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17 MARS 2019

Author: 15210689748
"publish date: " 2021-06-28 13:39:47
17 MARS 2019

Simon

Une semaine que je peins sans relâche, la nuit. Le jour, je dors. Je suis complètement décalé, fracassé.

J’allume une cigarette et m’affale dans l’unique fauteuil de la pièce qui me sert d’atelier. La lune est haute, c’est une belle nuit. Une belle nuit qu’Erwann ne verra jamais.

Je me suis toujours dit que c’était une sacrée connerie, les éloges funèbres. Quand quelqu’un meurt, on ne se souvient que du bon. Il a dû en faire, des erreurs – je l’espère pour lui. C’est comme ça qu’on se construit, il paraît. En apprenant de ses erreurs. On les enregistre, on se les note dans un coin de notre tête pour ne pas recommencer. Je me demande si ce soir du 11 février en est une. Et si c’est le cas, pourquoi n’ai-je donc en tête que l’envie de l’appeler, la voir, la toucher à nouveau ? Mes doigts glissent sur le cuir vieilli de l’accoudoir. Depuis que je vis ici, combien d’heures ai-je passées dans cette pièce ? Sûrement plus que dans mon lit. Les murs qui étaient blancs à l’aménagement sont désormais maculés de taches colorées.

Mes tripes me font mal. Ce n’est pas trop mon genre de sangloter dans un coin. Par contre, mon intérieur semble décidé à me faire expérimenter la douleur.

La plupart des gens voient, en me regardant, un type un peu décalé, qui vit dans un autre monde. Je donne l’impression de me foutre de tout. En réalité, je prends les événements de la vie dans la face comme des gifles. Des gifles qui me collent au sol, et je peine à tenir debout.

Peut-être devrais-je être heureux, d’être fait comme ça. Ça me permet de peindre. Je fais partie de ces gens qui ne créent bien que quand ils ont les deux genoux à terre.

J’ai plié une première fois, il y a un peu plus d’un mois. Et la mort de mon ami m’achève.

Je crache sur la toile ce qui me fait mal, c’est un tourbillon obscur qui entraîne mon inspiration et mon être tout entier. J’écrase ma clope dans un cendrier qui déborde. Faudrait peut-être que je le vide. Avec tous ces gens intelligents sur la planète qui inventent un tas de réseaux sociaux, nous créent des besoins auxquels nous n’avions même pas envisagé d’un jour penser, il n’y en a pas un qui a pondu un cendrier auto-vidant.

Je devrais sûrement aller voir Elise, la mort d’Erwann l’a laissée sur le carreau, même si maintenant elle fait comme si de rien n’était. Mais, il y a les gens qui font ce qui doit être fait et puis il y a moi. Je me lève et attrape un pinceau.

Solveig

Le serveur nous apporte nos plats, il est étriqué dans son costume, une serviette blanche posée sur son bras, on le croirait sorti d’un film. Nous avons enfin réussi à être disponibles au même moment et me suis décidée, il était temps. Il est comme je l’imaginais, presque en tous points.

Les lumières sont tamisées et un pianiste joue une musique d’ambiance. Des fleurs ornent la salle sur des guéridons disposés de part et d’autre de celle-ci, donnant un côté rétro, voire démodé. Mais l’établissement est plein. Je me sens mal à l’aise, contrairement à lui qui semble comme un poisson dans l’eau.

J’ai mis ma robe rouge, en clin d’œil à la fois où il m’a vue au Blue Note.

— J’ai cru que tu n’allais pas venir.

— Je t’aurais posé un lapin ?

— J’aurais demandé des carottes au chef pour le nourrir !

Mon rire fait se retourner la femme à la table d’à côté, elle me file les jetons et je ne saurais trop dire pourquoi.

— Désolée.

— Pourquoi ?

— Ma légendaire discrétion !

— Je crois que je m’étais fait une image assez fidèle de la réalité, tu sais.

— D’accord. Alors, ça t’arrive souvent de faire des rencontres sur lebonplan ?

— Bien sûr, c’est un très bon club de rencontres et je travaille trop.

Il me charrie, ça ne fait aucun doute, son corps le trahit. Il me paraît le connaître sur le bout des doigts alors que cela ne fait que quelques jours que nous échangeons.

