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4 MAI 2019

Автор: 15210689748
"publish date: " 2021-06-28 13:39:49
4 MAI 2019

Solveig

Le ciel est teinté de rouge et de gris. Je ne suis pas du genre à voir des présages dans ce qui m’entoure. On ne me verra jamais fuir un chat noir ou céder à n’importe quelle superstition. Mais en observant le ciel ce matin, je suis plus inquiète. Comme s’il captait une certaine gravité à la situation actuelle.

Je me suis réveillée tôt, la main sur mon portable. Mais qu’est-ce que je croyais ? Que Kristin était allée au travail de son frère dans la nuit ?

J’ai fait un cauchemar. Un homme sans tête habillé d’une chemise noire et d’un jean que mon esprit appelait Erick était en colère, perdu. Il tenait dans sa main un carnet que je reconnais à présent au premier coup d’œil.

Je décide d’aller me balader dans le parc. Il est immense et abrite une petite forêt avec un parcours de santé. Le week-end, lorsqu’il fait beau, il grouille de vie, d’enfants qui jouent, de joggeurs et j’en passe. La semaine, j’y trouve le calme. J’en profite pour écouter de la musique en marchant au milieu des arbres.

Au milieu des notes, sa voix s’insinue en moi.

« Pleurer est mauvais pour la santé »

Comme en réponse à Erick, la guitare de Joe Bonamassa introduit Beth Hart, I’ll take care of you. Je m’installe au pied d’un arbre et me laisse submerger par la magie de cette chanson, les yeux clos, je ne suis plus tout à fait là le temps du morceau.

Je retire mes écouteurs et me remets sur pied pour marcher. Ce n’est qu’une petite demi-heure plus tard que mon téléphone sonne. Je décroche sans même prendre le temps de regarder qui m’appelle.

— Solveig ?

— Oui.

— C’est Kristin, je suis désolée de te…

— Ne t’excuse pas, j’attendais ton appel.

— Oh. Je n’ai pas pu aller plus tôt sur son lieu de travail, j’avais un impératif.

— Ne t’inquiète pas. Je suis un peu sur les nerfs… Tu en sais un peu plus pour ton frère ?

— Ils ne comprennent pas, mais ils vont voir dans ses mails et auprès de ses collègues qui étaient au bureau ce jour-là. Mais ça ne lui ressemble pas, Solveig.

Mon cœur bat plus fort qu’il ne devrait et mon ventre se noue.

— Tu crois qu’ils vont te donner des nouvelles sous peu ?

— Je pense, mais je ne sais pas… Tu… tu crois que je devrais aller voir la police pour signaler sa disparition ?

Je sais qu’Erick est majeur, mais elle est sa sœur, ils sont obligés de prendre en compte sa déposition, je pense. Ce n’est jamais si simple, j’ai un doute sur l’utilité de la démarche. Je réfléchis un instant. Je ne souhaite pas être celle qui brise le peu d’espoir qu’elle a, alors je ne verbalise pas mes craintes.

— Ça ne coûte rien de le faire !

Je l’entends souffler dans le micro. J’attends qu’elle prenne sa décision.

— Je ne sais pas ce qu’il t’a dit sur notre enfance, sur nous.

— Il m’a dit qu’il connaissait le deuil. Que vous aviez un frère. Que vos parents sont décédés... Je n’ai pas osé poser plus de questions, je me suis dit qu’il me dirait ce dont il avait besoin en temps voulu.

— Notre frère faisait du vélo, il avait dix ans. Il faisait des tours de pâté de maisons. Il était prudent pourtant, mais une voiture ne l’a pas vu.

— Je suis désolée Kristin.

— Ne le sois pas. Ça nous a tous détruits. Pour Erick ça a été l’enfer. Moi je n’ai pas eu le temps de me remettre qu’on diagnostiquait ma maladie. Il s’est mis à me surprotéger à cette époque.

— Il parle beaucoup de toi, mais pas de ta maladie.

— J’ai toujours mal vécu d’être cataloguée en fonction d’elle. C’est une maladie auto-immune. Un médecin m’a dit que le choc d’avoir perdu mon frère n’avait rien arrangé. Mes parents étaient terrifiés à l’idée de perdre un autre enfant. S’ils avaient pu, ils m’auraient mis dans une bulle. Erick a toujours été ma bouffée d’oxygène. Mais il s’est beaucoup oublié aussi.

— Vous êtes très proches.

— En tout cas, il est proche de moi. Lui est plutôt secret sur sa vie. Il ne m’a pas parlé de votre relation.

— Il n’y a pas grand-chose à en dire.

— Peut-être qu’il y a plus à en dire qu’il n’y paraît pour qu’il ne l’ait pas fait.

La tournure de cette conversation me met mal à l’aise.

— Tu veux bien me tenir au courant pour son travail ?

