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3 MAI 2019

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"Petsa ng paglalathala: " 2021-06-28 13:39:49
3 MAI 2019

Solveig

Tant pis pour lui. Il est passé à côté de la rencontre du siècle.

Cela m’arrive souvent de me mentir à moi-même. Je me raconte des trucs que j’aimerais vrais. Je me les répète plusieurs fois d’affilée, jusqu’à ce que j’arrive à me persuader que c’est la réalité. Dans le cas présent, dans le but d’essayer d’oublier le sentiment désagréable que ce faux plan me laisse. Comme pas mal de gens qui ont eu leur part de crasse quand ils étaient gosses, qui ne se sont pas assez sentis aimés, ce genre de situation engendre une réaction de ma part plutôt disproportionnée. Je le vis mal. Je me sens rejetée, pas assez bien et j’en passe. J’enclenche un cercle de pensées dégueulasses qui n’ont aucun intérêt, sinon celui de me blesser encore plus que la situation de base s’en était chargé.

Pour contrer cela, je me mens donc.

Au petit déjeuner, en me brossant les dents, en contrôlant mes comptes, en commandant une robe sur internet.

Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Un accident ?

Non, il ne voulait simplement pas dîner en ta compagnie.

Une chute dans sa baignoire ?

Je vous l’accorde, être dans mes pensées n’est pas de tout repos.

Tant pis, je lui pose la question – même si je ne suis pas sûre que noyé dans son bain, il puisse me répondre.

Objet : Restaurant

Pas de nouvelles ? Tu vas bien ?

S.

J’écoute la radio et me laisse absorber par l’interview d’une actrice de quatre-vingts ans dont je n’ai jamais entendu parler, mais qui a côtoyé et joué avec les plus grands acteurs – hommes – de sa génération. Eux je les connais.

Mon féminisme en prend un coup, ma culture aussi.

Mon téléphone vibre, je me précipite dessus.

— Baptiste, réponds-je en tentant de masquer ma déception.

— Comment vas-tu ?

— Je ne sais pas trop. Pas vraiment bien, pas vraiment mal.

— Je voulais justement passer.

— Je suis chez moi.

— OK… Dans trente minutes. Fais-toi belle cocotte, j’arrive !

Je ris

— Comment peux-tu me demander ça ? Je suis canon en toutes circonstances.

Foutu téléphone, maintenant que je l’ai dans les mains, je regarde la messagerie, au cas où j’ai raté un message, que les notifications n’aient pas fonctionné, que le satellite de mon opérateur ait subi une panne et qu’il me transmette d’un coup d’un seul des messages d’excuses.

Rien.

Quand Baptiste arrive, j’ai réussi à m’en défaire, enfin. Je suis allée le planquer sous mon oreiller. Loin des yeux, loin de ma tête.

Mon ami rentre après un léger coup donné à la porte

— Tu sais que c’est bien d’attendre qu’on t’invite à entrer ?

— Je suis un peu comme chez moi, ici…

— Tu n’as même pas tort.

— J’ai même toujours raison.

Il me rejoint dans la cuisine en contournant le bar et me prend dans ses bras. Ma tête se pose machinalement contre son torse et je ferme les yeux.

— Tu m’as manqué, chuchote-t-il à mon oreille.

Sa voix est enrouée.

— Toi aussi.

Il se racle la gorge.

— Je n’en doutais pas une seconde. Tu m’offres une bière ?

— Tu sais où est le frigo.

— Un peu, ouais ! Après l’avoir porté, positionné, branché…

— Arrête, tu vas me faire pleurer.

Il sort deux bières, les décapsule et m’en tends une.

— Tu as eu des nouvelles de Kristin ? lancé-je pas tout à fait désintéressée.

— Nous avons dîné ensemble et nous devions nous revoir ce soir. Elle a annulé en m’expliquant qu’elle avait un problème familial.

— Ah ? Quel genre ?

Peut-être le silence d’Erick a-t-il un rapport ? Les ennuis de familles, il n’y a pas pire, j’en sais quelque chose. De ce qu’il m’en a dit, la sienne a eu son lot de coups durs, et j’ai cru comprendre qu’il ne restait plus que lui et sa sœur.

