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Chapitre 35Rapprochement et detournement

Author: 15210689748
"publish date: " 2021-06-25 20:56:57
Chapitre 35Rapprochement et detournement

S’il te plaît, Angie, on a besoin de votre aide.

— Qu’est-ce que tu fais ? me demande Sean, toujours occupé à rassurer Bastian.

Je rouvre les yeux et attends quelques secondes avant de lui répondre, laissant mes pupilles s’habituer à l’obscurité. Cela faisait un moment que j’avais les paupières closes.

— J’essayais de contacter Angie par la pensée, expliqué-je. Mais je crois que c’est inutile, ça ne fonctionne pas.

C’est sans doute au-dessus de mes capacités. S’il m’avait entendu, il serait là, non ?

— Les animaux de notre royaume sont capables de pratiquer entre eux l’appel par la pensée afin de rallier les autres lorsqu’il est question de danger ou de violation des frontières. Si les animaux peuvent le faire, je pense que tu peux y arriver aussi, m’encourage-t-il.

Je le remercie d’un faible sourire, désespérée à l’idée de rester ici encore plusieurs heures. Ça commence à faire un bout de temps que nous sommes là. Apolline n’émet plus aucun cri de douleur, elle s’est évanouie, sa tête reposant toujours sur mes genoux. Si nous ne sortons pas très vite, elle va finir par se vider de toutes ses forces sur le sol humide de cette grotte. Aucune de nous deux n’arrive à cicatriser. Mes bras me font certes moins mal, mais les brûlures et les cloques sont toujours présentes.

Je jette un œil à Bastian, recroquevillé contre les rocs de l’entrée. Il ne dit pas un mot, il ne bouge pas. Il a sûrement dû prendre sur lui et se calmer. Enfermer un claustrophobe dans une grotte n’est pas la meilleure idée que j’ai pu avoir. Enfin, je suppose qu’il l’est... Sinon, pourquoi aurait-il réagi ainsi ?

— Tu penses qu’on va rester ici encore combien de temps ? soupiré-je, m’adressant à Sean.

Ce dernier hausse les épaules et passe une main dans ses petites boucles rousses, l’air hagard.

— Je n’en sais rien. Les renforts ne devraient normalement plus tarder à nous trouver.

Il s’interrompt, un peu hésitant, avant de reprendre :

— Je te promets que tu reverras ta sœur, Evalina.

— Pourquoi ai-je l’impression du contraire, alors ?

— Fais-moi confiance. Depuis toujours, le Majestueux réunit les frères et sœurs. Tu la reverras.

— Le Majestueux réunit les frères et sœurs ? Qu’est-ce que ça veut dire ?

Sean hausse les sourcils et écarquille ses yeux bleus. Il a visiblement l’air surpris que je n’en sache rien.

— Tu ne t’es jamais demandé par quel heureux hasard mes deux sœurs et moi avons été choisis en tant que Surnaturels, alors qu’il existe des milliers d’autres adolescents dans ce royaume ?

Je réfléchis un court instant, avant de secouer la tête négativement. À Réturis, il y a une chance sur des milliers de devenir un Surnaturel. La probabilité est donc très faible. Je n’y avais jamais vraiment songé...

— Comme je viens de te le dire, le Majestueux réunit les frères et sœurs, poursuit Sean. Si un membre d’une famille est choisi pour devenir l’un des huit Surnaturels, et que ce membre a des frères et sœurs âgés de seize à dix-neuf ans, alors ils deviennent eux aussi des Surnaturels.

— Mais pourquoi ? demandé-je.

— Parce que la séparation est souvent très douloureuse. Le jour où nous devenons un Surnaturel, Ombelline nous arrache à notre famille. Alors, quand le Majestueux a la possibilité d’amener nos frères et sœurs avec nous, il le fait.

— Je ne comprends pas pourquoi elle agit ainsi. Elle pourrait au moins vous laisser leur dire au revoir !

— Elle le fait. Enfin, ça dépend des moments. Et de la personne. Mais nous l’acceptons, parce que nous n’avons pas le choix. C’est le prix à payer pour ce que nous sommes.

Sean baisse le regard. Cela doit probablement faire remonter à la surface de tristes souvenirs.

— Tu n’as jamais cherché à revoir tes parents ? le questionné-je.

Il esquisse un sourire amusé et me répond :

— Moi, non. Mais je sais que certains ont déjà essayé, sans trop de succès. Nous ne partons du Majestueux que sur ordre de la reine ou d’Ombelline. Il est très difficile de pouvoir s’en éclipser sans autorisation.

