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Chapitre 4

Author: 15210689748
"publish date: " 2021-06-25 20:03:23
Chapitre 4

« La pauvreté et la précarité ne cessent de s’accentuer à l’extérieur de l’archipel. En raison de la pénurie des ressources, les mouvements de populations dans l’espoir d’une vie meilleure se sont nettement intensifiés. Or, nous n’avons d’autre choix que de tout mettre en œuvre pour dissuader les sans bracelet de s’approcher d’Eden Island, et ce, afin de préserver l’équilibre et l’unité de la communauté. Il est cependant à noter que les conditions de vie précaires favorisent parfois l’émergence de certains talents et compétences susceptibles d’être exploités au sein de la communauté. C’est pourquoi l’internalisation choisie peut devenir une option envisageable dans un nombre très restreint de cas. »

Extrait du journal de Jonas Samson

Le regard sombre et la mâchoire serrée, Aylan fait face au petit homme bedonnant qui se tient devant lui.

— Je veux que vous me disiez ce qu’elle a.

Aylan a beau tenter de maîtriser l’agressivité de sa voix, il n’a qu’une envie : secouer l’homme en blouse noire qui lui fait face jusqu’à ce qu’il obtienne une vraie réponse. Si tant est qu’il en ait une, ce dont il commence à douter fortement.

— Elle a de la fièvre, elle supporte mal la chaleur. Ça ira mieux quand les températures seront moins étouffantes. Je vais lui prescrire des herbes pour faire tomber la fièvre. Mais vous savez que ces herbes sont rares. Vous pouvez payer ?

— Espèce de charlatan ! La dernière fois, vos herbes ne lui ont rien fait ! Elle est de plus en plus faible.

— Je ne vous permets pas de m’insulter, s’insurge son interlocuteur. Je n’impose ma médication à personne, si vous n’en voulez pas…

Aylan s’avance vers lui et saisit par le devant de sa blouse le petit homme qui ne lui arrive même pas aux épaules.

— Je vais te payer parce que je n’ai pas le choix, mais je te préviens : si cette fois-ci si son état ne s’améliore pas…

— Aylan, je t’en prie, lâche-le…

Sa mère a quitté le lit où elle était assise avec Louna pour s’approcher des deux hommes. La tension est si palpable que le volume de la petite pièce où ils se tiennent semble rétrécir encore. Elle laisse de côté l’aversion que lui inspire le guérisseur pour s’interposer avant que la situation ne dégénère.

— Lâche-le, Aylan. Je passerai prendre les herbes tout à l’heure, j’aurai l’argent.

L’homme réajuste sa blouse sur sa panse rebondie avant de la lisser du plat de sa main potelée ornée de bagues. Puis il relève la tête pour fixer Aylan de ses petits yeux noirs tout en tripotant nerveusement l’anneau doré qui orne son oreille.

— Il se pourrait qu’un jour ce soit moi qui n’aie plus envie de soigner des gens de votre espèce, déclare-t-il d’un ton dédaigneux.

Sur ces mots, il se tourne et, en se donnant autant d’importance que le lui permet sa petite taille, sort de la maison.

— Je vais le tuer, ce nabot, menace Aylan en brandissant son poing dans le vide. Un jour, je te jure que je le tuerai… Je ne supporte pas d’être à la merci d’un être aussi répugnant…

— Calme-toi, on a besoin de lui, réplique sa mère en posant une main apaisante sur son avant-bras, il est le seul à avoir encore des herbes médicinales. Même s’il nous exploite de manière honteuse, ses herbes font quand même un peu baisser la fièvre de Louna. On n’a pas d’autre solution pour le moment.

Elle va dans le coin de la pièce pour prendre la planche de solar-surf qu’elle tend à son fils en souriant :

— Ça me semble une bonne idée, non ? Vas-y, ça te fera du bien.

Quelques minutes plus tard, Aylan, debout sur sa planche, s’élance sur les eaux houleuses de l’océan. Bien que les rouleaux soient plus imposants que la veille, il épouse adroitement la crête des panaches cristallins qui ne cessent de se former et de se déformer dans de sourds grondements. Plus il zigzague sur cet océan hostile et déchaîné, plus les tensions disparaissent comme si elles se fondaient dans les vagues. Il prolonge ce jeu avec les éléments aussi longtemps qu’il le peut. Il accélère, ralentit, accélère à nouveau jusqu’à épuiser totalement l’énergie de sa planche et celle de son propre corps. Quand il quitte l’eau bouillonnante pour retrouver sous ses pieds la sensation granuleuse du sable noir de la plage, il se sent apaisé. Il s’étend au soleil quelques instants, mais se redresse vite en entendant des aboiements. Joao court dans sa direction en compagnie de Jasper, et Aylan ne saurait dire lequel des deux a l’air le plus excité.