Il est écorché par la vie, et je crois bien que c’est ce qui me plaît chez lui. Il comprend, je comprends. Et puis j’apprécie la compagnie de personnes qui ont vécu. Ça doit me donner la sensation de ne pas être trop différente de savoir que d’autres ont un sac bien rempli derrière eux, de voir que certains parviennent même à avancer dans la vie sans traîner leurs emmerdes comme un boulet.

Nous nous installons côte à côte sur le canapé. Je recroqueville mes jambes contre moi et les entoure de mon bras libre.

— Elle ne m’en a pas dit plus.

J’acquiesce d’un mouvement de tête.

— Qu’est-ce qu’il y a ? me demande Baptiste.

— Pardon ?

— Eh bien, tu fais une drôle de tête et tout à l’heure tu m’as dit que ça n’allait pas trop.

J’avale une grande gorgée de bière et me lance :

— J’échange par messages avec Erick, très souvent.

— Oui ? m’encourage-t-il.

— Très souvent, tous les jours.

— Et ?

— Nous devions nous rencontrer hier, il m’a posé un lapin, et ne m’a pas donné de nouvelles depuis.

— Il n’assume peut-être pas.

— Oui… ou il y a un rapport avec les problèmes familiaux de Kristin.

Je m’interromps, et me lève pour déambuler. Baptiste me connaît, il me laisse faire. J’arpente la pièce comme si elle pouvait me donner une réponse. Me dire ce que je devrais faire, dire, penser, oublier.

— Si tu veux, j’appelle Kristin, propose-t-il.

— Il a simplement dû vouloir se désister et n’a pas su comment faire.

— Mais ça te mine.

— Oui.

— Alors j’appelle sa sœur pour savoir si ses problèmes familiaux ne sont pas trop graves, ce qui n’est pas pour me déplaire et suivant ce qu’elle me dit… j’aviserai.

— Merci.

— Si ça peut te rassurer, ce n’est vraiment pas grand-chose.

Il se lève, presse mon épaule en passant et va s’installer sur la terrasse pour passer son appel. J’ai un peu l’impression d’être à l’école et d’appuyer sur l’alarme incendie, histoire que tout le monde panique pour rien. Quand Baptiste rentre, j’observe les traits de son visage. Son regard doux est assombri par une moue inquiète.

— Alors ? le questionné-je.

— Je t’avoue que je ne passais ce coup de fil que pour te rassurer et avoir Kristin au téléphone, mais effectivement il se pourrait qu’il y ait un lien.

L’angoisse est traîtresse. Plus vous la connaissez, plus elle grimpe vite. Il suffit désormais d’une phrase pour qu’elle s’insinue en moi.

— Je t’écoute.

— Elle m’a expliqué qu’Erick devait passer chez elle après le travail et qu’il n’était pas venu, chose qu’il ne ferait jamais. Elle a essayé de le joindre à plusieurs reprises sans succès, donc elle est allée chez lui. Elle y est d’ailleurs encore. Il a pris ses affaires, mais n’a pas laissé de mot pour expliquer son absence, du coup elle semblait inquiète. Je crois qu’ils ont une sorte de rituel entre eux, pour les cas où il doit s’absenter et il n’a pas fait comme à leur habitude.

Je reste muette. En même temps je ne vois pas trop quoi dire.

— Je lui ai dit que vous deviez vous voir aussi et que ça ne s’était pas fait, elle m’a parue surprise.

— D’accord.

Mon ami me scrute, il est à l’affût de ma réaction, comme s’il se tenait prêt à me rattraper. Sûrement une séquelle de la mort d’Erwann. Je suis pourtant toujours debout et éprouve le besoin de prendre le contrôle de la situation.

— Que va-t-elle faire ?

— Elle m’a expliqué qu’elle voulait voir avec le boulot d’Erick.

— Tu voudrais bien me donner son numéro, s’il te plaît ?

— Euh… oui bien sûr, si tu veux.

— Je vais lui écrire un message pour lui demander de me tenir au courant.

— Donne-moi ton téléphone.

Je m’exécute et pendant que mon ami enregistre Kristin dans mes contacts, je finis ma blonde.

Baptiste a du travail par-dessus la tête et j’ai besoin d’être seule. Je me blottis dans ses bras pour lui faire comprendre tout ce que je ne peux dire avec des mots – merci – puis il s’en va.

