loading
Home/ All /A Walk on the White Side/5 DECEMBRE 2019

5 DECEMBRE 2019

Author: 15210689748
"publish date: " 2021-06-28 13:39:55
5 DECEMBRE 2019

Elise

Je regarde le soleil se coucher bercée par le bruit des vagues qui m’apaise et l’odeur salée me rappelle que je ne suis plus chez moi. Le vent souffle, comme toujours ici agitant mes cheveux.

Après m’être assurée que mon amie allait s’en sortir, j’ai voulu prendre le large. Je suis partie, seule, voir le monde. Abandonnant derrière moi ma mèche rose.

Je n’ai pas souvent pris l’avion dans ma vie. Ce n’est pas faute d’avoir voulu partir, ce n’était pourtant jamais le moment. J’ai besoin de réponses, car je ne comprends toujours pas ce qu’il s’est passé. La police nous a interrogés puis a fait des tonnes de prélèvements. Le fait que nous ayons tous été retrouvés au même endroit peut laisser penser à un enlèvement. Simon et Camille nous ont bombardés de questions. Je n’ai ni réponse ni souvenir. Je sens bien que Solveig a plus d’éléments que nous, mais elle se refuse à en dire quoi que ce soit.

De mon côté, à force de chercher des témoignages sur internet, je suis enfin tombée sur un article daté d’il y a trois jours :

« Affaire des quatre disparus de Wellington : amnésie ou loi du silence ?

Depuis qu’ils ont été retrouvés errants dans le George Denton Park, le 2 décembre, Chelsea, Juliette, Angus et Calum restent muets.

Leurs disparitions s’échelonnant tous les deux jours à partir du 18 novembre ont fait grand bruit. La police scientifique n’a trouvé aucun élément permettant d’élucider ce mystère.

Lors de leurs auditions, les quatre amis ont évoqué une sensation de malaise et expliquent avoir repris connaissance dans le parc.

Angus Page, trente et un ans, est le seul à avoir été hospitalisé suite à des blessures physiques dont il dit n’avoir aucun souvenir.

L’expert psychiatre mandaté émet l’hypothèse d’une psychose partagée. »

Me voilà donc arrivée, bousculée par le vent, dans une ville qui ne ressemble à rien de ce que je connais, mais je suis excitée par ce voyage. Je veux rencontrer cet Angus. Comme Solveig il a été blessé et quelque chose me dit que c’est lui qui en saura le plus.

**

J’entre dans le Wellington Times, le journal qui a publié l’article que j’ai trouvé. Mon anglais n’est pas trop rouillé. La preuve, je réussis à obtenir un entretien avec la journaliste qui l’a rédigé.

Quelques minutes plus tard, la jeune auteure vient me retrouver et m’accompagne devant une machine à café.

— Veuillez m’excuser, je n’ai pas de bureau qui ferme, c’est ici que nous serons le plus tranquilles.

— Pas de problème, merci beaucoup de m’accueillir !

— Au téléphone vous avez expliqué que cette affaire est assez similaire à des faits ayant eu lieu en France ?

— Si je vous raconte, vous me donneriez le moyen de contacter Angus Page ? tenté-je.

La journaliste prend un temps de réflexion et me tend la main.

— Vous me dites tout ce que vous savez et j’en fais de même, me dit-elle.

Ce marché me semble correct, je lui serre donc la main pour le sceller.

Je lui raconte notre histoire, celle de notre disparition en tout cas. Cette impression de malaise, de n’avoir ouvert les yeux que quelques minutes plus tard alors qu’il me manque plusieurs heures – pour Erick et Baptiste plusieurs jours. Toutes ces questions qui se bousculent et ce besoin de savoir. La sensation de folie qui a suivi, les blessures de Solveig. Je garde pourtant pour moi les doutes que j’ai quant au fait qu’elle puisse nous cacher des éléments. Ce n’est qu’une supposition et elle m’appartient.

Elle prend des notes tout en m’écoutant patiemment, puis pose son stylo.

— Alors ce serait vrai, commente-t-elle, pensive.