Pourtant, je me souviens de ce que m’avait dit Edden, ce fameux jour à l’infirmerie. Il m’a avoué être retourné chez lui un soir pour découvrir que sa mère n’y était plus, emportée pour l’asile psychiatrique. Et maintenant, il ignore si elle est encore en vie. Si Sean pense que personne n’a réussi à quitter le Majestueux pour aller revoir sa famille, c’est qu’Edden n’a pas dû en parler. Je suis sans doute la seule à être au courant.

— Pourquoi n’as-tu jamais cherché à les retrouver ?

— Tout simplement parce que je ne les ai jamais perdus, me répond-il, amusé face à mon visage interloqué. Tu n’es sûrement pas au courant, mais les enfants de la reine deviennent presque obligatoirement Surnaturels.

Il s’interrompt et me laisse le temps de percuter. L’information monte progressivement jusqu’à mon cerveau… Sean est le fils de Candélaria ! C’est un prince. Je le regarde soudainement d’un autre d’œil. Je le redécouvre. J’observe ses petits yeux bleu clair, ses cheveux roux, ses lèvres pincées et son nez retroussé, ainsi que ses taches de rousseur. C’est vrai qu’il ressemble beaucoup à Candélaria. La reine me rappelait souvent quelqu’un, mais je n’arrivais jamais à mettre un nom dessus.

— Donc votre famille est au complet. Vous vous voyez tous les jours.... Mais les autres ne voient plus personne ? Je trouve ça injuste ! ajouté-je.

Sean hoche la tête.

— Au début, les autres nous jalousaient, mes sœurs et moi. Comme toi, ils trouvaient ça injuste. Il leur a fallu du temps pour accepter ça. Ils refusaient même de nous adresser la parole, nous considérant comme des privilégiés ! Surtout Edden. Lui, il nous détestait, murmure-t-il. Mais finalement, les choses se sont arrangées.

J’ai du mal à m’imaginer Edden détester Apolline, Cassie, ou bien encore Sean. Pour qu’il refuse de parler aux enfants de la reine, il devait être terriblement jaloux. Sa mère doit lui manquer bien plus qu’il ne le laisse paraître.

— Tu sais, il n’y a pas que de mauvais côtés dans le fait d’être un Surnaturel, sourit-il. Tes capacités sont décuplées et un pouvoir t’est donné, tu peux sauver les autres ! Tu ne te sens plus impuissant face au danger et tu n’es plus obligé de te cacher ! Mais, plus important encore, tu apprends à gérer ta peur.

Il n’a pas tort... Sean arrive toujours à voir le bon côté des choses. Mais même si je passe un bon moment à discuter avec lui, je ne serais vraiment pas contre sortir d’ici. Et comme si le ciel avait entendu ma prière, les rochers bouchant l’entrée de la cavité commencent à se mouvoir. Sean se décale brusquement et relève Bastian. Ce dernier affiche une profonde expression de soulagement. Je suis bien tentée de me redresser moi aussi, mais Apolline est toujours sur moi. Une grosse explosion retentit alors, envoyant une multitude de bouts de roches dans notre direction. Mais avant qu’ils n’aient pu nous atteindre, ils s’évaporent en petits nuages d’eau et retombent au sol en minuscules gouttes de pluie.

Je n’ai jamais rien vu de tel ! C’est l’œuvre d’un étrange appareil en zigzag que tient Edden, à l’entrée de la grotte. Il le lâche brusquement et se précipite vers Bastian. Tous deux étant liés par le Deuxième Souffle, je comprends l’inquiétude qui se lit sur le visage du Fidèle. Ce dernier passe un bras autour du Surnaturel et le guide gentiment vers la sortie, à la lumière du jour. Sean, n’ayant plus besoin de garder un œil sur Bastian, me rejoint bien vite et s’accroupit aux côtés de sa sœur, l’air inquiet. Apolline est de nouveau consciente, sans doute le fait du bruit de l’explosion. Son visage est pâle. Ses lèvres sont gercées, et elle ne cesse de claquer des dents. En portant une main à son ventre, un rictus de douleur vient déformer ses traits délicats. Elle n’a même plus la force de sortir le moindre son.

— Elle est en hypothermie, annonce Zéphyr.

Ce dernier nous rejoint et ne tarde pas à placer une main sur le front d’Apolline et l’autre en dessous de son menton, afin d’enclencher le processus de guérison. Il ferme les yeux pour se concentrer. Quelques secondes s’écoulent avant qu’il ne les rouvre, dévoilant une lueur rouge. Je peux sans mal deviner la douce chaleur qui le parcourt actuellement pour venir se nicher dans le corps de la Talentueuse et guérir les cellules mal en point. La brûlure sur son ventre s’estompe petit à petit et le visage d’Apolline reprend des couleurs. Elle redresse sa tête pour que je puisse me relever, ce que je m’empresse de faire. Apolline remercie Zéphyr d’une accolade amicale, puis accepte la main que lui tend son frère. Lorsqu’elle se remet sur ses jambes, elle chancelle, mais Sean l’anticipe. Il passe un bras autour de sa taille et la tient fermement contre lui. Apolline pose sa tête sur son épaule, puis se laisse doucement guider jusqu’à la sortie.