— Madame, avez-vous choisi ? nous interrompt le serveur.

Je regarde devant moi, un menu est posé à la droite de mon assiette, je ne l’avais pas remarqué.

— Tu permets ?

J’acquiesce d’un hochement de tête.

Il parle, mais je ne distingue pas ce qu’il commande, ce sera donc une surprise.

— Je reviens, annonce Erick.

Quelques minutes plus tard, Erwann arrive… Erwann…

— Tu fais une de ces têtes, tu as vu un fantôme ?

J’ai l’impression que mon cœur s’arrache de ma poitrine.

— Tu es mort.

— M’enfin, qu’est-ce que tu racontes ?

Je me lève et ma chaise part à la renverse, ce qui me vaut le regard outré de nos voisins de table.

— TU ES MORT !

— Et alors ? Toi tu m’as bien abandonné !

Sa peau devient flasque. Lentement, elle glisse pour disparaître laissant voir ses muscles, qui prennent le même chemin jusqu’à ce que je me trouve face à un squelette.

Je tombe à genoux. Devant moi, au sol, un carnet gît. Je le reconnais aux mots griffonnés dessus : « The White Side ».

— Pardon, pardon, je suis tellement désolée.

Des flots de larmes coulent de mes yeux.

5 h 30

J’ai envie de balancer mon téléphone/réveil par la fenêtre, je n’ai pas assez dormi, et mal. Ce cauchemar… Cinq minutes, juste cinq petites minutes de plus, serait-ce trop demandé ?

Pourtant, il est hors de question de traîner au risque de me rendormir et arriver en retard pour la relève. L’équipe de nuit a envie d’aller se coucher et ça se comprend.

La mort dans l’âme je me glisse sous la douche. Je crois toujours y passer un temps fou, alors qu’il ne s’écoule qu’une dizaine de minutes avant que je m’enveloppe dans ma serviette de bain et que je rejoigne ma cuisine à la rencontre de ma cafetière. Programmable, la cafetière. Même seule, j’ai à présent mon café chaud. Ma tartine grille pendant que j’avale ma tasse – enfin son contenu. Mon mauvais rêve est toujours trop présent, un besoin impérieux de m’assurer de sa non-véracité m’étreint. Je vérifie que le petit cahier est bien rangé. C’est le cas.

Il me reste à me convaincre que la journée va passer à toute allure et qu’il sera vite 14 h 30. Mais je sais que je vais enchaîner les ennuis. Untel sera tombé du lit, untel n’arrivera pas à régler la température de l’eau de sa douche, untel me parlera de sa fille pendant quinze minutes. Ce n’est pas que cela ne m’intéressera pas ni que ce ne soit pas important, mais tous ces petits imprévus me feront perdre assez de temps pour que je m’abstienne de prendre une pause. Donc je vais sûrement partir en retard et courrai tout mon service, désespérée de n’avoir pas pris assez de temps pour chacun.

Une sensation de stress me coupe dans mes pensées, je réalise que j’en ai marre de savoir ce que je vais faire à l’avance. D’aller travailler en mode robot alors que j’ai justement choisi ce métier pour ne pas m’enfermer dans une routine. Enfin, non, je voulais aider les autres. Pas parce que c’est bien, parce que c’est moi, c’est ce qui me correspondait. J’ai toujours mieux pris soin, ou écouté les autres, que je ne l’ai fait avec moi-même.

À six heures du matin, on s’habille et on se coiffe pratique, surtout que vingt minutes plus tard je vais enfiler ma tenue blanche. En espérant ne pas devoir me changer en cours de matinée, aspergée par je ne sais quel liquide biologique.

Cinq ans que je suis dans le même service. Cinq ans, ça me paraît bien pour aller voir ce qu’il se passe ailleurs. Ça faisait partie de mon plan de carrière au début de celle-ci, quand je suis sortie de l’école. Je me disais : « Quand il est temps de changer de service, il faut savoir le faire. Cela ne sert à rien de faire ce qui ne nous passionne plus. » En stage, j’avais rencontré trop d’aides-soignantes blasées qui ne voyaient même plus les personnes qu’elles prenaient en soin. Ce qui n’empêche que j’ai aussi rencontré de merveilleuses professionnelles.