J’attends qu’elle assimile les événements et me retiens de lui lancer un : « C’est ton tour, cocotte. »

Elle me donne un petit bout de feuille déchiré.

— Très bien Elise, tout d’abord voici l’adresse d’Angus, mais je vais être honnête, lui et les autres disparus ont été harcelés par la presse chaque jour depuis qu’ils sont réapparus. Il y a peu de chance que vous réussissiez à l’approcher. En tout cas, votre témoignage est identique aux leurs, sauf pour la chronologie et les lieux, évidemment. Voilà. Je n’ai pas mieux.

— C’est tout ? m’exclamé-je, avec la nette impression de m’être fait flouer.

— Presque.

J’attends qu’elle poursuive. Cette fille est une professionnelle du cliffhanger.

— Hier, un homme est venu me voir, il voulait aussi avoir plus d’informations et rencontrer Angus. D’ailleurs, pourquoi tous les deux vous focalisez-vous sur lui ?

— Le marché était clair, je devais vous dire tout ce que je sais. J’ai respecté ma part.

La jeune journaliste se lance dans une fouille minutieuse du contenu de son sac à main.

— Moui. Enfin, ce Martin... je ne sais plus comment, j’ai sa carte quelque part, était très pressé. Il n’arrêtait pas de répéter qu’il devait trouver Angus avant qu’il soit trop tard. Je l’ai trouvé vraiment étrange alors j’ai menti en lui faisant croire que je n’avais pas cette information.

Elle s’interrompt dans ses recherches, se met à rire et ajoute :

— Comme s’il était possible qu’elle ne soit pas en ma possession.

Me tendant une carte, la jeune femme m’intime que je pourrais le contacter pour en savoir plus. Sur l’instant, elle l’a pris pour un marginal, mais à présent elle a un doute. Seulement l’affaire du siècle l’attend – un scoop incroyable concernant le maire – et elle n’a plus de temps à consacrer aux disparus. Alors elle me donne ses coordonnées à la condition que si j’en découvre plus, je vienne lui en faire part. Ce que j’accepte, tout en sachant que je ne le ferai pas.

Je suis vraiment intriguée par le discours de ce Martin, c’est ainsi que je décide qu’il est le premier que je vais contacter.

J’ai l’impression que je vais enfin connaître la raison de mon trou de mémoire, de mes insomnies. Cela me met dans un état étonnant. Je me demande ce que je vais apprendre, et suis prête à tout entendre. Tout. Un test des services secrets. Une nouvelle drogue expérimentale. De l’eau contaminée…

Après un bref échange téléphonique, nous nous fixons rendez-vous dans un café.

Adossée au mur jouxtant l’entrée, je scrute les passants et me demande lequel me rejoindra pour me saluer. Dix minutes après moi, il arrive, une veste noire jetée sur l’épaule, une chemise retroussée sur ses avant-bras et une mallette à la main. Je doute de son identité jusqu’à ce qu’il s’approche.

Le contact avec ce Martin est facile, il dégage une certaine assurance ou peut être de la sérénité. Nous nous installons et passons commande. Je m’attendais à un vieux fou farfelu, il n’en est rien. Martin ne doit même pas avoir quarante ans et il paraît, aux premiers abords, plutôt rationnel. Il se demande comment j’ai pu avoir son numéro alors à nouveau je narre le malaise, l’amnésie, le voyage et fini par l’échange avec la journaliste. Le jeune homme m’écoute sans m’interrompre, fermant les yeux par instants. Une fois mon récit achevé, il semble me sonder, me regarde intensément puis prend à son tour la parole :

