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Home/ Lahat /A Walk on the White Side/7 MAI 2019

7 MAI 2019

Author: 15210689748
"Petsa ng paglalathala: " 2021-06-28 13:39:50
7 MAI 2019

Solveig

Un brouillard épais m’enveloppe. J’avance à l’aveugle, The White Side dans les mains.

— Quelqu’un m’entend ?

Une voix masculine me parvient.

— Qui est là ? demandé-je

J’ai du mal à respirer, je me sens oppressée, triste.

Je répète ma question. Sans réponse. Je continue ma progression. Quelque chose me retient. Je me débats, mais ne parviens pas à me libérer. Je hurle à m’en briser les cordes vocales.

L’homme m’interrompt :

— Je m’appelle Erick, je suis perdu, je n’arrive pas à retrouver mon chemin, vous pouvez m’aider ?

— C’est Solveig… Je vais venir !

Mon cœur s’affole. Je me libère enfin et le cherche sans rien y voir. Je fouille, mais ne le trouve pas.

— Solveig ?

Je suis projetée en arrière. Un sentiment de peur immense m’envahit.

— Erick ! hurlé-je.

**

Je n’ai pas reçu de message d’Erick. Ce cauchemar doit être le résultat de mon inquiétude, pourtant cela semblait si réel. Au fond de moi, j’ai l’impression qu’un abîme de douleur s’est logé. Je cherche à reprendre contact avec le réel et me rends dans la salle de bains. Ma main glisse sur la faïence froide puis passe sous le robinet. Volontairement, je lui fais cracher une eau glacée que j’envoie valser sur mon visage engourdi. J’ai laissé au-dessus du lavabo la vieille armoire à pharmacie à trois miroirs, surplombée d’un néon. Celui-ci se met à clignoter dangereusement. Manquerait plus que je me retrouve dans le noir.

Je m’asperge à nouveau la figure, puis à tâtons attrape ma serviette pour m’éponger. Sur le bord du lavabo, je distingue entre deux passages du tissu sur mes yeux, The White Side. J’arrête mon mouvement afin de vérifier ce que j’ai vu, mais il n’y a que mon pot de crème hydratante. Je me précipite à travers la maison, et trouve le carnet bien à sa place.

Je vais tâcher de boire un café et me concentrer sur mon problème du jour, Camille. Je dois répondre à mon éditrice pour savoir si j’accepte de tomber pour la première fois l’anonymat. J’ai réfléchi à cela une partie de la nuit et je n’ai toujours pas de réponse. Je sais qu’elle m’en voudrait si elle le découvrait sans que je ne lui aie dit. Camille ne supporte pas le mensonge et là… Ce n’est pas vraiment un mensonge, juste une omission.

Je culpabilise. Et si cette interview pouvait l’aider dans sa carrière ? Je suis dans la mouise ! Endosser le rôle de L me paraît difficile en ce moment, je n’en ai pas envie, je ne sais même pas si je saurai donner le change par écrit.

Et si je prétextais une extinction de voix ?

Objet : Interview.

Wendy,

Je suis vraiment désolée, mais je suis aphone !

Bien à toi.

L

Le soulagement que je ressens me confirme le bien-fondé de cette décision.

Installée sur ma terrasse, je bois un café. Dépitée, je broie du noir. Je n’ai pas de solution pour le travail, aucune annonce ne me tapant dans l’œil. Je ne peux rien faire d’autre qu’attendre de savoir si Damien peut me donner un coup de pouce dans la recherche d’Erick.

Un petit tour matinal dans la cuisine m’informe qu’il est nécessaire d’aller faire quelques courses. Mon frigo est vide.

Le son de mes pas sur le bitume résonne. Il trouve son écho dans les immeubles haussmanniens qui bordent la ruelle. Il ne fait pas encore jour, mais plus tout à fait nuit. Une odeur de viennoiseries vient chatouiller mes narines. Aucun bruit autre que celui de mes talons ne me parvient. Pourtant, cela ne va pas durer. Bientôt, je serai sur l’avenue, les voitures envahiront l’artère principale. Des piétons fouleront par dizaine les trottoirs. Les klaxons des voitures coincées capot contre capot dans des embouteillages interminables ponctueront le début de la journée.

