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Chapitre 21Vision

Author: 15210689748
"publish date: " 2021-06-25 20:56:51
Chapitre 21Vision

— Je vous avais demandé de ne pas lui faire de mal, s’exclame une voix féminine.

Je cherche des yeux le physique de cette voix, mais à part les trénones et moi, je ne discerne personne. Je plisse les yeux pour y voir plus clair. Cette pièce a beau être spacieuse, elle n’en est pas moins très sombre. Mais la luminosité se fait soudain plus vive. Un nébor vient de brancher l’un de ces fils à une prise située un peu plus loin. Je peux désormais discerner avec plus de précision ce qui se dresse en face de moi. C’est un immense rideau rouge, fait de velours. Il couvre la distance du sol jusqu’au plafond, et de part et d’autre des extrémités de la salle. Cette pièce me fait penser à une scène de théâtre. Un rond lumineux y est réfléchi. Un projecteur doit certainement se trouver au fond de la salle. Et derrière le rideau, je ne tarde pas à distinguer une forme humaine. La mise en scène est identique à celle des spectacles de danse que ma meilleure amie et moi adorions aller voir. Les danseurs se trouvaient derrière un voilage et l’on ne voyait que leur silhouette. Observer toutes ces ombres bouger au rythme de la musique, sans parvenir à distinguer leur visage ou bien la couleur de leurs costumes, était vraiment beau à voir. Sauf qu’ici, ce n’est pas une danseuse en tutu que je distingue.

C’est une grande silhouette féminine. Soudain, elle lève un bras. Écarte les doigts. Et le nébor m’ayant balancé le choc électrique se met à suffoquer. Ces fils grésillent dans tous les sens, de petites particules d’électricités s’échappant ici et là. La silhouette ferme le poing. Le nébor s’écroule par terre, la nuque brisée. Une faible explosion retentit, et le trénone part en fumée sous mes yeux ébahis. Je devrais avoir peur. Je devrais arborer des yeux effrayés, et pourtant, je ne peux pas m’empêcher d’admirer les pouvoirs de cette personne. Cette dernière vient de tuer l’un de ses nébors à distance. Elle baisse son bras et le repose le long de son corps, tranquillement, comme si tuer faisait partie de ses habitudes. Et qui sait, peut-être que c’est bien le cas.

— Voici ce qui arrive aux personnes qui ne respectent pas les règles, annonce-t-elle.

Sa voix me donne des frissons glacés dans le dos. Je n’en avais encore jamais entendu de telle, qui pouvait donner la chair de poule à ce point. Qui pouvait montrer puissance, mépris et hostilité à la fois. C’est comme si cette voix reflétait l’énergie négative qui l’habite. Je n’ai maintenant aucun doute quant à l’identité de la silhouette qui se tient derrière le rideau. Harmonie. La Démone d’aujourd’hui.

— Nous devons parler, toi et moi, poursuit-elle en me pointant du doigt.

Je ne réponds pas. Que pourrais-je bien lui dire, de toute manière ?

— Je te souhaite tout d’abord la bienvenue dans l’Imposant. Tu excuseras mes adorables petits trénones, ils n’ont pas vraiment le sens de l’hospitalité ! rigole-t-elle.

Elle marque un temps d’arrêt, probablement pour instaurer une évidente sensation de crainte, puis elle reprend :

— Je ne suis pas contente, Evalina. Je t’avais demandé de venir seule.

— Ce n’est pas comme si je connaissais le chemin.

Je n’ai pas pu m’empêcher de lui répondre sur un ton tranchant. La Démone pose ses mains sur ses hanches.

— Je suis heureuse de t’entendre parler… Pendant un instant, j’ai cru que l’un de mes adorables petits trénones t’avait coupé la langue ! ricane-t-elle. Pour notre discussion, cela aurait été bien dérangeant. Tu ne crois pas ?

— Où est ma sœur ? demandé-je de but en blanc.

Je ne veux pas perdre plus de temps que je n’en ai déjà perdu à l’Isolement. Malheureusement, Harmonie ne semble pas du même avis.

— Qui ? Oh, ta sœur ! s’exclame-t-elle d’une voix perfide. Cette petite blonde aux yeux bleus !

Elle pose un doigt sur ce que je devine être ses lèvres.

— Tessie... Tassie... Qu’est-ce que c’était, déjà ? Je ne m’en souviens plus.

Je serre les poings de colère. Ne surtout pas rentrer dans son jeu.

— Tessia. Elle s’appelle Tessia.

— Tessia ! répète-t-elle en se frappant le front. Mais bien sûr, comment ai-je pu oublier ça ?