— Il y a cinq ans, c’est moi qui étais à ta place. Ma vie partait dans tous les sens, ma copine venait de me quitter… Enfin, je ne vais pas m’étaler sur le sujet. J’avais un groupe d’amis plutôt soudé, du moins c’est ce que je croyais. Un soir, alors que j’étais assis sur mon canapé, je me suis retrouvé au milieu du Bois du Loup. Mon meilleur ami, Tom, gisait au sol, salement amoché, et Rita, une amie à nous, se trouvait là aussi. J’avais disparu pendant deux jours et ma mémoire me faisait défaut. Aucune explication ne nous était donnée. Certaines personnes nous prenaient pour des fous, d’autres pour des menteurs. C’était vraiment une sale période. Ça a impacté ma vie professionnelle, ma vie personnelle, mon moral. Ça a été la dégringolade, alors que si je me fiais à mes souvenirs, rien ne s’était passé. Pour ne pas donner raison à ceux qui me disaient déjà dingue, j’ai voulu trouver des réponses. Comme aucune des hypothèses rationnelles n’aboutissait, je me suis questionné sur celles qui ne l’étaient pas. Et je me souvenais de Tom, qui la veille de mon malaise, m’avait dit qu’il faisait des cauchemars de plus en plus souvent. Ce qui m’a interpellé, c’est leur contenu. La vie n’a pas été tendre avec mon ami, il est orphelin et a vécu plusieurs deuils rapprochés. Ses nuits étaient peuplées du retour des personnes qu’il avait perdues où elles le tourmentaient. Je commençais à échafauder une histoire de fantômes vengeurs et…

— Effectivement, ce n’est pas rationnel, interviens-je.

— Oui, mais cela m’a permis de retourner interroger Tom, et lui m’a donné toutes les clés. Enfin presque.

— Alors, dis-moi !

— J’y viens, reprend Martin. Un après-midi, alors qu’il était sorti s’aérer la tête, il s’est installé sur un banc. À côté de lui était posé comme s’il l’attendait, un carnet vierge. Il n’y avait pas de signe d’appartenance à quelqu’un alors il l’a pris. Il m’a expliqué s’être mis les jours suivants à voir sa sœur et son ex – toutes deux décédées – dans des cauchemars qui lui prenaient toute son énergie. À chaque fois, le carnet était présent. Il l’avait rangé dans sa table de chevet et régulièrement le tiroir était ouvert. Une fumée blanche s’en serait même échappée, une fois.

Plus ça allait, plus Tom se sentait mal. Il a commencé à ressentir le besoin de tenir un journal intime dans le carnet. Un soir il a écrit sur moi, la nuit j’ai fait une incursion dans son cauchemar, le lendemain je disparaissais. Ça aurait pu être un hasard, seulement pour Rita, ça a recommencé.

— Tom me fait penser à Solveig, pensé-je à haute voix, et ce carnet dont tu me parles, je n’y avais pas prêté attention, mais ça y est.

Dans ma tête se succèdent des images. Solveig qui prend des notes au sujet de la disparition d’Erick dans un vieux cahier alors que je suis passée la voir pour obtenir des explications. Le réveil dans la forêt, mon amie le serrant contre elle.

— Ça ne m’étonne pas. Ce qui s’est passé ensuite, mon ami a refusé de m’en parler, mais il m’a répété des dizaines de fois qu’il n’y avait qu’un responsable, et qu’il s’agissait de ce petit calepin qu’il s’était empressé d’aller brûler à sa sortie de l’hôpital. Il se disait plus serein depuis cette histoire, mais ne voulait pas prendre le risque que cela se reproduise.

— Comment un carnet pourrait être responsable ? Ce n’est qu’un vulgaire objet !

— C’est là que tu te trompes, Elise. Comme toi, j’ai voulu avoir des réponses. J’ai cherché sur internet, dans la presse, dans les bibliothèques. Et je suis tombé sur un blog d’une femme qui écrivait son histoire. Elle parlait d’un carnet qui l’avait entraînée du côté blanc – c’est comme cela qu’elle l’a appelé à cause de la fumée, du brouillard qui était partout – et lui avait permis de faire les deuils qu’elle n’avait jamais pu faire.

Je l’ai contactée. Elle m’a expliqué avoir trouvé un carnet et s’y être confiée dedans. Ses amis se sont mis à disparaître les uns après les autres et elle a communiqué avec ses proches qui étaient décédés. Une nuit, comme par magie, elle s’est trouvée du côté blanc, y a retrouvé ses amis, et la paix.