Mais ce n’est pas encore le cas.

Je cherche à ouvrir ma portière. Difficile sans la clé – ce n’est a priori pas ma journée.

La ville, le jour, ses bouchons. J’ai horreur de ça. C’est pour cela que j’essaie de me déplacer un maximum à pied. Mais pour les courses, je n’ai pas vraiment le choix. J’ai essayé une fois et me suis retrouvée à faire des pauses tous les cent mètres du fait d’avoir trop chargé mes sacs.

Mon portable sonne. Je suis tentée d’y jeter un œil, mais me retiens. On va éviter de tuer quelqu’un. Une fois arrivée sur le parking du centre commercial, je m’empresse de regarder de qui provient l’appel, il s’agit de Camille. Je tente de la joindre, mais tombe sur sa messagerie. J’ai l’espoir qu’elle ait de bonnes nouvelles et que Damien ait accepté d’effectuer quelques recherches. Je réessaie dans l’instant, elle ne décroche toujours pas.

Entre les salades et les tomates, une musique qui ne m’est pas inconnue me parvient. C’est mon téléphone qui sonne à nouveau, alors je lâche tout et fouille dans mon sac, je pousse mon portefeuille, fais tomber mes clés puis attrape mon téléphone. Je réussis même à décrocher à temps.

— Coucou !

— J’ai bien cru qu’on n’allait jamais y arriver, dis-je en ramassant mes clés.

En me redressant, je m’assomme à moitié au chariot et jure comme un charretier.

— Enfin, peut-être pas à ce point quand même ! rit mon amie.

— Je… Laisse tomber. Comment vas-tu ?

— Ça ne va pas si mal.

— Tu as eu Damien ?

— Oui, et je lui ai demandé pour Erick.

— Merci, et tu lui as parlé de toi ?

Mon amie se racle la gorge.

— OK on en reparlera plus tard !

— Il a dit qu’il acceptait de regarder cette histoire de plus près, je lui ai communiqué les éléments que tu m’as donnés. Il a donc commencé par vérifier si sa voiture a été retrouvée ou s’il a pris une amende. De ce côté-là, rien.

— OK…

— Il a demandé à son opérateur et sa banque s’ils voulaient bien transmettre les relevés de ces derniers jours. Il a eu le relevé téléphonique il y a quelques minutes, mais la banque n’a encore rien envoyé.

— Arrête de faire durer le suspense, qu’est-ce qu’il en ressort concrètement ?

— Visiblement, le dernier numéro dont il a reçu des appels et qu’il a lui-même contacté à plusieurs reprises au jour de son départ est une entreprise de construction. C’est cette même entreprise qu’il a jointe à l’heure où il est parti de son bureau.

— Donc on sait où il est allé !

— Oui. Ensuite le téléphone de ton ami a fonctionné seulement pour quelques connexions internet.

Mon ventre se noue.

— Ce n’est pas bon ça, hein ?

— Je ne sais pas. Il veut peut-être simplement être tranquille.

— C’est vrai.

— Par contre, Damien n’étant pas affecté à la recherche de ton ami, il m’a donné le numéro et le nom de la boîte. Il ne pourra pas enquêter.

— Pas de soucis, c’est déjà très gentil de sa part d’avoir pu récupérer ces informations. Je vais m’en occuper, tu m’envoies tout ça ?

— Ça marche, et je t’appelle pour te donner les prochains éléments qu’il arrive à avoir.

— Merci beaucoup !

Je raccroche et regarde autour de moi, le rayon légumes est plein, j’observe les gens, un à un. Ils continuent leur vie comme si de rien, alors que des questions se bousculent dans ma tête. Ils devraient s’arrêter de bouger, de vivre, tant que cette histoire n’est pas réglée.

Je veux en savoir plus !

Je fais les courses à la vitesse de l’éclair pour pouvoir appeler quand j’aurai le numéro. Il ne tarde pas à arriver, mon amie a été rapide. Moi aussi, pour rentrer chez moi et remplir les placards.