Elle marque une pause et sort un petit objet qu’elle s’empresse de passer sur ses lèvres. Je crois qu’elle est bel et bien en train de se mettre du rouge à lèvres. Comme si elle ne pouvait pas faire ça à un autre moment ! Puis elle finit par me dire :

— Elle n’est pas ici.

Je fronce les sourcils.

— Si, elle est ici. Et je suis venue pour la récupérer !

— Je t’avais demandé de venir seule. Tu as enfreint ma règle, et pour ça, tu mériterais la peine de mort. Estime-toi heureuse d’être toujours en vie. Mais je n’ai guère le choix, j’ai besoin de toi vivante ! Sais-tu pourquoi ?

— Je veux savoir où est Tessia, répété-je, la voix remplie de colère.

— Très bien, je vais te dire pourquoi, poursuit-elle, sans faire aucunement attention à ma remarque. Je ne t’ai pas fait venir ici dans le but de t’échanger contre ta sœur. Je veux que tu me rejoignes !

— Que je vous rejoigne ?

Je ne suis pas sûre de comprendre ce que cela signifie. Du moins, j’espère me tromper. La Démone esquisse un pas vers la gauche et hoche la tête.

— Connais-tu l’histoire de la création de la toute première Gémone ?

Je reste silencieuse. Bien sûr que je la connais. Mais je ne suis pas venue ici pour participer à des cours d’histoire. Je suis là pour récupérer ma sœur, et cette Démone commence vraiment à me taper sur le système.

— Tu as perdu ta langue ? Je te pensais un peu plus cultivée que ça ! s’offusque-t-elle en portant une main à son cœur. La toute première Gémone est née de la fusion d’une flamme de l’ange et du démon. Ce qui signifie qu’elle détient aussi bien un immense potentiel de noirceur que de lumière. Jusqu’ici, les quelques Gémones existantes se sont toutes tournées vers cette dernière. Il est temps que cela change.

— Et pourquoi accepterais-je de venir vivre ici, avec vous ? Pourquoi accepterais-je de devenir aussi folle que vous ?

La Démone secoue lentement la tête de droite à gauche.

— Voyons Evalina, ne me dis pas que tu n’as jamais ressenti l’appel de la noirceur ! Ne me dis pas que tu n’as jamais eu de pensées meurtrières et que tu n’as pas fait de rêves bizarres à l’Isolement...

Je déglutis. Que suis-je censée répondre à ça ? Je ne peux pas lui donner tort. J’ai certes ressenti un puissant sentiment de démangeaison lorsque je me suis retrouvée face à la grande porte noire de l’Imposant, et j’ai peut-être bien eu plusieurs pensées meurtrières à l’égard de la Démone, mais j’estime que c’est normal. Qui n’en aurait pas ? En revanche, je ne comprends pas le rapport avec mes rêves à l’Isolement.

— Vois-tu, l’Isolement est un endroit bien étrange. Ce n’est pas une prison comme les autres, explique-t-elle. Elle fait ressasser de vieux souvenirs à tous ceux qui seraient susceptibles de goûter un jour ou l’autre aux ténèbres. Autrement dit, à tous ceux qui ne sont pas très stables psychologiquement. Tes intentions, ma petite Evalina, ne doivent pas être très pures si les souvenirs t’ont envahi l’esprit.

Non, mes intentions sont pures. Je ne suis pas du tout tentée par les ténèbres. J’ai peut-être effectivement rêvé d’un souvenir datant de mon enfance, mais ça ne veut strictement rien dire. Coller des chewing-gums sur une chaise, ce n’est pas ce que j’appelle basculer du mauvais côté. La solitude que j’ai ressentie lors de mon réveil, en revanche, serait susceptible de me faire partir en vrille. Je ne m’imagine pas vivre cela durant des mois entiers.

— Si tu penses à la façon dont tu pourrais démentir mes propos, sache que j’ai une tout autre preuve à t’apporter. Et celle-ci, tu ne pourras pas la nier.

La Démone marque une pause, laissant au doute et à la peur le plaisir de s’installer en moi. Je serre les poings. Quoi qu’elle puisse me dire, elle ne réussira jamais à me convaincre de la rejoindre. C’est peine perdue.

— Tes émotions, lâche-t-elle distinctement. La tristesse et la colère te sont familières, n’est-ce pas ? Pense à ce que tu as fait lorsque tu croyais que ta sœur était à l’Isolement et que tu peinais à trouver une porte d’entrée. Tu as brisé le sol… Tu ne sais pas comment, mais tu l’as fait !

Elle esquisse un pas vers la droite, afin de revenir pleinement dans la lumière.