— Je ne suis pas très branchée religion, magie ou je ne sais quoi, l’interromps-je.

— Moi non plus, pourtant j’ai fait lire ce témoignage à Tom qui s’est effondré dans mes bras en me confirmant qu’il avait vécu la même situation.

Je suis dubitative. Solveig aurait-elle vécu la même chose ?

— Pourquoi es-tu là alors, si tu as tes réponses ? demandé-je.

— Quand j’ai su quoi chercher, j’ai trouvé des dizaines de témoignages. Des messages sur des forums, des articles de magazines. Je dois t’expliquer comment cela fonctionne. Le carnet trouve un propriétaire, s’ensuivent cauchemars et disparitions, et son auteur finit par le brûler. Le même schéma se reproduit pendant un an, puis il disparaît pendant quatre ans. Quand il réapparaît, c’est pour relancer ce cercle infernal. Le monde est vaste et il est difficile de savoir depuis quand cela dure. En tout cas, je pense que si on arrête de le détruire par le feu, il ne pourra plus faire vivre ces choses. Et j’avoue que j’aimerais le faire expertiser.

— Bien. Je te propose que nous allions voir Angus.

— Je ne sais pas comment le joindre.

— Moi si ! annoncé-je, un peu fière de moi.

Je porte le thé que j’ai commandé plus tôt à mes lèvres, mais le repose aussitôt. Il est froid.

J’étais prête à tout entendre, sauf cela. Dépassée. Perdue. Et un peu contaminée par l’excitation flagrante de Martin tout se mélange. Pourtant c’est aussi comme si un nouvel horizon se dessinait.

**

Un bus-tram jaune me passe à côté. La rue est bordée d’immeubles, anciens, récents. Les briques rouges encadrent l’enduit blanc et les buildings entièrement vitrés. Je suis émerveillée. Nous sommes un après-midi de décembre, il fait très bon – comme une fin de printemps en France et le soleil est de la partie –, je ne vais pas m’en plaindre. Moi qui déteste le froid, commence à envisager passer mes hivers ici.

— Qu’est-ce qui t’a décidée à partir chercher des réponses ? me questionne Martin.

— Eh bien comme toi, le besoin de savoir.

— Ce n’est pas la seule raison. Je ne me serais pas lancé à sillonner le monde uniquement pour cela. Le téléphone, Skype, ou les mails existent.

— Oui, réponds-je simplement.

— Alors ? insiste-t-il.

— Celui qui était encore mon compagnon il y a peu vient d’avoir une petite fille avec ma meilleure amie.

— D’accord.

Nous finissons notre trajet en silence jusqu’à l’adresse que la journaliste m’a donnée. J’ai un pincement au cœur à chaque fois que je pense à Simon et fais au mieux pour avancer dans ma vie sans me retourner. Je sonne à l’interphone, personne ne nous parle ni ne nous ouvre. Nous insistons, en vain.

— Que fait-on ? m’enquiers-je.

Martin m’indique un banc sur lequel nous nous installons. Il sort son téléphone de sa poche et me montre la photo d’un homme visiblement sortie d’un réseau social.

— Je te présente Angus Page. Et je te propose que nous l’attendions confortablement installés ici.

— Ça tombe bien, j’ai un peu de temps devant moi, acquiescé-je.

— Et je suis d’une exquise compagnie !

— Pas sûre, je me méfie un peu, la demoiselle du Wellington Times ne te portait pas en haute estime, coco.

— Depuis cette histoire, je me suis assis sur l’idée de renvoyer l’image d’un homme bien sous tous rapports.

Martin rend l’attente bien plus sympathique que je ne l’aurais imaginé.

— Tu ne m’as presque pas pris pour un fou, toi, ajoute-t-il.

— Presque.

Il rit, moi aussi.

La porte de l’immeuble s’ouvre et un homme ressemblant à la photo en sort. Nous nous précipitons sur lui.

— Angus, attendez, crié-je.

— Foutez-moi la paix !

— Nous ne sommes pas journalistes, lance Martin.

— Vous dites tous ça, nous rembarre le jeune homme en accélérant le pas alors que nous sommes sur ses talons.