The White Side et un stylo sont posés devant moi, prêts à consigner ce que l’on va me dire. Je m’apprête à appuyer sur l’icône verte lorsque l’on frappe et entre chez moi. Ma maison se transforme en moulin et cela ne me convient pas du tout. Énervée, j’amorce un début de phrase lorsque je me trouve nez à nez avec une Elise, semble-t-il, bien plus en colère que moi.

— Tu as un copain que je ne connais pas, qui a disparu… Et en plus, tu ne m’en parles pas !

— Salut Elise. Comment vas-tu ?

— Je te parle, saleté de blonde !

— Eh oh, tu te calmes un peu, s’il te plaît ?

— Mouais, je n’en ai pas très envie. Baptiste et Camille savent plein de choses dont je ne suis pas au courant, donc tu vas te grouiller de passer aux aveux avant que je ne me vexe vraiment. Depuis quand fais-tu de la sélection amicale ?

— Ce n’est pas ça. Je ne voulais pas vraiment en parler, mais j’avais besoin de l’aide de Camille et de son Damien. Quant à Baptiste… Je pense que s’il n’est pas en couple avec la sœur d’Erick, cela ne devrait pas tarder.

— Baptiste !? En couple ?

— Ouais, je crois que c’est du sérieux.

— Ah…

Ma copine se détourne un peu et se dirige vers mon frigo. Elle ne dit rien, ça ne lui ressemble pas.

— El’, ça va ?

Elle se racle la gorge en se servant une bière.

— Ça va, je suis juste un peu surprise.

— Il n’allait pas t’attendre pour rien pendant encore des années.

— Oui, oui bien sûr. Je sais bien. Tu en veux une ?

Je regarde l’heure, on a qu’à dire que c’est celle de l’apéritif.

— OK, je t’explique tout, mais d’abord j’ai un coup de fil urgent à passer alors tu t’installes sur la terrasse ?

El’ hoche la tête et prend la direction indiquée. Je tombe sur une standardiste qui vérifie les agendas, me fait patienter encore et encore, puis finit par me transférer à la personne qui a contacté Erick.

— Bonjour Monsieur. Je m’excuse de vous déranger, je suis Solveig Morel. J’ai quelques questions importantes. J’espère que vous accepterez de répondre.

— Bonjour. Allez-y, je n’ai pas beaucoup de temps.

— Bien, vous avez contacté M. Johansson le 2 mai sur son portable.

— Ça me dit quelque chose… M. Johansson. Une minute…

Un bruit de pages que l’on tourne me parvient.

— Effectivement.

— Je voulais savoir s’il était venu vous voir.

— Oui, tout à fait.

— D’accord, votre rendez-vous a-t-il duré longtemps ? Enfin vous avez eu les informations dont vous aviez besoin ?

— M. Johansson est resté le temps qu’il fallait. Et malgré un léger désaccord, il est resté très professionnel.

— Un désaccord ? Sur un dossier en commun ?

— Oui, enfin, pourquoi toutes ces questions, Madame…

— Morel, répété-je en me raclant la gorge.

— Donc pourquoi ?

— Euh… Une enquête de qualité auprès de nos clients.

— Oh, vous travaillez pour le bureau Légis ?

— Non, une boîte indépendante. Une dernière question, savez-vous où il allait après vous avoir quitté ?

Le type ne répond pas tout de suite.

— Je crois qu’il devait rentrer à son domicile.

— Je vous remercie Monsieur pour vos réponses.

— Attendez, vous m’avez dit que vous travaillez pour quelle société ?

— Je ne vous l’ai pas dit.

Je raccroche brusquement le téléphone. Il devait rentrer chez lui, mais il ne l’a pas fait. Je déglutis violemment. Je fais ça quand je suis stressée, entre autres choses. Bref. Une nouvelle série de questions commence à se dessiner. Mais je n’ai pas le temps de réfléchir plus, car déjà Elise passe sa tête par la baie vitrée.

— Maintenant, tu viens t’expliquer, chérie !

Et c’est ce que je fais, je parle d’Erick, de nos échanges, de nos rires et de mes pleurs. De ce cauchemar où il était perdu dans un brouillard.

Elise m’écoute sans me couper puis quand j’ai fini, elle me tend sa bière. Je la refuse, mais file à l’intérieur chercher la mienne.