— Bien sûr Solveig, à plus tard.

— Courage, Kristin, ça va aller.

— Merci.

Le vent s’engouffre dans les arbres et une pluie fine commence à tomber. Il est l’heure pour moi de manger et d’aller faire une sieste. Ce soir, je travaille. Même si je n’ai pas envie d’y aller, j’aime l’ambiance de nuit. La proximité avec les patients et puis le rythme est moins soutenu. La nuit, on se livre, on se retrouve face à des angoisses que les gens n’expriment pas le jour. Les confidences sont plus aisées. Et le silence. J’aime le silence. Le jour, l’hôpital est un brouhaha d’allées et venues permanentes. Quand le soir vient, il ne reste que le bruit feutré des soignants qui déambulent dans les couloirs. Tout est calme. Je m’installe sous ma couette.

Erick est là, nous sommes au restaurant. Nous choisissons notre repas, sauf qu’Erick ne tient pas entre ses mains un menu, mais un carnet dont la couverture indique « The White Side ». Cette fois, il se lève et s’approche de moi. Je me mets debout à mon tour et je sens la chaleur de son corps contre le mien. Soudain, une douleur au cœur atroce me fait reculer d’un pas et j’en comprends la cause quand mon regard se pose sur un couteau planté en plein dans mon thorax.

Je tombe à genoux et entends un ricanement suivi d’une simple phrase : « Bonne nuit, Solveig. »

Ma vue se brouille. J’entends ses chaussures faire demi-tour et quitter mon champ de vision.

Mon téléphone sonne, je cherche à éteindre mon réveil, mais quelque chose ne colle pas. Ce n’est pas la bonne musique.

C’est Kristin qui me rappelle.

— Oui ?

— Je raccroche d’avec Antoine, un collègue d’Erick.

— D’accord ?

J’essaie de reprendre contenance, j’étais en plein sommeil et me sens à côté de la plaque. Comme si mon cerveau dormait encore indépendamment de mon corps.

— Ils ne savent pas où il est allé, aucune trace dans ses mails, aucun mot laissé. Par contre, il a dit à ses collègues qu’il avait une urgence auprès d’un client et qu’il devait partir sur-le-champ.

— Il a nommé ce client ?

— Non, il n’a rien dit, me répond Kristin.

— D’accord, et la gendarmerie ?

— Ils n’ont pas pris ma déposition. Pour eux, la disparition d’Erick n’est pas inquiétante.

— Je pensais qu’ils étaient obligés de la prendre vu que tu es sa sœur, m’étonné-je.

— Oui… mais pour eux il est simplement en voyage d’affaires et a dû oublier de prévenir.

— D’accord, que comptes-tu faire ?

— Je pensais essayer de l’appeler encore et encore puis si personne n’a de nouvelles retourner au commissariat.

Je lui demande de me prévenir dès qu’elle en sait plus et nous raccrochons.

Je réfléchis à ce que je peux faire. Mais pour l’instant, rien.

Il va falloir attendre, au moins demain, car à présent je dois me préparer. Ce que je fais avec la boule au ventre, une partie de moi pensant à Erick et l’autre anticipant ce qu’il va se passer dans la nuit.

J’espère que ce sera calme.

Je prends le volant, distraite, en direction de l’hôpital. Le soleil s’est couché. Tout à coup, je réalise qu’une dame avec une canne est en train de traverser. J’appuie sur la pédale de frein du plus fort que je peux. Mes pneus crissent sur le bitume.

Boum.

Boum.

Mon cœur bat dans mes tympans.

Arrête-toi.

Arrête-toi.

La voiture s’immobilise à temps. Je devais rouler plus vite qu’à l’accoutumée. La piétonne me fait signe que je suis dingue.

Mes mains glissent sur le volant à cause de leur moiteur, elles tremblent aussi. Tout mon corps tremble en réalité. J’ai failli tuer la dame qui a enfin atteint le trottoir. Ma respiration prend son temps pour s’apaiser. Elle met le trajet jusqu’au travail pour retrouver un rythme normal.

Je regarde mon téléphone en arrivant à l’hôpital. J’ai un SMS de Kristin :

Je viens de recevoir un mail d’Erick dans lequel il dit que ça va et qu’il a besoin de prendre un peu de temps pour lui. Je suis très étonnée. Merci pour tout !

Je me sens tout à coup plus légère, joyeuse.

Simon

J’allume mon téléphone, j’ai plusieurs nouveaux messages, notamment de la galerie qui me prend mes tableaux.

Je dois les contacter, ils veulent prévoir une date pour le vernissage, échanger avec moi autour de mes œuvres.

Elise est dans la salle de bain, elle se maquille.