— Nous voulons juste parler du carnet, tenté-je.

L’homme s’immobilise, mais ne se retourne pas pour autant.

— Comment êtes-vous au courant ? demande-t-il.

— Parce qu’au printemps dernier, j’ai disparu, réponds-je simplement. Depuis je ne me souviens de rien.

Angus se retourne pour nous faire face, il serre de ses deux mains la bandoulière de son sac.

— Suivez-moi.

Nous lui emboîtons le pas jusqu’à son appartement. Il nous invite à nous asseoir autour de sa table à manger. À nouveau, mais cette fois-ci à deux avec Martin, nous revenons sur notre expérience et ce que nous savons.

Il nous écoute attentivement et nous apprend qu’il est celui qui a écrit dans le carnet. Les coudes en appui sur la table et la tête entre ses mains, Angus s’effondre. Il est secoué de sanglots. Je ne sais comment réagir. La Elise que j’étais se serait jetée sur lui pour le prendre dans ses bras, celle que je suis maintenant n’arrive qu’à poser une main sur son épaule.

Tout à coup, il se lève et va chercher le sac qu’il portait en bandoulière lorsque nous l’avons interpellé. Il en extirpe un carnet.

— J’allais dans le parc, je pensais le brûler ensuite.

Martin écarquille les yeux, la bouche, il ne pourrait probablement pas paraître plus surpris. J’imagine toutes ces années d’attente, de recherche et enfin, il a l’objet de ses enquêtes sous les yeux.

Pour ma part, je dégaine mon téléphone pour le prendre en photo.

— Je peux ? demande-t-il en approchant doucement ses doigts du petit cahier.

Sur sa couverture, nous pouvons lire : The White Side.

Le côté blanc.

— Bien sûr, valide Angus avant de poser sa main dessus. Attendez, je voudrais vérifier quelque chose avant, se rétracte-t-il.

Il se saisit du carnet et se dirige vers une pièce qui me semble être la cuisine.

— Ça y est, j’y suis... nous y sommes, me dit Martin avec émotion.

— C’est quoi cette odeur ? m’inquiété-je.

— Non, non, non ! s’écrie Martin alors que nous déboulons dans la cuisine.

Des flammes s’élèvent de l’évier et Angus nous regarde, incrédule, un briquet à la main.

— Je suis désolé, je ne voulais pas...

Want to know what happens next?
Continue Reading
Previous Chapter
Next Chapter

Share the book to

  • Facebook
  • Twitter
  • Whatsapp
  • Reddit
  • Copy Link

Latest chapter

A Walk on the White Side   REMERCIEMENTS

REMERCIEMENTSTout d’abord, merci infiniment à vous qui avez ce livre entre vos mains.L’écriture est une magnifique aventure. J’ai découvert qu’au-delà d’être seule devant mon ordinateur avec mes personnages, elle était un partage et source de rencontres aussi belles les unes que les autres.À mes éditeurs sans qui ce rêve en serait resté un.Bien sûr, Guillaume, je ne pourrais jamais assez te remercier pour ton soutien, ta patience et tes conseils qui ont permis de faire avancer ce texte plus loin que je ne l’aurais imaginé. Merci pour nos échanges et ton humour.Ophélie pour tes retours pertinents, pour y avoir cru et d’un coup de sourire et de douceur avoir rendu cette aventure possible.Merci aux lecteurs du comité de lecture sans qui ce livre n’en serait pas un.Comment ne pas remercier Lilou, pour tes nombreuses lectures et ton amitié sans failles. Valérie pour en plus de m’avoir lu être la personne si incroyable que tu es. Caro, pour ton défi et les rires sans compter su