— Eh bien, tu devrais aller le chercher, ton Erick !

Je m’interromps dans l’ouverture de ma bouteille, interloquée. El’ le voit, car elle argumente.

— Sur place ce serait plus facile, s’il n’est pas bien tu pourras peut-être l’aider…

— Ah oui, et tu te rappelles que cette entreprise est à au moins quatre heures de route et que j’ai un travail ? Certes, il ne me comble pas en ce moment, mais…

— Pose des vacances.

— Et comment je procède ?

Je m’imagine sur place, ne sachant où aller, dans une ville que je ne connais pas.

— Tu demandes à ta chef !

— Hein ?

Elle me regarde un sourire en coin et je comprends enfin sa blague.

— Tsss…

— Commence par aller voir cette entreprise, peut-être que la secrétaire l’aura vu et puis tu improvises !

— Je ne sais pas… Tu crois ? Enfin, je ne vais pas penser à tout ! Et puis, je ne suis pas flic ni détective…

Je dis ça, mais en fait je sais très bien. Elle vient de me donner l’espoir dont j’avais besoin.

— Sinon t’engages un détective.

— Euh, je suis aide-soignante, pas Crésus !

— OK. Alors la solution vacances semble être la meilleure.

— Peut-être que tu as raison. Au moins je serais fixée, sa sœur aussi.

— Ouais, par contre tu nous tiens au courant et au moindre truc qui t’inquiète, tu nous appelles. Tu ne joues pas à la super-héroïne sexy.

— Dis toujours que je ne le suis pas !

— Héroïne ou sexy ?

— Euh…

— Tu es mon héroïne, Amandine !

— Non. Moi, c’est Solveig.

On se sourit, complices. Cette référence musicale tombe à pic. Le rire nous envahit. Elise n’a pas son pareil. Nous plaisantons, complices, et partageons un agréable moment, si bien que je ne vois pas le temps passer.

Tout à coup, elle se rembrunit.

— Qu’est-ce qu’il y a ? m’inquiété-je.

— Je…

— Oui ?

— Je dois y aller. C’était chouette de passer un moment avec toi.

— Ça n’a pas l’air ! Tu fais une de ces têtes !

— Sympa ! dit-elle tout en faisant une moue faussement vexée.

— Toujours.

Elle m’embrasse sur les deux joues, me serre dans ses bras.

— Excuse-moi, Solveig.

Je ne sais pas de quoi elle parle, mais l’explication devra attendre.

Une fois qu’El’ est partie, je m’installe derrière mon ordinateur pour voir comment je peux organiser un minimum mon futur voyage.

Un mail de mon éditrice arrive.

Objet : Tolérance zéro.

Aphone ou pas aphone, il va falloir que tu fasses avec !

Wendy

Me voilà coincée.

Elise

J’ai donné le change – je crois. J’ai failli lui parler, mais ce n’était pas le moment. On partageait un moment de complicité et j’étais prête à lui balancer que j’avais couché avec son ex. J’ai été lâche. Je ne me suis pas sentie d’assumer. Puis quand Solveig m’a annoncé la relation de Baptiste et Kristin, j’ai senti une lame s’enfoncer droit dans mon cœur. C’est idiot. J’ai quitté Baptiste alors qu’il était un petit ami en or, il me parlait d’avenir quand je pensais à me faire mon expérience. Si je suis partie, ce n’est pas que je n’étais pas bien avec lui, juste pas prête pour lui. Ce n’était pas le bon moment.

Et si je m’étais trompée ?

Je rentre à pied, le cœur traînant derrière moi comme les casseroles derrière une voiture de jeunes mariés. Il rebondit sur le trottoir, se heurte à un réverbère, trempe dans le caniveau. Il bute et souffre à chaque marche de l’escalier de l’immeuble.

Simon est rentré. Ses affaires sont posées dans l’entrée. D’habitude, je serais allée lui poser un baiser au coin des lèvres, on aurait parlé de notre journée, ri. Pas aujourd’hui.

Je me souviens quand on s’est rencontrés. Ça n’allait plus avec Baptiste. Pour le coup, j’avais le beau rôle. J’étais celle qui doucement s’éloignait.