— Et cette perte de contrôle, sache que je l’ai vécu aussi. Tes émotions deviennent trop fortes, bien trop puissantes pour être contenues dans ton petit corps. Tu as besoin de les laisser sortir, c’est vital ! Mais tu n’es pas obligée de tout détruire autour de toi. Je pourrais t’apprendre à contrôler tes émotions, si tu te joignais à moi. Je pourrais t’apprendre tout un tas de choses que la reine elle-même ne saurait faire, pour la simple et bonne raison qu’elle n’a jamais vécu cette perte de contrôle ! Contrairement à nous.

Je suis pendue à ses lèvres. Je bois chacune de ses paroles, sachant pourtant pertinemment que c’est dangereux. Ce qu’elle a décrit est exactement ce que j’ai ressenti en brisant le sol. Mais je ne me laisserai pas tenter. Elle manie peut-être très bien l’art des grands discours, mais je ne peux oublier ce que je risque de devenir si j’emprunte son chemin. Une nouvelle menace pour le royaume de Réturis. Voilà ce qui m’attend si je l’écoute.

— Qui vous dit que lorsque mes émotions s’expriment, c’est mon potentiel de noirceur qui les fait ressortir ? Et non pas celui de la lumière ?

— Parce que toutes les émotions que tu exprimes sont des émotions négatives. La tristesse et la colère sont différentes de la joie et de l’amour.

J’aimerais me boucher les oreilles pour ne plus l’entendre. Elle ne dit que des vérités, et je ne sais plus quoi penser. Elle a raison sur tous les points. Elle me comprend, mais je ne dois pas m’allier à elle. Et puis, que diraient les Surnaturels s’ils me voyaient rejoindre l’ennemi ? Je ne peux pas leur faire cela. Je ne peux pas rejoindre celle qui a kidnappé Tessia et tué mes parents ! D’ailleurs, je compte bien profiter de cet entretien privilégié avec la Démone pour obtenir des réponses les concernant.

— Vous avez tué mon père et ma mère ! Vous pensez vraiment qu’après ça, je vais accepter de faire équipe avec vous ?

— Tu m’en vois navrée, me répond-elle, sans pour autant adopter une seule once de regret dans la voix. Ils n’étaient que des dommages collatéraux.

— Je vous demande pardon ? éructé-je.

La colère vient de ressurgir tel un torrent en furie. Ils n’étaient que des dommages collatéraux... Et puis quoi, encore ? Si je lui crevais un œil et que je lui disais que ce n’était qu’un malencontreux dommage collatéral ?

— Les Surnaturels avaient reçu l’ordre de te suivre pour un délai d’un mois entier. Ombelline voulait savoir si tu étais digne d’une Gémone, elle voulait te tester. Mais, vois-tu, j’élabore mon plan depuis déjà un sacré bout de temps... Je ne pouvais pas me permettre d’attendre un mois de plus. Je ne suis pas très patiente, minaude-t-elle, jouant avec les mèches de ses cheveux. J’ai donc pris la lourde décision de mettre le feu à ta maison. C’était le seul moyen pour que les Surnaturels rappliquent. Mais tu peux me remercier ! Tes parents ne sont pas morts brûlés vifs. J’ai abrégé leur souffrance, avec mon instrument préféré. D’ailleurs, tu aurais mieux fait de t’abstenir de le toucher. C’est de là que le poison de désaltra est entré dans ton corps.

Voilà qui répond à l’une de mes nombreuses questions. Jusqu’ici, je n’avais jamais compris pourquoi je m’étais évanouie à mon entrée dans le Majestueux. Je n’avais croisé aucun désaltras, et pourtant, je m’étais retrouvée avec leur poison dans mes veines. Je n’aurais jamais dû toucher à cette fourche.

— Ta petite sœur a entendu le bruit de leurs cris agonisants, poursuit Harmonie. Elle est descendue, a découvert les corps, et t’a appelé immédiatement. La pauvre était complètement sous le choc, rigole-t-elle. Et puis l’idée m’est venue de la ramener avec moi. On ne sait jamais, la sœur de la Gémone peut toujours servir !

— Vous avez tué mes parents dans le simple but que je rejoigne Réturis plus vite que ce qui était prévu ? Tout ça, parce que vous n’avez pas eu la patience d’attendre ? Vous auriez pu épargner mes parents en les faisant sortir de la maison ! m’écrié-je. Il y avait d’autres solutions !

— En effet. Mais j’avoue que voir les autres souffrir me procure un intense sentiment de satisfaction ! s’esclaffe-t-elle de plus belle. En attendant, mon plan a fonctionné. Tu es bien là, en face de moi !

— Vous avez eu ce que vous voulez. Alors, rendez sa liberté à ma sœur !

Cette Démone me rend dingue. Peur, tristesse, confusion, vengeance, colère. Tout se mélange en moi. Je ne sais plus où donner de la tête. Comment une telle personne peut-elle exister ? Comment peut-on se réjouir de la souffrance et du malheur des autres ?