Je crois que je suis à la limite. Je prends le temps avec les patients et j’échange avec eux, mais à présent je perçois mon travail comme un enchaînement de tâches identiques plutôt qu’un poste enrichissant.

L’écriture pourrait être une option, elle fait partie de ma vie depuis longtemps, mais je n’allais jamais au bout d’un texte si bien qu’au-delà du fait de vouloir rester anonyme, je ne me vois pas comme une écrivaine, tout au plus une auteure. Et puis, ce deuxième roman est loin d’être commencé et cette option semble s’éloigner.

Le parking de l’hôpital est désert à cette heure. Le vent souffle si fort que je manque de me rabattre la portière de ma voiture sur les doigts. Temps pourri.

Je badge à l’entrée, le compteur affiche ces heures supplémentaires que je ne pourrai ni récupérer ni me faire payer. Les portes et les couloirs se succèdent et enfin je me trouve aux vestiaires. D’autres nanas sont en train de se préparer, mais hormis quelques « bonjours », c’est un silence ensommeillé qui accompagne notre changement de tenue.

Je suis en pilote automatique, écouter attentivement la relève, me lancer dans le premier tour des patients du matin.

10 h

Voyant rouge et son caractéristique. Chambre 203.

Ma collègue infirmière est en train de faire un pansement compliqué et moi je viens de finir une toilette. La chambre est occupée par monsieur Lambert, un homme d’une soixantaine d’années. Il a toujours un mot pour rire et aime bien me faire tourner en bourrique. Son regard est étrange et il a le teint cireux.

— Solveig, ça ne va pas.

Il dit cela le souffle court. Sa main se tend vers moi et il m’attrape par la tenue, il s’agrippe je n’aime pas ça.

— Je vais juste chercher l’appareil pour prendre vos constantes, prévenir l’infirmière et je reviens.

— Non… non.

— Je dois y aller, je reviens !

Le couloir paraît immense dans ces moments-là. Je cours pour trouver le tensiomètre électronique tout en appelant ma collègue puis retourne comme une flèche auprès de lui. Impossible d’avoir une tension… impossible.

Il faut sa température : 34

Merde... L’autre oreille : 34,7.

Elsa, l’infirmière, arrive.

— Il me faut le tensiomètre manuel, s’il te plaît ! me lance-t-elle.

— Ne me laisse pas ! Ça ne va pas ! me demande-t-il affolé.

— Ça va aller… nous sommes là.

Je mens en le regardant dans les yeux, mais ça semble l’apaiser.

Je sors en trombe pour ce fichu tensio.

Elsa n’arrive pas à choper le pouls. La tension, n’en parlons pas.

Ça va mal finir.

Elle me souffle d’appeler le médecin et de ramener le chariot de réanimation.

Trop tard… Monsieur Lambert est inconscient, son cœur s’arrête. Le médecin arrive. En quelques instants la chambre est pleine et nous faisons chacun ce que nous devons faire. Il respire. Je respire… je crois que j’avais oublié de respirer – comme lui. Sa cage thoracique se soulève à nouveau.

Monsieur Lambert est transféré en réa et je me retrouve assise à l’office, les mains tremblantes. Ce n’est pas la première fois, ce n’est sûrement pas la dernière, mais ce regard et cette voix : « Ne me laisse pas ! »

Je mélange tout, Erwann, Monsieur Lambert. Je mélange tout et ça ne va pas. J’ai l’impression de perdre pied. Je ne suis pas à ma place. Plus à ma place, ici. Des larmes m’échappent, la mort s’insinue par tous mes pores, elle tourne autour de moi et je ne la supporte plus. Il faut pourtant aller au bout de la journée. Il y a d’autres patients, les soins doivent être poursuivis, mais je n’ai pas vraiment la tête à ce que je fais. Je voudrais pouvoir sortir, courir à l’air frais, vider ma tête et mon corps de l’indicible. Je n’ai plus envie de ça.

Avant j’y arrivais, je continuais. Avant.

La page doit se tourner et vite pour moi et ma santé mentale. En redescendant aux vestiaires je m’arrête au tableau d’affichage et scrute les fiches de poste. Rien de ce que je vois ne me satisfait.

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