Je sortais du supermarché. À ma grande habitude, je n’avais pas pris de chariot. Pour faire trois achats, pas besoin de s’encombrer de cette horreur immanoeuvrable et me retrouvais avec une pile en équilibre sur les bras. Cette fois n’avait pas fait exception et alors que je cherchais à me saisir des clés de ma voiture sans faire une omelette des œufs qui trônaient entre le haut de la pile et mon menton, elles s’étaient échappées pour rejoindre le goudron.

C’est là que Simon a fait son entrée tel un chevalier servant. Il a ramassé mes clés et m’a aidé à charger mes courses. Pour le remercier, je l’ai invité à boire un café et on ne s’est plus quitté.

Je voudrais juste m’asseoir en boule et pleurer. Moi qui suis un boute-en-train invétéré, j’ai l’impression de ne plus être moi-même. Je dois me mettre un coup de pied au derrière, ce n’est pas possible.

Il me faut quelque chose à quoi me raccrocher.

Quand je ferme les yeux, dans mon lit, il m’arrive de rêver de voyage. Je n’ai eu l’occasion de voyager dans un autre pays qu’une fois, j’avais treize ans, en Espagne. J’en garde un merveilleux souvenir. Des vacances, c’est peut-être ça qu’il me faut. Qu’il nous faut. Changer d’air afin de nous retrouver.

Mais d’abord, je dois savoir s’il est prêt à sauver notre couple ou s’il a déjà abandonné.

Simon sort de son atelier.

— Ça va ?

— Oui je reviens de chez Solveig. Et toi, tu as bien avancé ?

— J’ai encore du boulot, mais oui. Comment va Solveig ?

— Elle a un ami qui a disparu, je dirais qu’elle est vraiment dans une sale période, mais elle semble s’en sortir.

Il ne réagit pas, du coup je me demande s’il m’écoute vraiment. Je me sers un verre d’eau et lui en propose un avant de poursuivre.

— Tu savais que Baptiste était en couple avec la sœur de cet ami, justement ?

— Non je ne le savais pas.

— Eh bien voilà je te l’apprends. C’est étonnant. Tu crois qu’elle va faire combien de temps, celle-là ?

— Il fait ce qu’il veut, non ?

— Oui m’enfin, ce n’est pas son genre d’être en couple.

Simon croque dans une pomme, je suppose son seul repas de la journée. Quand il peint, il a tendance à tout oublier, même manger.

— Il l’a bien été avec toi.

— Oui, mais c’était moi.

— Et c’était il y a plus de trois ans, Elise.

— Oui, d’ailleurs…

— Je ne comprends pas pourquoi tu en fais tout un plat !

— Je n’en fais pas tout un plat, rétorqué-je, on parle, c’est tout.

— Bien sûr que si. Tu fais toujours un plat de tout.

— Sympa !

— J’ai mon discours pour le vernissage de mon expo à préparer, je vais retourner bosser.

— Tu ne veux pas rester un peu ? Je voulais te parler de quelque chose.

— De Baptiste et sa nouvelle nana ? Non merci. À plus tard.

Il retourne s’enfermer et je me demande comment cette conversation a pu dégénérer si brutalement.

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REMERCIEMENTSTout d’abord, merci infiniment à vous qui avez ce livre entre vos mains.L’écriture est une magnifique aventure. J’ai découvert qu’au-delà d’être seule devant mon ordinateur avec mes personnages, elle était un partage et source de rencontres aussi belles les unes que les autres.À mes éditeurs sans qui ce rêve en serait resté un.Bien sûr, Guillaume, je ne pourrais jamais assez te remercier pour ton soutien, ta patience et tes conseils qui ont permis de faire avancer ce texte plus loin que je ne l’aurais imaginé. Merci pour nos échanges et ton humour.Ophélie pour tes retours pertinents, pour y avoir cru et d’un coup de sourire et de douceur avoir rendu cette aventure possible.Merci aux lecteurs du comité de lecture sans qui ce livre n’en serait pas un.Comment ne pas remercier Lilou, pour tes nombreuses lectures et ton amitié sans failles. Valérie pour en plus de m’avoir lu être la personne si incroyable que tu es. Caro, pour ton défi et les rires sans compter su

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