Quand j’étais gosse, je me cachais pour voir ma mère faire et observais l’application du mascara, du trait d’eye-liner, sans oublier le rouge à lèvres. Il me fascinait, je regardais cet habillage rouge se déposer sur sa bouche. J’étais jaloux, elle se maquillait pour un autre que moi. Un qu’elle allait rejoindre. Comme si mon amour ne lui suffisait pas. Bien sûr, c’était des réflexions de gamin qui veut garder la femme de sa vie auprès de lui et doit accepter une séparation qu’il refuse. Elle allait voir d’autres hommes, mais j’étais son préféré, sa constance.

Même mon père n’avait pas fait le poids.

Je détaille Elise de l’encadrement de la porte.

— Hey !

— Salut.

Elle s’approche et pose un baiser sur mes lèvres, puis retourne à son occupation.

— Tu sors ?

— Je vais travailler, tu sais le truc qu’on fait tous les jours…

— Hé, je travaille aussi !

— Ouais.

Son regard me fuit. Elle pense que je ne sais pas.

Je sais. Il y a eu quelque chose avec Erwann. Ce n’est pas moi qui vais lui jeter la pierre.

Autant j’étais un enfant jaloux et possessif, autant je ne suis pas ce genre de compagnon.

Je me demande si c’est simplement que je ne suis pas fait comme ça, ou si c’est que ce que je ressens pour Elise n’est pas assez fort. Il n’y a pas de réponse, et je n’en veux pas en réalité.

— Je vais sortir prendre l’air et puis aller voir la nana qui me prend mes tableaux.

— Ça marche à ce soir, alors.

Comme je ne bouge pas, elle lâche un soupir et vient à nouveau poser ses lèvres sur les miennes.

Une fois mon manteau sur le dos, je quitte notre appartement pour me retrouver dans la rue. J’en ai pour une vingtaine de minutes de marche pour arriver à bon port.

La ville vit. Elle s’agite devant moi, je me sens spectateur d’un monde que j’aime fuir.

Tout semble avoir changé alors que tout est intact. Je ressens la différence entre celui que je suis maintenant, amputé d’un ami, et l’extérieur.

J’arrive à destination et la jeune femme que j’y rencontre me fait patienter un instant. La responsable me rejoint.

— Enchantée ! Je suis ravie de vous rencontrer !

Elle surjoue, en rajoute. De toute manière qu’est-ce qu’elle croit ? J’ai besoin de son argent pour vivre, pas la peine de me faire des courbettes.

— Bonjour.

Ma réponse brève n’a pour but que de calmer ses ardeurs, mais elle est coriace et ne se laisse pas démonter. Un sourire vissé de l’oreille droite à l’oreille gauche ne la quitte pas alors qu’elle me fait visiter les locaux et m’explique ce qu’ils attendent de moi.

À savoir faire le pingouin enrubanné d’un nœud pap’ avec un verre de champagne collé dans la main droite. Je dois penser aussi à faire ce qu’il faut pour plaire à des femmes riches – ou mariées à des hommes riches – qui puissent acheter une fortune des tableaux sur lesquels j’ai laissé un bout de moi. Pour crâner. Alors qu’il y a mon sang dessus. Mais ce n’est pas lui qui me remplira les poches. C’est ça pour moi, peindre. Poser un bout d’âme sur une toile.

Distribuer des sourires, je sais faire. J’en ai donné des tas depuis que je suis haut comme trois pommes. Ça évitait à tout le monde de culpabiliser. Mes parents ont ainsi pu divorcer tranquilles. Mon père a pu disparaître et ne revenir me voir qu’un week-end pendant les vacances. Ma mère a pu ramer avec un boulot ingrat qui ne lui rapportait pas assez pour que je porte des pantalons sans trous aux genoux.

J’ai tout assumé avec cet air lointain et ce sourire plaqué. Je peux continuer.

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REMERCIEMENTSTout d’abord, merci infiniment à vous qui avez ce livre entre vos mains.L’écriture est une magnifique aventure. J’ai découvert qu’au-delà d’être seule devant mon ordinateur avec mes personnages, elle était un partage et source de rencontres aussi belles les unes que les autres.À mes éditeurs sans qui ce rêve en serait resté un.Bien sûr, Guillaume, je ne pourrais jamais assez te remercier pour ton soutien, ta patience et tes conseils qui ont permis de faire avancer ce texte plus loin que je ne l’aurais imaginé. Merci pour nos échanges et ton humour.Ophélie pour tes retours pertinents, pour y avoir cru et d’un coup de sourire et de douceur avoir rendu cette aventure possible.Merci aux lecteurs du comité de lecture sans qui ce livre n’en serait pas un.Comment ne pas remercier Lilou, pour tes nombreuses lectures et ton amitié sans failles. Valérie pour en plus de m’avoir lu être la personne si incroyable que tu es. Caro, pour ton défi et les rires sans compter su

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