À peine la porte est-elle fermée que j’ouvre mon ordinateur afin d’écrire, mais la batterie est à plat. Pas le temps d’attendre, il faut que je passe à l’acte. J’attrape The White Side dans le tiroir de ma cuisine et laisse glisser mes doigts sur sa couverture. Il ne paye pas de mine. J’hésite, une partie de moi ne veut pas s’en servir, une autre est attirée comme un aimant. Je le repose et vais voir s’il me reste quelques feuilles vierges. Même l’imprimante est à sec.

Je sors donc à nouveau le carnet, m’installe à table, l’observe. Mue par une force supérieure – et ma main armée d’un stylo bille – j’écris ma rencontre avec Erick. Le temps semble s’arrêter et je noircis de nombreuses pages que je relirai plus tard. Pour l’instant, j’ai vidé ma tête et cela me fait un bien fou. Une douce euphorie m’envahit, je me balance entre soulagement et angoisse sans arriver à le maîtriser.

Je veux que cet état me quitte, il est trop ambivalent pour que je le gère. La soirée est avancée, avant qu’il ne soit trop tard, j’échange quelques messages avec Kristin qui accepte de m’appeler demain.

Je vais me coucher sur une question qui reste sans réponse.

Est-ce que tu vas bien, Erick ?

Kristin

Dehors, le printemps est installé. Il y a cette odeur, je ne peux pas vraiment la décrire, mais chaque saison a la sienne. Je suis sûre que si je perdais toute notion du temps, je pourrais simplement à son parfum, savoir à quelle période de l’année nous sommes.

D’habitude, le printemps me rend joyeuse. Là, je tremble comme une feuille. Je n’ai qu’un frère et il représente tout. Il a toujours été là, dans les moments difficiles, dans ceux plus heureux. Je viens de partir de chez lui et de raccrocher mon téléphone. Baptiste s’est inquiété, je suis touchée, bien que dépassée par les événements.

Je ne suis pas idiote, je sais ce qu’on se dit quand on me voit. Je viens d’une famille aisée, je plais, je ne manque de rien. Sauf de la santé. Mon corps a décidé de s’autodétruire. J’ai une maladie auto-immune, la maladie de Berger. Je me suis toujours dit que cette saleté porte ce nom parce qu’elle guide ma vie, un peu comme l’étoile avec les rois mages. Enfin guider… elle gère toute ma vie. Tout tourne autour de ça. Je ne suis pas une simple jeune femme. Je suis malade. Je suis définie par ça.

Je fais partie du cinquième des personnes atteintes qui doivent bénéficier d’une hémodialyse.

Erick est la seule personne qui est capable, tout en connaissant tout de moi, de rester lui-même en ma présence. Pas comme mes parents qui voulaient toujours me protéger. Pas comme les hommes, qui fuient dès qu’ils savent. Enfin, ils n’avouent jamais vraiment que c’est la raison.

Baptiste ne fuit pas, contrairement à ce que je pensais. Notre dîner était agréable, jusqu’à ce que je le gâche en parlant de ma maladie. Malgré tout, il m’a invité à nouveau et m’a recontacté quand je lui ai dit que j’avais un problème familial.

J’ai envie de croire que pour une fois, cela pourrait être différent, mais la priorité reste de remettre la main sur mon frère.

Demain, dès que je peux, je contacte ses collègues. Au fond de moi, j’espère qu’il m’appellera avant et que nous rigolerons de mon affolement.

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A Walk on the White Side   REMERCIEMENTS

REMERCIEMENTSTout d’abord, merci infiniment à vous qui avez ce livre entre vos mains.L’écriture est une magnifique aventure. J’ai découvert qu’au-delà d’être seule devant mon ordinateur avec mes personnages, elle était un partage et source de rencontres aussi belles les unes que les autres.À mes éditeurs sans qui ce rêve en serait resté un.Bien sûr, Guillaume, je ne pourrais jamais assez te remercier pour ton soutien, ta patience et tes conseils qui ont permis de faire avancer ce texte plus loin que je ne l’aurais imaginé. Merci pour nos échanges et ton humour.Ophélie pour tes retours pertinents, pour y avoir cru et d’un coup de sourire et de douceur avoir rendu cette aventure possible.Merci aux lecteurs du comité de lecture sans qui ce livre n’en serait pas un.Comment ne pas remercier Lilou, pour tes nombreuses lectures et ton amitié sans failles. Valérie pour en plus de m’avoir lu être la personne si incroyable que tu es. Caro, pour ton défi et les rires sans compter su

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