— Ta sœur n’était qu’un simple appât pour t’attirer jusqu’à moi. Mais figure-toi que je viens de me rendre compte qu’elle peut encore m’être utile ! Je la garde, proclame-t-elle.

— Vous ne pouvez pas faire ça ! hurlé-je. Laissez-la partir ! Quoi que vous fassiez, jamais je ne vous rejoindrai !

J’entends la Démone rire depuis l’autre côté de son rideau. Comment peut-elle s’esclaffer dans un moment pareil ? Si seulement je pouvais me lever et aller arracher ce fichu voilage rouge afin de lui mettre une bonne raclée ! Mais les nébors me surveillent toujours aussi consciencieusement, prêts à me balancer une décharge électrique à la moindre tentative.

— Ma pauvre Evalina, dit-elle, tout en se déplaçant hors du cercle lumineux.

Je n’aperçois plus son ombre. Je peux seulement entendre le bruit de ses pas sur le sol. Ils diminuent, s’arrêtent, puis repartent à nouveau. Elle reprend place dans le cercle lumineux et je constate qu’elle tient désormais une arme dans sa main droite. La même que celle qui a servi à tuer mes parents. Cette fameuse fourche électrisée. Je reconnaîtrais sa forme entre mille. Elle me poursuit jusque dans mes plus profonds cauchemars.

— Tu t’effondres déjà à la simple idée que ta sœur séjourne un peu plus longtemps que prévu dans mes appartements, continue-t-elle, tout en caressant sa fourche. J’ai pourtant imaginé quelque chose de bien pire pour te faire entendre raison ! Je savais que tu refuserais de te joindre à moi. Il t’en faut plus pour te convaincre.

Elle penche sa tête de côté, semblant examiner avec minutie sa fourche adorée. Elle passe et repasse sa main gauche dessus, la promenant lentement sur les trois petits pics électrisés.

— Amenez-la, ordonne-t-elle subitement.

Deux nébors quittent la pièce. Amener qui ? Les trénones ne tardent pas à revenir, traînant derrière eux une silhouette qui m’est douloureusement familière. J’ai beau me dire que ce n’est pas possible, qu’elle ne peut pas être là, je dois me rendre à l’évidence. La pauvre est dans un sale état. Ses vêtements sont déchirés par endroits, du sang séché est collé sur son joli minois, et ses boucles brunes – que je trouvais si jolies – sont maintenant coupées n’importe comment. Ses magnifiques yeux bleu clair sont agrandis par la peur. Nos regards se croisent. Je vois à la fois l’incompréhension, la joie et l’espoir traverser son regard. Elle veut parler, mais le bâillon que la Démone lui a mis étouffe ses mots. L’angoisse me noue le ventre. Les nébors apportent son corps frêle et amaigri devant le grand rideau rouge. Juste sous la silhouette d’Harmonie. Et le mauvais pressentiment que j’avais se confirme lorsque la mémoire me revient. Cette pièce. Ce grand rideau. Je sais ce qui va se passer. Je l’ai vu dans l’une de mes visions, lors du pique-nique organisé par mes amis dans le parc. Cette fameuse journée où tous les terriens avaient les yeux dorés.

Poussée par un instinct de protection, je me relève et donne un grand coup de poing au nébor sur ma droite. Ce dernier est propulsé à l’autre bout de la pièce. Je fais de même avec celui de gauche. Je tente de réduire la distance qui me sépare du grand rideau rouge, quand une armée de nébors me bloque littéralement le passage. J’ignore combien ils sont. Je reçois plusieurs décharges électriques lorsque je fonce finalement dans le tas, et je m’affale sur le sol froid, plissant les yeux de douleur. Je ne dois pas baisser les bras. Je dois agir, ou bien ma vision se réalisera. Je relève la tête, prends appui sur mes bras tremblants, et c’est à ce moment précis que la fourche électrisée transperce le rideau.

— Non ! hurlé-je.

Les nébors me maintiennent à terre avec leurs fils et me forcent à la regarder se faire poignarder le dos par la fourche. À l’entendre hurler, jusqu’à s’en casser les cordes vocales. À l’observer se vider de son sang sur le sol. Et à la regarder mourir sous mes yeux.

— Voici ce qui arrivera à tous tes proches si tu ne me rejoins pas très vite, déclare Harmonie.

Elle retire la fourche électrisée dans un bruit de succion, et balance le corps devant elle. Je regarde cette dernière s’écrouler au sol en expirant son dernier souffle. Toute forme de vie disparaît alors de ses beaux yeux bleus. La douleur me déchire le cœur. Je refuse d’y croire. Mon amie. Roxana. Inerte.

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