— J’étais sûr que je te trouverais là, dit Joao d’une voix essoufflée pendant que Jasper se jette sur lui en aboyant joyeusement. C’est Oren qui m’envoie. Il y a des étrangers qui ont débarqué dans un solavion, il est posé sur la place. J’en avais jamais vu d’aussi près. Ils sont allés voir Oren dans la maison commune, puis Oren m’a envoyé te chercher. Je suis passé chez toi et ta mère m’a dit que t’étais allé faire de la planche.

— Pourquoi veut-il me voir ? demande Aylan qui peine à ingérer toutes les informations fournies par Joao dans un débit accéléré.

— J’en sais rien. Il m’a juste dit de te ramener. Allez dépêche-toi. Vu l’allure de ces types, ça doit pas être le genre à attendre toute la journée un péquenot de ton espèce, déclare-t-il en lui tendant la main pour l’aider à se relever.

La foule massée sur la place entoure l’appareil gardé par trois hommes armés. Ce dernier, qu’on devine conçu pour fendre l’air à haute altitude, ressemble à un gigantesque rapace posé sur le sol. Ses ailes déployées, entièrement recouvertes de panneaux solaires, absorbent la lumière du soleil et les gens le contemplent comme si c’était une sorte d’oiseau fabuleux. Un des hommes repousse sans brutalité un enfant qui tend la main pour toucher la queue de l’appareil.

— S’ils ont peur qu’on leur pique, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles, je ne vois pas qui parmi nous serait capable de conduire un tel engin ! remarque Joao en passant à côté.

Les deux garçons pénètrent ensuite à l’intérieur de la maison commune, un bâtiment grossièrement blanchi à la chaux qui ne diffère en rien des autres habitations du bourg, si ce n’est que ses dimensions sont plus imposantes. Ils sont introduits dans une pièce sommairement meublée de quelques étagères en bois et d’une table entourée de bancs. Quatre hommes se tiennent là. Il y a Oren, dont la longue chevelure est emprisonnée dans une tresse, et trois autres hommes en uniformes noirs. Hormis la présence d’une cicatrice sur le front de l’un d’entre eux, Aylan les trouve parfaitement identiques avec leurs visages lisses, leurs cheveux coupés courts et leur air impassible. Oren lève les yeux vers les deux garçons. Il semble tendu, mais c’est d’une voix très douce qu’il s’adresse à eux :

— Approche-toi, Aylan. Joao, je te remercie de l’avoir amené jusqu’ici, mais je vais te demander d’attendre ton ami sur la place.

Il attend que Joao quitte la pièce pour enchaîner d’un ton neutre :

— Les personnes ici présentes sont venues pour te parler.

Aylan regarde Oren avec étonnement, mais ce dernier se contente de le fixer sans rien ajouter. L’un des hommes s’approche de lui alors que les deux autres restent au fond de la pièce, les mains croisées dans le dos. Aylan prend le temps de le jauger. Il est si différent des adultes qui l’entourent habituellement qu’il est difficile de lui donner un âge. Dans les quarante ans, peut-être. Tout chez lui, de son uniforme à la coupe de ses cheveux, semble parfaitement lisse et aseptisé.

— Bonjour Aylan. Je me nomme Naom 398. Comme tu peux t’en douter, je viens d’Eden Island. Je suis ce qu’on appelle un recruteur. Pour faire court, ma fonction consiste à repérer de jeunes gens particulièrement doués dans divers domaines. Je t’ai observé à plusieurs reprises et j’ai une proposition à te faire : je voudrais que tu intègres l’équipe de solar-surf d’Eden Island.