— Montre-moi tes bras, m’ordonne soudainement Zéphyr.

Je fronce les sourcils, avant de me rappeler mes brûlures. Je les avais complètement oubliées. La douleur s’est envolée, mais elles sont encore visibles. Je tends mes bras à Zéphyr. Il effleure ma peau brûlée du bout des doigts, et tout disparaît instantanément. J’écarquille les yeux de surprise, ébahie de ne voir qu’une simple peau lisse et uniforme.

— Comment as-tu fait ? le questionné-je, alors qu’il s’apprête à partir.

Il se tourne vers moi, ses yeux bleus me fixant d’un air énigmatique.

— Je suis le meilleur ! sourit-il.

Je laisse échapper un rire et réitère ma question :

— Non, sérieusement.... Comment as-tu fait ?

— Tes brûlures étaient superficielles, elles n’ont touché que la surface de ta peau. Si la brûlure avait été plus profonde, j’aurais dû effectuer mon rituel avec les mains. Mais sinon, il me suffit d’effleurer la peau pour qu’elle redevienne ce qu’elle était, m’explique-t-il. Satisfaite ?

Je hoche la tête et lui emboîte le pas jusqu’à la sortie de cette grotte de malheur. Une fois dehors, j’accueille avec bonheur l’air frais me caressant le visage, le respirant à pleins poumons. Edden et Maximilien sont revenus avec des Légendaires. Les dragons attendent sagement sur l’herbe sèche du territoire aride, dépliant et repliant impatiemment leurs grandes ailes. Apolline a déjà pris place avec son frère sur un cracheur d’acide. Bastian est assis derrière Edden sur un cracheur de feu et Maximilien en occupe un deuxième. Seul. Je ne vois Cassie nulle part. Elle a sans doute dû rester au Majestueux avec ma sœur. Je suis si impatiente de la revoir ! Zéphyr presse le pas pour rejoindre le cracheur de feu de Maximilien. Mes yeux se posent alors sur la silhouette du Leader, bien vivant, installé sur un cracheur de glace. Il me rend mon regard et tapote la place derrière lui, ce qui fait gronder le Légendaire de mécontentement. Vu l’ambiance du trajet de tout à l’heure, je me passerais bien de lui. Les cracheurs grondent d’impatience, avant de décoller du sol pour rejoindre les airs. Personne n’a remarqué que je n’avais absolument pas envie de faire ce qu’il reste du trajet avec Angie… Presque personne. Zéphyr semble s’apercevoir que quelque chose ne va pas et ordonne à Maximilien de redescendre le cracheur de feu de façon à ce que nous puissions l’entendre, puis il demande :

— Il y a un problème ?

— Non, il n’y en a aucun, répond Angie, descendant du cracheur de glace pour venir s’y adosser. Part devant avec les autres, on vous rejoindra.

Zéphyr nous regarde à tour de rôle, semblant hésiter, puis fait signe à Maximilien de remonter le Légendaire. Un à un, j’observe les dragons s’éloigner progressivement de nous, la boule au ventre. Je ne veux pas faire le trajet avec Angie... je me sens gênée en sa présence. Mon esprit ne semble pas vouloir se résoudre à faire abstraction de ce qui s’est passé entre nous. Quoi que j’en pense ou dise, le fait que le Leader m’ait embrassé pour gagner du temps me blesse énormément.

— Tu ne vas pas rester ici jusqu’à la fin de ta vie, rassure-moi ? Un jour ou l’autre, tu devras monter, dit-il, les bras croisés sur son torse.

Je soupire. Il a raison, je vais bien devoir monter. Je comble les mètres qui nous séparent sans pouvoir m’empêcher de le fixer du regard. Plus j’avance, et moins j’arrive à déchiffrer l’expression de son visage. Je sais qu’il veut me parler, mais je redoute le sujet de notre conversation. Je ne parviens pas à comprendre ce qu’il a en tête, c’est déstabilisant. Il est déstabilisant. Je pose mes mains sur le cracheur de glace. La rugosité de ses écailles bleues m’avait étrangement manqué. Mais avant que je n’aie pu me hisser, Angie m’arrête d’une poigne ferme.

— Attends.

— Écoute, sachant qu’il y a toute une armée de léldriques cachée quelque part dans les environs, je n’ai pas vraiment envie de rester ici !

Je me prépare à me hisser sur le Légendaire, mais il se plante directement en face de lui.