A Walk on the White Side   11 FEVRIER 2024

11 FEVRIER 2024Solveig— Solveig, tu as un mail ! me crie Erick, du salon.Je finis de ranger quelques affaires à l’étage et descends l’escalier pour me rendre devant mon ordinateur.De : EliseObjet : The White SideSalut Solveig,J’espère qu’Erick et toi allez bien. C’est le cas pour Martin et moi. Nous sommes à Sidney et je voulais te dire, car je pense que tu voudrais savoir… ça y est, nous l’avons retrouvé, il est dans notre sac. Nous nous étions rapprochés d’un laboratoire en Nouvelle-­Zélande qui pratique des examens sur les objets anciens, les parchemins exposés dans les musées, ce genre de choses. Moyennant finance, nous nous sommes mis d’accord pour qu’ils l’étudient. Nous rentrons donc dès demain pour leur confier.Je crois que nous avons réussi à le mettre hors d’état de nuire. Autre chose, j’ai lu ton dernier livre, je l’ai adoré. Il en ressort beaucoup de douceur, et je te sens – entre les lignes – apaisée. Je trouve cela super que tu

A Walk on the White Side   10 FEVRIER 2024

10 FEVRIER 2024EliseLe téléphone sonne, voilà enfin ce coup de fil que j’attends depuis bien trop longtemps.— Prépare tes affaires, j’ai retrouvé sa trace à Sidney.— Laisse-moi une heure et je suis prête. Tu me rejoins à la maison ? interrogé-je un Martin surexcité.Des tas de pensées se bousculent dans ma tête. Parviendrons-nous à convaincre son nouvel auteur de ne pas détruire l’objet de nos recherches ?Nous avons encore tellement de questions et surtout un objectif, l’arrêter. Il nous reste un peu moins d’un an avant sa prochaine disparition.Je prépare mes vêtements à la hâte, si bien que je dois attendre Martin afin que nous embarquions direction l’Australie. Nous empruntons un taxi pour nous rendre à l’aéroport et je sens mon ami songeur, ailleurs, durant tout le trajet. Une fois bien installés dans l’avion, il m’attrape la main et la serre un peu fort.— Je ne savais pas que tu avais peur de l’avion, constaté-je.— El’, je dois de te dire q

A Walk on the White Side   13 FEVRIER 2020

13 FEVRIER 2020SolveigDevant la galerie où expose Simon ce soir, je trépigne d’impatience. Les choses ont bien changé en un an. Nos vies ne sont plus les mêmes, nous ne sommes plus les mêmes. Mais tous, nous sommes arrangés pour être là ce soir. Camille a évidemment fait garder Elena. Kristin et Baptiste sont là, Erick aussi, bien sûr, à mes côtés.Le brouillard est derrière nous.— Bonsoir ! entends-je dans mon dos.Elise, le teint hâlé, sans mèche rose et souriante se tient devant nous.Je n’ai eu que peu de nouvelles depuis son départ, juste de quoi savoir qu’elle était toujours en vie, il me semble avoir devant moi une fleur qui a éclos.Elle resplendit.Je la serre dans mes bras et nous échangeons quelques mots. Ensemble, nous entrons enfin pour découvrir les œuvres de notre ami. Il nous a prévenus qu’une œuvre majeure crée l’année dernière en était l’élément central. Nous ne sommes pas déçus, je réalise seulement maintenant l’ampleur de son talent. Chaque tableau m

A Walk on the White Side   24 DECEMBRE 2019

24 DECEMBRE 2019EliseJe suis fauchée. J’avais quelques économies quand j’ai claqué la porte de ma vie en France, dorénavant, je n’ai plus de quoi tenir un mois. Un journal dans les mains, j’épluche les petites annonces.Les autres années, je passais au moins une partie des fêtes avec mes parents, cette année ce ne sera pas le cas. Cela m’a finalement bien arrangée d’avoir le prétexte de l’argent. Je n’arrivais pas à me dire qu’il allait falloir que je reprenne une place, un rôle qui n’est plus le mien, et en plus sans Simon.J’ai parcouru les brocantes et ai trouvé un cadeau parfait pour Martin. Quand je l’ai vu, je me suis dit que ce ne pouvait être qu’un présent de ma part pour lui. Nous avons prévu de partager un repas ce soir et j’ai hâte de lui offrir. Quelque part, le carnet nous a réunis, et m’a permis de tourner la page avec tout ce qui ne tournait plus rond dans ma vie. Et Martin s’est trouvé à côté de moi au bon moment.C’est lui qui cuisine et m’invite dans l’appartem

