela t’a fait de te replonger dans l’accident ?— Ça n’a pas été simple, expliqu

Sans Elles   27

27Après quelques minutes de réflexion, je rejoins la maison et constate que Maud a rejoint Sarah à l’étage. Je me sers un verre d’eau, autrefois j’aurais pris un whisky dans un moment pareil, mais j’arrive maintenant à m’en passer. Maud doit m’entendre, car elle descend et me retrouve dans la cu

Sans Elles   26

26Je passe le week-end avec Sarah et laisse Maud profiter de la présence de son amie. Elles ont passé leur samedi après-midi à faire du shopping sans rien rapporter et nous ont honorées de leur présence pour le dîner.Les choses se sont apaisées entre Caroline et moi, la nuit a calmé mon animos

Sans Elles   25

25Les premières lueurs du soleil réveillent Sarah qui commence à remuer dans le lit. Je n’ai pas dormi, mais sens que ça peut peut-être enfin venir. Maud se lève avec sa fille, puis le temps d’un battement de paupières, elles ont disparu de la chambre. Je tends l’oreille et entends la télévision

Sans Elles   24

24J’appelle le neuropsychologue à la première heure, et par chance, il peut nous recevoir en fin de matinée. Cela me fait penser qu’il a malgré tout dû croire un minimum à mon histoire, pour accepter de me caler un rendez-vous aussi rapidement.Durant le trajet, j’essaie d’échanger un peu avec Sa

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