— Ils ne risquent pas de revenir, Maximilien et Edden les ont éliminés avec les cracheurs de feu, m’explique-t-il. C’est un moyen plus rapide que les dagues pour les tuer.

— D’accord, c’est très bien ! déclaré-je d’un ton qui, je l’espère, lui paraît hostile. Maintenant, si tu n’as rien d’autre à me dire, tu peux me lâcher. J’aimerais bien rentrer pour voir ma sœur, si ce n’est pas trop demandé !

Il me lâche les poignets. Je ne pensais pas qu’il obéirait.

— Tu ne t’es pas demandé comment on vous avait retrouvés ? me questionne-t-il.

Et je suis presque sûre que ce n’est pas le véritable sujet qu’il souhaite aborder.

— Franchement, Angie, peu importe. Vous nous avez retrouvés parce que vous êtes doués, ou bien... Je ne sais pas, avec ta localisation psychique ! Tu t’attends à des remerciements, peut-être ?

— Non, je n’ai pas utilisé ma localisation psychique, me coupe-t-il. Je t’ai entendue.

Sean avait raison…

— Je ne comprends pas... tu n’as jamais entendu l’appel à l’aide des autres. Pourquoi est-ce différent lorsqu’il s’agit de moi ?

— Si je le savais, je te répondrais.

Il a l’air sincère, il n’en sait pas plus que moi. Et la situation devient encore plus déstabilisante qu’elle ne l’était déjà. Pourquoi voulait-il me dire ça et qu’attend-il de moi, au juste ?

— Bon, on peut y aller maintenant ! déclaré-je.

Mais Angie me bloque toujours le passage. Il ne m’en faut pas plus pour sortir de mes gonds.

— Bon sang, Angie, c’est quoi ton problème à la fin ? T’as décidé de te mettre entre ma sœur et moi, c’est ça ? Parce que je t’assure que ce n’est pas drôle du tout ! lui craché-je au visage, les poings serrés de rage. Si tu as quelque chose à me dire, dis-le maintenant ou je te jure que je m’installe sur ce Légendaire et que je repars au Majestueux en te laissant tout seul, comme un con !

Angie semble légèrement choqué par mes propos. Il écarquille les yeux et hausse les sourcils, croisant les bras pour tenter de se redonner une contenance. J’essaie par tous les moyens de ne prêter aucune attention à son regard aigue-marine qui s’ancre dans le mien et à son corps qui se rapproche lentement de moi. Mon Dieu, je suis irrémédiablement attirée par lui. Je devrais être en colère, et non lui pardonner parce qu’il est véritablement attirant lorsqu’il me regarde de cette manière !

— Arr... arrête, bafouillé-je, le souffle coupé. Arrête de faire ça.

— De faire quoi ? me demande-t-il de sa voix grave, se rapprochant dangereusement de mon visage.

Je recule un peu, mon cœur tambourinant contre ma poitrine.

— De t’approcher de moi comme ça. Tu n’as... tu n’as pas le droit.

— J’arrêterai de me rapprocher si tu arrêtes de reculer, murmure-t-il, ses lèvres bien trop proches des miennes à mon goût.

Je m’arrête, tout comme lui. Mais la situation est plus que déstabilisante. J’ose à peine respirer. Je ne sais pas ce que cherche Angie, mais s’il souhaite me faire perdre tout contrôle sur mes paroles et mes gestes, c’est réussi. Ses yeux ne sont plus que deux lueurs rouges flamboyantes, reflétant la passion qui l’habite. Son regard vire jusqu’à mes lèvres, mais il reste immobile, à quelques centimètres seulement de celles-ci. Je meurs d’envie qu’il m’embrasse, mais il veut que ce soit moi qui prenne l’initiative.

Je n’ai qu’une chose à faire : me rapprocher. Mais est-ce vraiment raisonnable ? Que se passera-t-il ensuite ? Continuera-t-il à faire comme si de rien n’était ? Probablement. Et cette maudite phrase qui me revient en pleine figure, « Tu n’es personne. » Il se permet de me dire des horreurs pareilles, et la minute d’après, de se poster à quelques centimètres de mon visage afin de m’embrasser ? Non, ça ne fonctionnera pas !

La tension redescend aussi vite qu’elle était montée, Angie l’a bien remarqué. La couleur rouge orangé de ses yeux disparaît progressivement. Son visage s’écarte un peu du mien, et je décide de mettre un point final à ce moment. Je pose mes mains sur son torse et le repousse gentiment. Je me décale et me hisse sur le cracheur de glace. Angie lâche un soupir et monte devant moi, sans un mot. J’ai l’impression qu’il aurait voulu me dire autre chose, mais qu’il s’est finalement ravisé. Peu importe. Nous prenons alors le chemin du retour dans un silence des plus glaçants.

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