A Walk on the White Side   20 DECEMBRE 2019

20 DECEMBRE 2019EliseJe me rends dans un café pour rejoindre Martin, il m’a appelé aux aurores, car il a fait une découverte qu’il voulait impérativement partager avec moi. L’avantage du fait qu’il soit si tôt est qu’un jus noir bien serré m’est servi à la vitesse de l’éclair, vu que pour une fois il n’y a pas foule. L’inconvénient est que je suis épuisée.Je me tourne et retourne les méninges toutes les nuits, pensant à Solveig qui savait forcément. Me demandant si le carnet a le temps de faire à nouveau une apparition d’ici la fin de l’année. Ne comprenant pas encore tous les tenants et les aboutissants.Je remarque que Martin subit aussi la fatigue quand il me rejoint à table.— Encore une nuit difficile ? lui lancé-je— La question serait plutôt quand ai-je vraiment dormi pour la dernière fois !— Tu voulais me parler de quelque chose ?— Oui, j’ai étendu mes recherches, parce que jusqu’à présent je me suis contenté de cibler les dispari

A Walk on the White Side   16 MAI 2019

16 MAI 2019BaptisteAutour de moi tout est flou. Je me suis réveillé, préparé pour aller voir Kristin, et me suis retrouvé ici. Je ne reconnais rien. Il fait sombre – ça n’aide effectivement pas. En toute logique, ça ne devrait pas être le cas. Ma montre me serait bien utile – si elle fonctionnai

A Walk on the White Side   15 MAI 2019

15 MAI 2019SolveigJ’ouvre The White Side et me mets à écrire, y laissant toute mon âme. Pour la première fois depuis que j’ai commencé à me déverser dessus, j’écris sur Baptiste et non sur Erick. Son soutien a beaucoup d’importance pour moi. Et une envie irrépressible de décrire mon ami, lui don

A Walk on the White Side   14 MAI 2019

14 MAI 2019SolveigCe matin, je me suis éveillée avec l’impression de ne pas avoir dormi. Je n’ai fait qu’ouvrir les yeux à peine ceux-ci fermés. Pour regarder l’heure. Pour boire de l’eau. Pour penser au départ. Et puis j’ai fini par sombrer vers quatre heures du matin dans un sommeil bousculé p

A Walk on the White Side   13 MAI 2019

13 MAI 2019Solveig— Solveig ?Je sursaute. Il m’a semblé entendre mon prénom venir de la cuisine. Si ça se trouve, Baptiste a encore cru qu’il pouvait entrer chez moi comme dans un moulin. Je me lève, prête à lui dire ce que je pense, mais trouve la pièce vide.— Il y a quelqu’u

More Chapters
Download the Book
GoodNovel

Download the book for free

Download
Search what you want
Library
Browse
RomanceHistoryUrbanWerwolfMafiaSystemFantasyLGBTQ+ArnoldMM Romancegenre22- Englishgenre26- EnglishEnglishgenre27-Englishgenre28-英语
Short Stories
SkyMystery and suspenseModern urbanDoomsday survivalAction movieScience fiction movieRomantic movieGory violenceRomanceCampusMystery/ThrillerImaginationRebirthEmotional RealismWerewolfhopedreamhappinessPeaceFriendshipSmartHappyViolentGentlePowerfulGory massacreMurderHistorical warFantasy adventureScience fictionTrain station
CreateWriter BenefitContest
Hot Genres
RomanceHistoryUrbanWerwolfMafiaSystem
Contact Us
About UsHelp & SuggestionBussiness
Resources
Download AppsWriter BenefitContent policyKeywordsHot SearchesBook ReviewFanFictionFAQFAQ-IDFAQ-FILFAQ-THFAQ-JAFAQ-ARFAQ-ESFAQ-KOFAQ-DEFAQ-FRFAQ-PTGoodNovel vs Competitors
Community
Facebook Group
Follow Us
GoodNovel
Copyright ©‌ 2026 GoodNovel
Term of use|Privacy