Aylan demeure parfaitement immobile, la proposition est si inattendue qu’il a l’impression d’avoir perdu l’usage de la parole. Depuis que Joao est venu le chercher sur la plage, il s’est demandé pourquoi ces hommes voulaient le voir, mais jamais il n’aurait imaginé une telle proposition. Quelques instants auparavant, il ne savait même pas qu’il existait une équipe de son sport favori à Eden Island ! Ne sachant comment réagir, il se tourne vers Oren qui se contente d’afficher une mine indéchiffrable puis regarde l’homme qui lui fait face.

— Attendez, j’ai un peu de mal à suivre, là… Pour commencer, vous dîtes que vous m’avez observé à plusieurs reprises ? Vous êtes déjà venu assister à des compétitions ? C’est la première fois que je vous vois ici.

— Je ne t’ai pas vu directement, si c’est la question que tu te poses. Mais nous avons des caméras aériennes… enfin… ces détails n’ont aucun intérêt pour l’instant. Quels que soient mes moyens d’observation, je sais que tu as un grand potentiel, même si tu as besoin d’un entraînement plus professionnel.

Aylan secoue la tête.

— Pourquoi voudriez-vous que j’accepte votre proposition ?

L’homme le regarde fixement quelques secondes avant de répondre :

— Parce que ce serait une grande chance pour toi. La plupart des sans bracelet…

— Des quoi ?

— Les sans bracelet, c’est ainsi que nous nommons les personnes qui ne vivent pas sur Eden Island. La plupart d’entre eux rêvent de venir sur l’archipel.

— Ça veut dire que j’aurai un bracelet au poignet et que je devrai obéir à des ordres ? demande Aylan en le défiant du regard.

— C’est une façon très caricaturale de présenter les choses, réplique l’homme avec une lueur amusée dans le regard. Les habitants d’Eden Island sont très heureux d’œuvrer pour le bien commun et leur quotidien est très agréable. Ils ont accès à des choses que tu n’imagines même pas.

L’homme balaie la pièce d’un air quelque peu dédaigneux.

— La vie est très précaire ici, reprend-il, et les choses risquent de très vite empirer. Ce que je te propose, c’est la chance d’une vie meilleure pour toi et ta famille.

— Ça veut dire que ma mère et ma sœur pourraient venir avec moi ?

— Non, c’est impossible, répond l’homme d’un ton ferme, nous n’intégrons jamais des familles, seulement des individus isolés pour que l’adaptation soit plus immédiate. Mais ta mère et ta sœur recevraient une aide substantielle ainsi que tout le village, d’ailleurs. On dédommage toujours généreusement les communautés qui nous fournissent du sang neuf !

— Du sang neuf ? C’est comme ça que vous me voyez ? demande Aylan en le fixant dans les yeux.

L’homme esquisse un mince sourire.

— En quelque sorte, oui, même si on peut appeler les choses autrement. Les éléments nouveaux, quand ils s’adaptent bien, insufflent de la vitalité à notre communauté. Le sang neuf, c’est juste une image !

Aylan balance sa tête de gauche à droite.

— Jamais je ne me séparerai de ma famille. N’y comptez pas un seul instant ! Si je suis le seul but de votre visite, je crois que votre mission est terminée !

Le dénommé Naom ne semble cependant pas du tout impressionné par le ton déterminé de l’adolescent qui lui fait face.

— Nous sommes venus en amis, réplique-t-il d’une voix neutre, je te laisse dix jours pour réfléchir à ma proposition. Je comprends que cela te paraisse brutal et inattendu, prends le temps de réfléchir. Mais pense bien que tu pourrais améliorer non seulement ta propre vie, mais aussi celle des autres. Je n’attends pas de réponse aujourd’hui, tu me la donneras à mon retour.

— Mon ami Joao rêve de venir à Eden Island, pourquoi ne pas lui proposer ? Il est très fort lui aussi, vous devez le savoir puisque vous nous espionnez, réplique Aylan en le défiant du regard.

— Nous connaissons Joao. Nous l’avons observé aussi, c’est vrai, mais c’est toi que nous voulons ! Toi seul. Tu sembles en colère alors que tu devrais être flatté.

Sur ces paroles l’homme quitte la pièce, suivi par les deux autres. Ils s’engouffrent dans le solavion sans prêter la moindre attention aux gens massés sur la place. Quelques instants plus tard, sous les yeux fascinés de la foule, l’engin s’élève verticalement dans le ciel sans faire le moindre bruit et, quand il a atteint une hauteur suffisante, disparaît à l’horizon à une vitesse prodigieuse.

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